Voila bien longtemps que je n’ai pas écrit…. Besoin de me recentrer, de réfléchir, de me retrouver…
Besoin de m’évader loin d’Orléans, loin des des préoccupations professionnelles, loin de ma vie quotidienne…
Besoin aussi de retrouver la pêche, le peps, l’envie, le dynamisme…
Voila, maintenant c’est fait. Je reviens après 2 semaines annéciennes qui furent excellentes au milieu des miens, de mon cadre de vie, de ma famille, et avec la visite de deux amies qui sont venues découvrir mon « pays »… J’espère qu’elles auront apprécié !
Puis une semaine dans le Sud, entre Nîmes et la mer, en Camargue, chez des gens qui me sont chers, des amies eux aussi, et que j’apprécie toujours plus à chaque rencontre, qui font partie de ma vie et qui savent que quand j’écris cela, ce ne sont pas des paroles en l’air…
J’ai fait le compte de mes amis, ceux sur qui je peux vraiment compter, qui sont là, présents, et que j’aime réciproquement… Et vous savez quoi ? J’ai beaucoup de chance : une seule main ne suffit pas à les répertorier, et je sais que c’est très rare…
Maintenant, il est temps de reprendre un rythme un peu plus axé sur le boulot, mais pas le rythme effréné habituel, car de ce côté aussi, des choses vont changer…. Mais c’est une autre histoire !
J’étais parti pour écouter la liste, de Rose, et je suis finalement tombé sur cette chanson, qui me semble d’actualité pour beaucoup beaucoup de monde dans mon entourage… Dédicace donc à toutes celles qui se retrouveront là-dedans ! Peut-être devrais-je songer aussi à faire une adaptation « sombre conne », car j’ai pas mal d’exemple aussi autour de moi !
Ce week-end, j’ai profité de la voiture d’une amie qui allait à Annecy pour des raisons familiales, afin d’en faire autant… En effet, un grand besoin de me ressourcer d’une part, et d’aller voir ceux qui me sont chers, en incluant aussi et surtout ceux qui ne vont pas forcément super bien en ce moment…
10 heures de routes pour juste 48h sur place, ça fait un ratio qui ne pèse pas lourd, et une fatigue physique qui elle, au contraire, pèse un peu… Mais quel plaisir que ce temps passé avec mon neveu, ma soeur, mes parents, ma cousine, mes petite-cousines, mes grand-parents, bref, avec la famille…
Je crois que, loin du speed habituel de nos vies citadines engoncées dans des schémas mentaux qui privilégient la vitesse, la rapidité et l’efficacité, il est vraiment bon de savoir prendre un peu de hauteur de temps à autres : on revient avec une hauteur de vue toute différente….
Mardi soir, à la CCI du Loiret, une soirée sur la thématique « entreprendre au féminin ». Thématique qui, a priori, me semble plutôt intéressante… Nonobstant le sexisme ambiant (seules les femmes étaient invitées), j’ai réussi à entrer dans la salle de la conférence grâce à un « forward » de l’invitation par mon amie Karine Prigent, qui a dû se dire qu’une soirée en étant quasiment (eh oui, quelques hommes ont été aussi roublards que moi) le seul mec au milieu de 80 femmes serait un beau cadeau d’anniversaire…
Dès mon arrivée, j’ai senti que c’était bien une soirée féminine : la mise en place de la table ronde prenait plus de temps que prévu et nous avons dû attendre dans le couloir… Le retard féminin ne serait-il pas uniquement une légende ? OK, je l’avoue, l’assistance féminine a tendance pour sa part à être plus à l’heure, puisque nous étions nombreux à patienter pour l’ouverture des portes…
Par la suite, lors des interventions, j’ai été quelque peu déçu… En effet, j’ai appris qu’une femme qui souhaite entreprendre doit se former, s’insérer dans les réseaux, etc… Que des choses qui sont tout à fait transposables aux créateurs masculins… Petite nuance : là où je dirais pour des hommes qu’il faut une sacrée paire de couilles pour entreprendre, le dicton doit être revu… Une belle paire d’ovaires ?
Ah si ! Une chose à laquelle je n’avais pas pensé : une femme peut être enceinte, et ça peut foutre le bordel dans une boîte pendant cette période ! Quel con ! J’aurais dû m’en douter !!!!
J’ai trouvé intéressants certains témoignages qui laissaient voir la difficulté à mener une vie de couple et une vie de famille en même temps qu’on créait une activité… L’entrepreneuriat demande de faire des choix, parfois difficiles, que l’on soit homme ou femme…
J’ai été surpris par certains échanges, lors du cocktail, qui laissaient à entendre que les femmes prenaient en compte leur équilibre familial et privilégiait toujours celui-ci alors que les hommes faisaient le contraire, pensaient à leur carrière, et comptaient sur leurs femmes pour gérer la vie de famille… Mesdames, nous sommes au XXIè siècle, et si vous vivez avec un homme qui a cette vision des choses, je pense qu’il serait temps d’en changer !!!! Et surtout, cela allait à l’encontre de certains témoignages reçus pendant la table ronde…
Au final, j’ai trouvé cette table ronde intéressante, mais pas pour le sujet qu’elle prétendait traiter… J’ai eu l’impression d’assister à une table ronde sur l’entrepreneuriat, mais j’ai trouvé que nous ne rentrions pas assez dans les spécificités de l’entrepreneuriat féminin… Je pense qu’au niveau psychologique, il existe de réelles différences entre les hommes et les femmes, et que celles-ci sont perceptibles dans la façon de se former, dans la façon de créer des réseaux, dans la façon de prendre des risques… Ceci a été abordé de manière bien trop superficielle à mon goût… Caractéristique féminine ?
J’arrête là pour cet article aux accents mysogines… Qui doit bien sûr être vu comme un exercice de style, car comme en témoigne une photo prise par Gaëlle Lepetit (je n’arrive pas à l’ajouter dans l’article… Gaëlle, aurais-tu un lien vers cette photo ?), j’étais très heureux d’être si bien entouré !
Voilà, j’en avais besoin, je l’ai fait… Après mon billet misanthrope de la semaine dernière (je remercie tous ceux qui m’ont fait part de leur soutien, par mail, téléphone, réseaux sociaux, etc), un week-end d’enfermement dans ma bulle, à ne faire que ce que j’aime et avec les gens que j’aime, je dois avouer que ça fait un bien fou…
Tout d’abord, que dire de cette soirée de vendredi… Je n’étais parti « que » pour un vernissage… Je me disais que deux petites heures d’évasion ne pouvaient pas faire de mal… Et cela s’est transformé en véritable voyage…
Tout d’abord grâce à la peinture de Léo Chann Mali. J’ai notamment tout particulièrement ses « Vibrations », telles que certaines de ses oeuvres se nommaient… Inspiré par Stockhausen, compositeur de musique électronique notamment, je dois avouer que je me suis laissé envahir…
Mais aussi grâce à l’accueil convivial, familial, de Benjamin Dreux (de Gaéris) et de sa famille… Merci Martine et Jean-Marie pour votre sympathie et votre gentillesse.
Bref, un vernissage qui se transforme en repas puis en soirée… Je me suis éclipsé vers 2h du matin, alors que la soirée se poursuivait jusqu’aux premiers rayons du jour…
Samedi, après une journée pluvieuse passée à lire, le soleil est revenu pour accueillir notamment Marcel et moi et Stéphane Rocher, à qui il faudra que je songe à commander une photo… Toujours un plaisir, mes amis, de vous avoir près de moi… J’adore votre écoute, la finesse de vos analyses, la clarté de vos réflexions, l’humilité de vos avis malgré leur justesse quasi systématique… J’aime l’éclectisme de vos centres d’intérêts, et la richesse des discussions que cette diversité génère…
Dimanche, après le passage dans la matinée d’un « canard bondissant » que ses amis reconnaîtront malgré l’utilisation d’un pseudo, et un peu de rangement et de repos à la maison, j’ai rejoint avec un immense plaisir une amie qui compte beaucoup pour moi, afin de retourner contempler, une deuxième fois pour moi et une première pour elle, les oeuvres exposées par Léo.
Et j’ai retrouvé cette ambiance détendue, festive et chaleureuse… Comme le disait cette amie, « un moment magique »…
Voila… Au final, vous le constatez, pas grand chose… Mais tellement tout… Pas besoin de plus, mais immense besoin de cela ! Alors pourquoi se priver ? :p
En ce moment, pas trop envie d’écrire… Un peu désolé par la médiocrité générale ambiante…
Médiocrité du système de santé français, qui est pourtant l’un des meilleurs du monde,
Médiocrité de la classe politique européenne, qui marche à reculons,
Médiocrité des milieux financiers, et encore je crois que je suis trop gentil,
Médiocrité du relationnel humain, par déficit d’humanité (humain inhumain, oxymore pas inintéressant),
Bref… Médiocrité de l’être humain, au final… Cela confirme ce que je pense depuis longtemps : l’humain n’est pas naturellement bon ou méchant, il est simplement pire que ça, il est médiocre… Même pas excellent dans la méchanceté ou la bonté…
Alors on s’enferme dans sa bulle, dans son cocon vidé de cons, et on s’installe à la fenêtre pour regarder passer les jours… Parfois on entrouvre cette fenêtre, et on respire une bonne bouffée de connerie, on se gargarise de cette bouillie infâme et insipide de relations humaines superficielles et d’apparat, juste pour se reconnecter avec la réalité… Et on retourne se reposer dans ce bon vieil abri anti-atomique mental, entouré des gens que l’on aime, qui nous aiment, et auprès de qui, seuls, on se sent bien…. Et là, on se dit que si l’on est mysanthrope avec une grande partie de la population, qu’est-ce que ça fait du bien d’avoir de vraies relations humaines, profondes et sincères, avec des personnes de valeur…
Billet dédié à toutes ces personnes de valeurs qui me connaissent assez pour comprendre tout ce qu’il y a derrière ce cynisme apparent….
Comme tout le monde, je condamne, à mon petit niveau, cet assaut qui ne fait qu’entretenir ce cercle vicieux de la violence dans cette région à la géopolitique si sensible…
Le soir suivant cette intervention israélienne, j’ai entendu Dominique de Villepin expliquer à l’Ambassadeur d’Israël en France que, en gros, il était inconcevable de penser éviter la guerre grâce à la violence, et que cette action que ceretains en Israël décrivaient comme préventive ne ferait qu’agraver les choses….
Et pendant ce temps, notre Président vénéré de tous disait au sommet France – Afrique « je veux une relation France Afrique décomplexée »….
Des fois, on pourrait se demander s’il n’y a pas une inversion des rôles… Quel est celui des deux qui a la carrure d’un homme d’Etat et non d’un politique ? (bon, ok, je précise qu’un choix entre les deux est obligatoire et que la réponse « aucun » que je vois déjà fuser ne compte pas !)
Un film vu la semaine dernière, et dont on ressort en ayant passé un bon moment, mais sans avoir l’impression d’avoir vu un grand film.
Par contre, assurément, nous avons vu une grande actrice, Catherine Frot. Le film tout entier est porté par la prestation de cette, dans le film, écossaise chauvine, décalée, qui aime le whisky, le rugby et sa nation plus que tout ! Lambert Wilson paraît bien pâlichon face à elle… Dommage…
Je ne reviendrai pas très longuement sur le scénario, qui est du plus pur Exbrayat, avec une jeune femme qui travaille à l’Amirauté à Londres et se retrouve, pour son plus grand honneur mais aussi à sa plus grande surprise, envoyée en mission « au Service Secret de Sa Majesté »… Et qui va révéler des qualités bien inattendues !!!!
Donc, une grande espionne au service de Sa Majesté, une grande actrice au service d’un petit film, et finalement un bon moment, sans plus, avec le regret de ne pas avoir eu droit à un voyage un peu plus dépaysant en Ecosse….
Une organisation pas fantastique pour l’envol du samedi soir… L’attente fut longue, le départ retardé pour des questions je pense bien légitimes de conditions climatiques, mais il aurait pu être pas mal de nous expliquer les raisons de cette attente… J’avoue avoir fortement incité la personne avec qui j’étais allé assister à cet événement à « décoller » nous-même pour rentrer à la maison…
Gageons que ceci est peut-être lié, comme le suggérait mon ami l’épicier normand voici quelques jours, à un retrait, semble-t-il, de dernière minute du soutien de la Ville d’Orléans, et non à la volonté des organisateurs… Mais c’est dommage, et ce sera à repenser pour la prochaine édition….
Cependant, que ce début d’article mitigé ne nous fasse pas oublier l’essentiel : ce fut un moment magique, que de voir s’envoler ces énormes ballons, qui sont, au fur et à mesure du temps qui passait, devenues de petites bulles de savon sur le soleil couchant de Sologne… Je poétise un peu car en réalité, il y avait assez peu de soleil !
Ce midi, déjeuner en charmante compagnie « Au bon marché « . Plus de 2h à table, pour avaler un plat et un dessert (et boire un jus d’abricot… oui, je vous entends, ce n’est pas crédible me connaissant, mais ce fut le cas), c’est en général effectivement que la compagnie est charmante ou que les plats ne sont pas terribles et qu’il faut du temps pour arriver à les ingurgiter…
Et je penche évidemment pour la première option, car les plats furent comme toujours très agréables à déguster ! La nouvelle carte est encore plus fournie que la précédente, avec des formules qui varient en fonction du degré de complexité des plats, mais désormais sans les suppléments qu’il fallait débourser dans l’ancienne formule… J’aime !
Et comment résister au retour à la carte du curry de cochon ? Pour ma part, je n’ai pas pu, et j’ai fait également un retour aux fondamentaux du Bon marché avec la tarte fine aux pommes…
Bref, un excellent déjeuner, en excellente compagnie, et driver comme d’habitude de main de maître par Olivier Marveaud !
Voila… Hier, j’échangeais avec quelqu’un sur ma vision de ce qu’est l’amour, sur la différence avec la passion, etc… Tous ceux qui me connaissent un peu plus personnellement que la moyenne des lecteurs de ce blog savent que ce sont des questions auxquelles j’ai beaucoup réfléchies et sur lesquelles je n’ai pas forcément une vision tout ce qu’il y a de plus classique…
Alors en entendant cette chanson ce matin, j’ai eu envie de la publier……..
C’est assez impressionnant comme le système financier est globalisé, de nos jours… Certes, le prix du baril de pétrole est remonté depuis quelques temps, mais cela n’est pas la seule raison de la montée du coût de l’essence à la pompe. En effet, lorsque notre monnaie, l’euro, était forte, elle permettait d’amortir ces fluctuations, puisque le cours du baril est en dollar… En ce moment, l’euro a dévissé, notamment en raison des pseudos incertitudes sur la solidité de la zone euro, suite à la crise grècque, et du coup, on se prend le double effet kiss cool dans la tronche…
Bon, en même temps, maintenant que l’euro est plus faible, je n’entends plus personne râler que la force de l’euro handicape les exportations, mais j’entends les mêmes qui râlaient contre l’euro fort hier, râler contre sa faiblesse aujourd’hui…
Peut-être que la vox populi étrangère, qui dit que les français sont des râleurs dans l’absolu, n’est pas si stupide…..
Encore plein de choses à raconter, d’autant plus que ma tête ressemble sacrément à une cocotte-minute depuis plusieurs mois, en raison d’une construction d’un business model, mais ce n’est pas encore le moment de parler de cela… Alors parlons plutôt des moments de détente !!!
Il y a déjà près d’une semaine et 1/2, j’ai eu le plaisir d’aller voir jouer l’équipe du Saint-Pryvé Olivet Handball, qui est pour l’instant en National 3… Et même s’ils vont bientôt descendre en Pré-National, je dois avouer que le spectacle était plutôt agréable !
Il faut aussi reconnaître que la soirée qui a suivi le match, au club house, m’a rappelé mes jeunes années au TESS, le Tennis Etoile Sportive de Seynod, où j’ai joué pendant très longtemps au tennis ! Ambiance très sympa, accueil digne des sportifs, etc…
Merci au SPOH, et pour le spectacle, et pour l’ambiance !
Une semaine sans rien écrire sur ce blog, et déjà quelques jours sans même allumer la télé, c’est vous dire comme je suis occupé ! lol. Je vous donnerai bientôt les nouvelles des derniers jours, mais place à l’actu…
Depuis hier matin, 6h30 du matin, je participe à l’animation du Nekoé Jam, le premier événement d’intelligence collective d’une telle ampleur en Europe, organisé par Nekoé avec le soutien et la technologie d’IBM…
Venez nous rejoindre sur le Jam pour parler de l’économie du futur, et plus précisément de l’innovation par les services, avec des thématiques comme la mutation de l’industrie, la dynamisation des territoires, la révolution numérique, l’avenir de la relation client, ou encore les services et le développement durable….
Il reste un petit peu de temps, puisque je Jam est ouvert jusqu’à demain soir… Par la suite, une synthèse de tous les échanges sera produite grâce à des outils de text mining et à un travail humain, et disponible !
C’est un exercice difficile que d’organiser un karaoké… En effet, il faut arriver à faire cohabiter une population de quasi spécialistes de cette discipline avec des bonnes vieilles casseroles comme moi, voire même pire… Si, si, j’en ai déjà vu, et des qui n’avaient pas conscience de chanter faux, contrairement à moi !
Il faut le dire, le Darlington est plutôt pas mal pour ça… J’y étais vendredi soir dernier avec une amie et ses enfants… L’animateur a bien joué le jeu, et laissé même les plus jeunes (l’un des enfants avait 12 ans) chanter, et même plus que certains adultes…
Ambiance donc plutôt bon enfant, et des rencontres atypiques, notamment avec Pascal, un habitué des concours de karaoké, qui a bien fait le spectacle…
Par rapport à d’autres endroits pas forcément géniaux d’après ce que j’en ai entendu, disons que je donne une mention bien au Darlington !
Je suis décidément toujours autant en retard dans mes rédactions d’articles…
Samedi, il y a une semaine, je suis allé, avec une amie et sa petite fille de 4 ans, au museum d’Orléans.
Au delà de l’expo permanente, qui est sympa pour les enfants mais ne présente rien d’exceptionnel pour des adultes (je préfère pour ma part les museum de Genève ou de Paris), une expo temporaire sur l’illusion était en place.
Et là, je dois avouer que c’était plutôt sympa… Un premier plateau sur lequel vous expérimentez les phénomènes de l’illusion, sans réelle explication, puis un second sur lequel on vous explique les relations entre ce que perçoivent les yeux et les interprétations de notre cerveau. Un peu complexe pour des enfants très jeunes comme l’était la puce qui était avec nous, mais très intéressant je pense pour des enfants à partir de 10/12 ans, et même pour les adultes…
De quoi passer quelques heures à se promener dans un musée, pour un tarif somme toute relativement modique.
On entend de plus en plus parler d’une nouvelle contribution, du côté de l’Elysée… On entend même qu’elle devrait être « juste », ce que l’on peut traduire par « toucher les classes de revenus les plus élevés ».
Tout le monde le sait, je ne suis pas un fanatique des impôts, comme tout bon français qui se respecte… J’en ai pas mal payé ces derniers temps, et du coup, j’ai même décidé de faire un peu de défiscalisation grâce à la loi Scellier.
Cependant, je pense que cette augmentation est IMPOSSIBLE à éviter. En effet, notre pays frise le surendettement, et ce n’est pas à coup de grands emprunts de l’Etat que nous allons le réduire. Je ne critique d’ailleurs pas les dernières décisions, en pleine crise économique et financière, car cet investissement était nécessaire pour endiguer cette crise systémique. Par contre, j’ai déjà beaucoup critiqué sur ce blog les modèles économiques archaïques qu’il nous faut à mon avis changer, et les cadeaux faits aux banques… Mais c’est une autre histoire.
Cependant, il va falloir maintenant réduire ces déficits et dettes abyssaux… Et les meilleurs moyens pour cela sont soit une phase d’hyper inflation, soit une augmentation des impôts… Donc on peut d’ores et déjà s’y préparer !
Ce film, que j’ai vu il y a déjà bien 15 jours, est une jolie comédie, fraîche, enlevée et dynamique.
Bien sûr, le sujet n’a rien de bien original, puisqu’il retrace l’histoire de deux jeunes filles qui vivent en banlieue et sont attirées par les lumières, les strass et les paillettes de la tour Eiffel, de l’autre côté du périph, avec la chaleur et la torpeur des nuits parisiennes…
Rien d’original non plus dans l’enchaînement des actions : une amitié au départ, qui va s’effilocher car l’une des deux protagonistes va se prendre un peu plus que l’autre au jeu du mensonge et se brûler les ailes sous les sunlights de la jet set, avant un happy end où elles se retrouvent bien évidemment…
Mais un trio d’actrices qui fonctionnent très bien, un vrai naturel dans le jeu, quelques situations vraiment bien senties, et aussi et surtout une vraie émotion qui passe, pour une histoire au final très plausible, et où l’on sent que cela doit arriver dans « la vraie vie »…
Une belle histoire d’amitié, peut-être même de passion entre ces deux jeunes filles, qui fait que nous passons, devant ce film, une heure et demie sympathiques !
Punaise ! déjà presque 15 jours de retard dans ce blog ! Il est temps que je me remette à écrire, car je sais que ma tante, Brigitte, me lit régulièrement, et ma maman a commencé à se moquer gentiment de moi en me disant qu’il faudrait que je pense à lui donner de la lecture ! D’ailleurs, vous avez le droit de laisser des ptits messages de temps en temps, soit pour commenter ce que j’écris, soit pour ma famille ne serait-ce que pour donner des nouvelles !!!!
Plus sérieusement, j’ai tellement de choses à vous raconter que je ne sais pas par quoi commencer !
Alors je reviens sur un événement très très sympa auquel nous sommes allés avec SoniaLB, ainsi qu’avec certains de ses amis, notamment car il y avait une de leurs collègues sur scène… Je remercie d’ailleurs Adeline de nous avoir incité à venir et de nous avoir trouvé des places alors que la représentation avait lieu à guichet fermé ! Il s’agissait, dans le cadre du festival Cheminance organisé à la Passerelle à Fleury les Aubrais, ville que j’apprécie particulièrement car ce sont des amis qui la dirigent, d’un spectacle chorégraphique qui mêlait danses, chants et musiques. Ce spectacle avait pour thème la Nouvelle-Orléans, et même sans avoir vraiment lu le programme, je dirais que cela nous montrait la façon dont la ville vivait avant le passage de l’ouragan, comment elle a vécu pendant celui-ci, et comment elle a réussi à surmonter tout cela.
Pour moi, c’est le propre de l’art, de la culture, de nous faire voyager alors que nous sommes bien confortablement installés dans notre fauteuil. Je dois avouer que ce fut le cas ce jour là. Les décors étaient plutôt bien montés, les costumes superbes, et il faut reconnaître que certaines voix, certains mouvements, étaient vecteurs d’une réelle intensité par laquelle nous ne pouvions que nous laisser envahir….
Après, loin de moi l’idée de vouloir porter un regard de critique avisé sur le travail produit : je n’y connais rien ni en danse, ni en musique, ni en chant ! Mais ce que je peux vous dire avec certitude, c’est que l’on ressentait que tous ces bénévoles s’étaient investis au maximum, et que même si le trac était présent, ils s’amusaient, prenaient énormément de plaisir à ce qu’ils faisaient, et parvenaient à nous embarquer avec eux… Pour ma part je n’en demande pas plus…
Je terminerai cet article en disant que la place coûtait je crois 5€ (ce n’est pas moi qui les ai prises, donc je ne suis pas sûr), et qu’il est donc faux de dire que la culture coûte effroyablement cher : 3h de plaisir pour 5€, un tel ratio me semble plutôt agréable, et je n’hésiterai absolument pas à y retourner l’année prochaine !!!
Hier, promenade dans Paris, avec un long moment au Pavillon des Arts et du Design. Merci à Valérie de Marcel et Moi, votre fournisseur de T-shirts super sympas, de m’avoir offert ses places…
Et ces deux heures furent en quelque sorte hors du temps… On passe d’un stand sur lequel le mobilier est d’une originalité folle, à un autre d’un clacissisme flagrant, la plupart du temps avec comme fil conducteur ce que j’appelle le bon goût…
De superbes luminaires avant-gardistes, faits de fils de lumière et de leurs reflets dans un miroir, d’une classe folle… Des pièces de mobilier dans des matières surprenantes…
Et l’on découvre des oeuvres d’artistes célèbres et inconnus, des tableaux que pour certains je ne voudrais surtout pas voir dans mon salon, et que pour d’autres j’achèterais immédiatement si j’en avais les moyens…
Notamment, 3 superbes Soulages, dont 2 essentiellement qui m’ont fasciné, encore une fois, par le jeu des matières, des lumières, malgré l’utilisation des couleurs toujours sombres…
Et ces jeux de formes, que l’on a retrouvé dans une autre oeuvre, plus loin, sur l’avant dernier stand avant la sortie, avec aussi des jeux de matière, des transparence, qui permettent de jouer avec les ombres, et de modifier complétement l’oeuvre en fonction de la position du spectateur et de l’orientation de l’éclairage…
Enfin, des échanges, encore et toujours, avec les personnes sur les stands, spécialistes éclairés qui prennent le temps de nous expliquer les choses, mais aussi entre nous, sur nos visions respectives de l’art, de ce que nous aimons ou pas, et pour quelles raisons… Et ça aussi, cette communication, c’est tout un art, et peut-être le plus beau : l’art n’est-il pas finalement « seulement » un superbe moyen d’expression, de communication ?
Je le dis tout net : l’accord trouvé à l’arrachée par Nicolas Sarkozy avec la chancelière allemande Angela Merkel n’est que de la poudre aux yeux. En effet, si la responsabilité des états européens reste prépondérante dans le plan proposé pour sauver la Grèce, je vois au moins deux problèmes :
- ce plan ne sera mis en place que si la Grèce est au bord de la cessation de paiement, car l’Allemagne a déjà annoncé qu’elle considère que 350 points de base entre les prêts qui lui sont octroyés et ceux proposés à la Grèce ne lui semblent pas « déraisonnable »,
- on demande au FMI d’intervenir de façon minoritaire mais substantielle (1/3 au moins) dans un éventuel plan de secours… Et ceci me semble débile car la Grèce n’est pas confrontée à une crise monétaire mais budgétaire, ce qui d’après moi ne relève pas du FMI.
J’ajoute enfin que Merkel se garde la possibilité d’utiliser le droit de veto allemand lors d’un Conseil, devant lequel un tel plan devrait passer avant d’être mis en place…
Donc pour moi, l’accord trouvé ne change rien, et les marchés vont pouvoir continuer à se gaver sur le dos des citoyens grecs, puisque la Grèce n’a pas de problème à trouver de l’argent, si elle accepte des taux d’intérêts exorbitants, ce que ses partenaires européens par l’accord d’hier l’incitent à faire !
Par contre, j’admire de plus en plus la façon de Jean-Claude Trichet de gérer les événements récents. Il vient en effet grosso-modo d’annoncer qu’il continuerait à accepter les dépôts de dette grecque comme garanties de prêts…
En effet, alors qu’il avait annoncé un « retour à la normale » sur les conditions de prêts par la Banque Centrale Européenne pour fin 2010 (acceptation de dettes d’états notés au pire A-), il annoncé qu’il maintiendrait finalement au delà de 2010 une acceptation des dettes d’états notés jusqu’à BBB-. Sachant que la Grèce est notée BBB+, cela revient à dire aux marchés « n’ayez pas trop de crainte, je continuerai à vous prêter de l’argent si vous venez avec de la dette grecque », ce qui devrait rassurer les dits marchés.
Je retiens enfin ces quelques phrases de Jean-Claude Trichet : « nous devons raviver le sens de la cause commune qui a motivé nos pères fondateurs ». « Aujourd’hui, l’Europe fait face à des décisions cruciales : nous avons besoin de renforcer la surveillance et de renforcer la coopération ». Vraiment, bravo monsieur Trichet, vous êtes un grand européen.
J’ai été plutôt dur dans mes critiques ces derniers temps, mis à part avec l’excellent ghost writer… A me demander si c’est moi qui ne choisissais que des daubes, si la production actuelle est vraiment pourrie, ou encore si je suis difficile à satisfaire…
Mais là, deuxième point de satisfaction avec cet arnacoeur qui, nous public, ne nous arnaque pas !
Un duo glamour à souhait avec Romain Duris et Vanessa Paradis (que j’adore vraiment comme actrice), un duo de rôles secondaires savoureux et drôles, qui donnent une vraie couleur à cette espèce de comédie romantique qui aurait pu n’en être qu’une parmi tant d’autres…
En effet, le scénario en lui-même ne casse pas 3 pattes à un canard… Une équipe de briseurs de couples professionnelle, qui accepte un gros contrat pourtant extrêmement difficile (le couple à séparer semble amoureux, le futur époux est attentionné, beau, riche, classe, cultivé, et j’en passe, etc) afin de rembourser des dettes, la difficulté qui crée le challenge, et Romain Duris qui se laisse petit à petit séduire par cette femme mystérieuse campée par Vanessa Paradis… Rien que de très banal…
Mais l’interprétation est juste, le cadre est magnifique, l’alternance du glamour et de l’humour fonctionne bien, avec comme cadre enchanteur la Riviera… On se laisse agréablement porter vers une fin tellement prévisible qu’elle en devient presque surprenante, comme un ciel tellement gris peut d’un coup devenir bleu par la magie d’une évidence qui se découvre….
Ce n’est pas un navet… Voila pour les choses agréables… C’est fait.
Bon, ok, donnons quelques détails : Nicolas Cage est plutôt bon dans le rôle du flic déjanté, en proie à tous les démons possibles et imaginables, et Eva Mendes joue parfaitement son rôle de pute de luxe camée jusqu’à la moelle…
La trame qui vise l’exploration des risques de dérives de la part des flics qui peuvent basuler du côté des truands est intéressante également, et quelques scènes sont plutôt drôles avec des iguanes qui chantent…
Mais c’est tout ce que je trouve de bon dans ce film… Pour le reste, on repassera… L’enchainement des actions est vraiment téléphoné, la cohérence et la cohésion du scénario sont carrément foireuses, le film finit presque par être longuet…
On peut aussi regretter que le filon de la New Orleans ne soit pas plus exploité : cette ville renvoie à tout un imaginaire, à des atmosphères qui sont totalement absentes de ce film, à l’exception de quelques caïmans, iguanes, et de discussions oiseuses à un moment du film concernant d’éventuels programmes immobiliers sur le bayou…
Enfin, on accumule les stéréotypes tout au long du film…
Vraiment, après avoir vu un film tel que Ghost Writer dernièrement, je crois que c’est difficile de retourner au cinéma…
Dimanche, avant d’aller assister avec SoniaLB à la projection de Ghost Writer, j’ai eu le plaisir de passer visiter une très jolie exposition de photos à la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier à Orléans.
Le thème en était le Laos. La trame se basait sur le retour d’une petite vingtaine de jeunes ayant des origines au Laos sur le sol qui avait vu grandir, pour la plupart, leurs parents avant leur voyage sans retour vers la France… Ces jeunes étaient accompagnés d’une photographe, qui a fixé sur papier glacé une réalité qui était, quant à elle, tout sauf glacée !
En effet, l’émotion de ce voyage initiatique chez ces adolescents ou jeunes adultes était palpable. On sentait qu’il était pour eux une façon de comprendre de nombreux rites et coutumes que leurs parents leur avaient transmis, mais aussi de se plonger dans la culture de leurs ancêtres, si différente de la culture française, mais qu’ils ont tout de même de chevillée au corps tant leurs parents les en ont imprégnés.
Un voyage merveilleux, qui leur a également permis, pour un grand nombre, des retrouvailles avec des oncles, tantes, cousins, cousines, grand-parents, pour certains inconnus avant ce périple… Et qui nous transporte, nous européens, loin de chez nous, dans un monde basé sur des valeurs bien différentes de celles de notre société de consommation…
Je retiendrai notamment ce témoignage d’un jeune homme de 17 ans qui nous explique qu’il est difficile de vivre à cheval sur deux cultures, et qu’il s’agit pour lui de retenir ce qu’il y a de meilleur dans chacune d’elle : il est français, né en France, vivant en France, avec les règles françaises, mais souhaite également ne pas oublier les valeurs d’entraide et de solidarité de sa culture ancestrale…
Et ça, pour moi, ce serait une superbe contribution à ce débat sur l’identité nationale, bien au delà des stigmatisations habituelles…
Disons le tout net, je n’aime pas la personne qu’est Roman Polanski. Et ce n’est pas le génie qu’il a mis dans son film qui va me faire changer d’avis.
Car si je n’aime pas l’homme, le réalisateur est vraiment un grand monsieur du cinéma. Et ce film en est sa plus brillante illustration depuis longtemps.
Un thriller haletant, qui mêle probablement un peu de réalité (Adam Lang, le premier ministre britannique fictif, rappelle étrangement par ses positions un certain Tony Blair) avec un ensemble bien évidemment fictif, le tout dans un quasi huis-clos oppressant… Imaginez-vous être « l’écrivain fantôme », le « ghost writer », d’un animal politique, et vous retrouver en hiver sur une île, isolé de tout à la fois par la mer et les tempêtes, mais aussi par l’enfermement bien légitime des hommes de pouvoir dans une cage dorée, une superbe résidence en bord de mer… Et là, vous découvrez que le décès de celui qui vous précédait comme nègre n’est probablement pas aussi accidentel que ce que l’on veut bien dire.
Ajoutez à cela une femme superbe, de grande classe, tout à la fois brillante et manipulatrice, qui vous joue le grand jeu de la séduction pour obtenir vos confidences, et vous aurez tous les ingrédients de ce film…
Mais ceci ne serait qu’un bon scénario, non pas un bon film, si nous en restions là… Et c’est ici qu’entre en scène de grands acteurs (Mac Gregor et Brosnan, mais aussi Olivia Williams et Kim Cattrall), et un réalisateur impeccable. Vraiment du grand art. Autant j’ai été déçu par Shutter Island, autant j’ai été fasciné par ce film.
Enfin, j’ai forcément un peu souri en me disant qu’au final, la situation d’Adam Lang qui est contraint de rester enfermé dans sa maison aux USA, loin de son pays d’origine le Royaume-Uni, peut un peu faire penser à… Roman Polanski, assigné à résidence dans son chalet à Gstaad… Ou, encore une fois, quand la fiction rejoint partiellement des formes de réalité…
Alors tout de suite, disons-le, rien à voir avec Thelma et Louise de Ridley Scott ! Par contre, c’est un road movie relativement savoureux, porté par un casting très agréable.
Trois femmes, la cinquantaine, aussi différentes qu’intéressantes une à une, cassées, brisées, pour des raisons diverses. Trois femmes amoureuses, depuis de nombreuses années, d’un même homme, homme dans toute la splendeur des clichés qu’on attache au séducteur irrespectueux, coureur invétéré, etc… Bref, amoureuses d’un connard fini !
Et pourtant, elles vont choisir de partir par les chemins de traverse pour se rendre à son mariage à la Rochelle, et les masques de chacune d’entre elles vont se fissurer au cours de ce voyage, pour une fin de film en apothéose durant laquelle elles finissent par brûler cet homme dont elles avaient pourtant si longtemps magnifier l’image…
Enfin, elles allaient pouvoir entamer le long processus de reconstruction de leurs vies… Mais ceci sonne la fin du film, et j’aurais je pense plaisir à une suite qui pourrait être cette nouvelle vie…
En résumé, et ce malgré quelques longueurs, et une réalisation parfois peu maîtrisée, nous sommes face à un film touchant, émouvant, souvent ironique, amusant et généreux… A signaler enfin la BO par Keren Ann, qui est plutôt sympa…
Je crois que je vais devoir reprendre un rythme de publication bien plus rapide que celui qui fut le mien ces derniers temps ! En effet, j’ai énormément de choses à dire… Déjà deux critiques de films en retard, et la visite d’une expo à relater…
Mais, ce matin, je me réveille surtout avec une bonne gueule de bois… Non, je n’ai pas picolé hier soir (juste un peu trop mangé)… Non, il ne s’agit pas de l’impact sur mon moral de la déroute annoncée du MoDem, avec la barre des 5% franchie de justesse grâce à un énorme score de 7% dans le fief centriste du Loir-et-Cher… Non, ce n’est pas la perspective d’une région Centre qui reste à gauche qui me désole (après tout, Bonneau a plutôt fait un bon boulot)… Non, la montée du FN et de la gauche de la gauche ne me chagrinent pas des masses non plus, tant ceci était prévisible au regard de la pauvreté de l’offre politique actuelle…
Ce qui provoque cette gueule de bois, c’est une rencontre, faite sur les quais de Loire hier soir, en sortant du ciné… Nous sommes passés à côté d’un SDF, installé là, en retournant chercher la voiture pour rentrer dans nos chez nous surchauffés respectifs… Je ne l’avais même pas vu au premier coup d’oeil, et le temps d’en prendre conscience, nous étions à la voiture… Je n’ai pas pu m’empêcher de donner les clés de la voiture à Soso et de faire demi-tour pour aller échanger quelques mots avec lui, lui demander si ça allait, et lui donner le peu de monnaie qu’il me restait sur moi… Maigre réconfort j’en ai conscience, mais j’espère avoir pu lui apporter un peu d’humanité tout de même…
Et je me dis que pendant que certains arrosaient leurs réussites ou noyaient leur déception dans le champagne, ou que moi-même je continuais de vivre ma jeunesse dorée de « cadre dynamique », pour d’autres, rien ne changeait et la vie était toujours aussi difficile… Il n’avait pour se nourrir que quelques bonbons, que des passants lui avaient laissés en fin d’après-midi…
Il y a quelques temps déjà que je n’ai rien publié… Et pour cause, j’étais dans mes montagnes natales, à la fois pour me détendre, passer un peu de temps avec ma famille, et travailler avec SoniaLB sur un projet de création d’activité… Autant vous dire tout de suite que ce n’est pas le dernier point qui nous a le plus occupé !
Entre les moments partagés avec mes proches, les promenades en raquettes dans sur les cimes enneigées, un super repas au resto, et quand même quelques heures de travail, je dois avouer que je n’ai clairement pas pensé une seule seconde à rédiger un article…
Nous allons donc reprendre un rythme normal dans les jours qui viennent !
Mais quand même, la preuve que je pensais à vous, j’ai fait une petite vidéo, que j’ai juste oublié de publier le soir en rentrant !!!
Un tout petit poste pour vous dire que ce week-end, j’étais avec Céline à la Passerelle, cette superbe salle de Fleury-les-Aubrais, pour encourager l’équipe de Méfisto dans un très amusant match d’improvisation contre le club de la Brique, venu de Toulouse.
Vraiment un excellent moment, où j’ai pu retrouver mon ami Yan et sa charmante épouse (je ne fais pas parti de ceux qui trouve que la grossesse rend forcément une femme épanouie, mais là, c’est vraiment le cas !); ainsi que le fameux chat de gouttière… Je vous invite à retrouver le compte-rendu de cette soirée sur le blog de Yan !
Hier soir, j’ai fait une infidélité cinématographique à ma Soso, puisque je suis allé voir Shutter Island avec Hélène…
J’avoue que je ne sais pas trop que penser de ce film… Hélène s’empresserait de dire que c’était nul et qu’elle a failli s’endormir plusieurs fois… Je dois avouer que l’impression que ça ne démarre jamais est partagée…
Cependant, je trouve que certains aspects sont intéressants : le traitement, si j’ose dire, de la notion de psychiatrie dans les années 50 est intéressante. Cela nous plonge dans un univers difficile, souvent sordide. Par ailleurs, Scorcese manie à merveille l’art de mélanger rêves et réalité, passé et présent… Quitte à nous perdre par moment car l’on ne sait plus trop où l’on en est…
Et c’est bien là le problème : on ne s’y retrouve plus dans ce film, et ce jusqu’à 10 minutes de la fin… Et encore ! La dernière scène laisse une question tellement ouverte, que l’on se perd de nouveau en conjectures au moment de sortir de la salle…
Ajoutez à cela un Léonardo Di Caprio très franchement médiocre, et vous comprendrez qu’en allant au resto après la séance, vous avez envie de parler de tout sauf de ce film…
Je vais essayer d’être très clair sur ce que je pense de cette question, qui est pourtant relativement complexe.
En résumé, aujourd’hui, nous avons une monnaie unique, l’Euro, partagée par un certain nombre d’états réunis dans l’Eurogroupe, au rang desquels la France n’est pas des moindres. C’est bien. Par contre, ce qui est moins bien à mon avis, c’est qu’il n’y a aucune coordination européenne (ou presque) des politiques économiques : les états restent souverains et décident eux-mêmes de leurs politiques économiques et budgétaires nationales.
C’est ce qui conduit à la problématique actuelle : la Grèce est dans la merde, certes non sans raison, puisqu’elle a triché (comme les autres mais un peu plus) en titrisant sa dette de manière à camoufler des déficits publics abyssaux. Et la Grèce fait partie intégrante de la zone euro, ce qui donne un impact évident sur sa monnaie et donc celle de ses collègues de l’Eurogroupe.
Vous ajoutez à cela des attaques répétées de grandes institutions bancaires (cf ci dessous des échanges que j’ai eus sur le sujet voici quelques temps avec Fred Lasnier de Pentalog pour un résumé de ces épisodes) qui sont sensées conseiller la Grèce mais qui au final essaie de faire leur beurre sur son dos, et vous obtenez la chute de l’Euro à laquelle nous avons assisté, pour le moment impuissants puisque la Banque Centrale Européenne et son excellent patron Jean-Claude Trichet ne peut intervenir et prêter en direct de l’argent à la Grèce pour la garantir contre une cessation de paiement (très hypothétique d’ailleurs), et qu’aucun plan de solidarité des états européens n’est mis en place.
Espérons que cette crise provoque une prise de conscience et que cette gouvernance économique et budgétaire européenne soit mise en place : il en va de la survie à long terme de notre monnaie.
Pour ceux qui lisent l’anglais et sont intéressés par les attaques de la Grèce par Goldman Sachs, voici un résumé :
This is quite clear that they (hedge funds) are playing, and as far as I know, this is also because they are a little disappointed not to have obtained as much as they wished in the financing of Greece debt… The two hedge funds that own most of the CDS on Greece needed to put debt in front of this in order to securize their investment (earn money even if CDS fall down).
It seems to be the reason why they attack the Euro : if the stock exchanges believe in the possibility of a big pb in the Euro zone, you imagine the effect on the CDS… Moreover, for the American bank, if Greece can’t find money by the traditionnal way, it would need the help from traditionnal banks…
Well… I really agree with you : it is a bullshit system…
Tout ce monde dans la rue… Vu le climat social très chaud, pas étonnant que les températures remontent ces derniers jours ! Mais tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Les salariés des raffineries de total qui nous menacent d’un coup de pompe, en cette période de vacances, ce n’est pas très sympa… Encore que comme la plupart des gens n’ont plus de quoi partir en vacances, et à peine de quoi remplir leurs réservoirs, l’impact serait limité… Mais de toute façon, je ne sais pas qui a pu croire que le gouvernement laisserait un conflit se déclarer aussi proche des échéances électorales : « monsieur de Margerie, il faudrait faire des efforts, surtout en ce moment », a dû murmurer le gouvernement… Résultat, le blocage semble évité… Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Quid des contrôleurs aériens ? Je suis rassuré pour eux également, puisque j’ai entendu monsieur Borloo, ministre de beaucoup de choses, nous annoncer que la réforme qui était mise en cause est là pour les protéger, et qu’il entend bien travailler avec les contrôleurs pour répondre à leurs attentes… Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Toujours monsieur Borloo, à propos de la SNCM, qui bloque certains ports en Corse pour protester contre l’arrivée d’un nouvel opérateur privé sur le marché des trajets Corse – continent… De la même manière, le Ministre est convaincu que des solutions vont être trouvées rapidement… Et je n’en doute pas ! Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, on vous dit !
Enfin, un peu moins de 20 millions de français seraient à 50€ près pour finir leur mois… Soit environ 1/3 de nos compatriotes… Au premier rang desquels les retraités et les jeunes actifs… Mais comme tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, j’ai dû mal entendre…
Voila… Tout ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un gauchiste acharné mais un centriste convaincu… Mais ce matin, je me lève quand même avec une certaine gueule de bois devant un monde aussi parfait……..
Aujourd’hui, un ptit article un peu particulier… Emilie, mon amie d’enfance, que je connais depuis l’âges des couches, est en recherche d’emploi, de préférence sur Paris intramuros ou sur le 92.
Elle a fait l’ESC Dijon, après un DUT tech de co, et parle couramment anglais et espagnol (6 à 12 mois en Ecosse et à Madrid).
Elle cherche un job dans n’importe quel secteur d’activité, sur des métiers en lien avec la com, le marketing, l’événementiel ou même le commercial. L’idéal serait un poste de chef de produit junior (spécialisations marketing et web marketing).
Elle a une expérience de 2 ans, principalement dans le domaine pharmaceutique, mais pas uniquement.
Même si je ne connais pas Emilie dans sa vie professionnelle, je peux en tout cas vous garantir son sérieux, sa rigueur, et son implication… 25 ans de fréquentations dans la sphère personnelle permettent quand même de se faire une idée assez précise d’une personne
Si vous avez des besoins ou si vous connaissez quelqu’un susceptible d’avoir des besoins, merci de m’en faire part dans les commentaires !
Un texte retrouvé cette nuit, au fond de l’ordinateur… Je ne suis plus tout à fait certain du moment de l’écriture, même s’il me semble me souvenir que c’était avant de rencontrer une personne qui m’est devenue très chère par la suite… Et qui l’est toujours à sa façon, d’un peu plus loin…
Si je pouvais juste t’écrire
Sans avoir peur avec sourire
Simplement dévoiler mes sentiments
Juste te l’avouer je t’aime
Sans faire phrase ni poème
Oublier les promesses et les serments
C’est vrai qu’on ne se connait pas
Pas faux qu’on n’se ressemble pas
Deux univers foncièrement différents
Mais à échanger avec toi
C’est un bout d’avenir que je vois
Je crois que ce n’est pas un égarement
Alors c’est vrai je ne sais pas
De quoi serait faite cette vie là
Mais comment savoir si l’on essaie pas…
Ça ne prévient pas quand ça arrive
Ça vient de loin
Ça s’est promené de rive en rive
La gueule en coin
Et puis un matin, au réveil
C’est presque rien
Mais c’est là, ça vous ensommeille
Au creux des reins
Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu’il faut bien vivre
Vaille que vivre
On peut le mettre en bandoulière
Ou comme un bijou à la main
Comme une fleur en boutonnière
Ou juste à la pointe du sein
C’est pas forcément la misère
C’est pas Valmy, c’est pas Verdun
Mais c’est des larmes aux paupières
Au jour qui meurt, au jour qui vient
Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu’il faut bien vivre
Vaille que vivre
Qu’on soit de Rome ou d’Amérique
Qu’on soit de Londres ou de Pékin
Qu’on soit d’Egypte ou bien d’Afrique
Ou de la porte Saint-Martin
On fait tous la même prière
On fait tous le même chemin
Qu’il est long lorsqu’il faut le faire
Avec son mal au creux des reins
Ils ont beau vouloir nous comprendre
Ceux qui nous viennent les mains nues
Nous ne voulons plus les entendre
On ne peut pas, on n’en peut plus
Et tous seuls dans le silence
D’une nuit qui n’en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n’en sont pas revenus
Du mal de vivre
Leur mal de vivre
Qu’ils devaient vivre
Vaille que vivre
Et sans prévenir, ça arrive
Ça vient de loin
Ça c’est promené de rive en rive
Le rire en coin
Et puis un matin, au réveil
C’est presque rien
Mais c’est là, ça vous émerveille
Au creux des reins
La joie de vivre
La joie de vivre
Oh, viens la vivre
Ta joie de vivre
Voila comment j’ai occupé cette soirée de Saint-Valentin en célibataire : en me rendant en très charmante compagnie (Sonialb, Adeline et Céline, what else ?) visionner en avant-première le film Valentine’s day, réalisé par M. Pretty Woman, Garry Marshall.
Eh bien je crois que c’est bien la seule raison de la présence de Julia Roberts au casting, une forme d’hommage au réalisateur qui l’a rendue célèbre…
En effet, si l’idée est intéressante que d’explorer les mystères de l’Amour et d’adopter l’angle de la journée censée symboliser ce sentiment, il faut aussi admettre que nous avons droit à une réalisation assez pitoyable, à des situations de la meilleure guimauve imaginable et à des acteurs peu convaincants malgré un casting intéressant…
Dommage, car le fond de l’histoire qui explique qu’il ne faut pas confondre amour et passion, qui montre qu’il ne faut pas forcément aller chercher très loin ce que l’on a proche de soi, aurait pu être crédible…
Mais c’est là qu’on voit la différence par exemple entre un Woody Allen et son Whatever works, et un Garry Marshall et Valentine’s day…
J’étais en déplacement pro & perso depuis mardi soir et jusqu’à hier soir, d’où mon absence sur ce blog…
Petite virée d’abord en banlieue parisienne, du côté de Chambourcy, pour y voir une amie dont j’ai été le témoin de mariage voilà presque 2 ans, qui a eu un ptit bout de chou voici 9 mois, et que je n’avais plus revue depuis la période de sa grossesse ! Un vrai plaisir que de passer la soirée avec elle, mais aussi avec son mari, chercheur dans une société pharmaceutique, avec qui je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir des échanges plus orientés business…
En parlant business, la journée du lendemain fut consacrée à des rencontres business, dont je parlerai probablement sous peu dans les blogs liés à mes activités professionnelles (BioChemics et Pila).
Mais comme j’avais pas mal de temps entre deux rendez-vous, j’en ai profité pour suivre les conseils de mon amie Valérie, conceptrice des fameux T-shirts Marcel et Moi, et grande amatrice d’art : je suis allé visiter l’exposition Soulages au Centre Pompidou.
J’avoue ne pas comprendre grand chose à l’art et à la peinture… Je ne suis qu’un amateur, dans tous les sens du terme : je n’ai pas de connaissances théoriques, et mais j’aime flâner parmi les toiles et m’en imprégner, les apprécier ou rester indifférent, selon mes propres critères personnels, probablement forts différents de ceux des spécialistes…
Et là, j’ai vraiment voyagé avec Soulages… On pourrait se dire que des tableaux entièrement noirs, ça va être d’un ennui terrible… Mais bizarrement, ce sont ceux qui m’ont le plus touché dans les oeuvres de Soulages… Probablement en raison des jeux avec la matière, qui rendent au final une réelle lumière à ce noir qui en est par principe dépourvu… J’ai beaucoup aimé aussi jouer avec mes positionnements devant les tableaux qui me faisaient découvrir de nouvelles toiles à chaque fois, car les sources lumineuses mettaient en valeur différentes parties des polyptiques…
Autant je me suis fait ch… devant le monochrome bleu de Klein, autant j’ai vraiment été bluffé par cette expo !
Et j’ai fini ce périple en Picardie, du côté de Senlis, pour y passer un peu de temps avec des personnes qui me sont chères, avant de rentrer dans la neige à la maison hier soir…
Quand la petite histoire rejoint la grande, on se demande forcément quel résultat cela va donner. En effet, il est extrêmement difficile de pouvoir traiter un fait historique connu de tous en apportant un nouveau regard, d’autant plus que cela suscite énormément d’attente de la part du spectateur. C’est le défi que s’est fixé Clint Eastwood avec ce Invictus qui retrace d’une manière originale, à travers la coupe de monde de rugby de 95, la volonté de Nelson Mandela de fédérer un peuple qui avait été pendant bien trop longtemps la proie de l’apartheid…
Je dois avouer que ses dernières tentatives dans le registre du traitement de l’Histoire, avec Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima, m’avaient laissé un arrière-goût passablement désagréable et un profond ennui, malgré la qualité de la réalisation. J’ai par contre été un grand fan de ses autres réalisations (million dollar baby, l’échange, gran torino, etc). Je m’attendais donc à tout avant que débute cette séance à laquelle j’ai assisté avec SoniaLB.
J’en sors avec un avis mitigé. L’angle d’approche est intéressant. La réalisation, bien qu’assez classique, est à mon goût impeccable. Nelson Mandela est servi par un grand Morgan Freeman, et Matt Damon est relativement crédible dans son rôle de capitaine de l’équipe des Boks. Cependant, le scénario est à mon avis un peu réducteur, les scènes de rugby sont particulièrement mauvaises (même pas dignes des matchs du RCO alors qu’on parle ici des meilleurs joueurs du monde), et cela se voit cruellement à l’écran.
Mon avis est donc que nous sommes face à un film de bonne facture, bien mené, avec une réalisation impeccable, mais qui ne reste qu’un très bon film, et non pas un monument comme ont pu l’être d’autres oeuvres de celui qui reste pour moi l’un des derniers grands réalisateurs du cinéma américain…
J’avais commencé à lire ce bouquin voici un certain temps puisqu’il m’avait été offert à Noël par ma mère… Et je n’avais pas accroché…
J’avais trouvé l’écriture trop précieuse, voire prétentieuse… Et je trouvais que cela collait mal avec ce personnage à la dérive dans les sables mouvants de notre société de consommation du 21è siècle…
Mais, en le reprenant ce week-end, j’ai lu la deuxième moitié en un rien de temps… Je vous livre quelques extraits…
« C’est sans doute beau l’amour dans la misère, mais il ne se sentait pas prêt à en donner le spectacle. Il préférait prolonger le mimodrame de l’amour consommé par une aisance sotte, plaquer le baume de l’argent sur son affliction et ne guère en souffrir, plutôt qu’endurer le cancer du manque et l’ennuyeuse longanimité d’une femme éprise. »
« Il avait la clope basse comme un vrai marlou, tirant dessus avec un rythme précipité qui la faisait clignoter, la têtant jusqu’à la réduire au mamelon saignant arraché de manière coupable à la déesse Nicotine, ne l’ôtant de ses lèvres que pour l’expédier d’une pichenette dans un pot de bambous nains avant de déboutonner sa veste et d’en faire battre les pans pour les aérer, chasser l’odeur de tabac. Quel type ! Il pensait à tout ! Il en avait dans le melon ! »
Hier soir, nous sommes allés, avec ma désormais fidèle organisatrice de mes soirées Sonialb, assister à la projection d’une série de documentaires du réalisateur italien Vittorio de Seta, assez peu connu bien qu’ayant inspiré des personnes telles que Godard.
Des documentaires qui sont autant de portraits et de tranches de vie des peuples sicilien et sarde dans les années 55 à 59. A noter que ceux-ci utilisent déjà les technologies permettant de réaliser en couleur, ce qui était rare à l’époque.
L’étrangeté de ces documentaires, et à mon avis quelque part leur atout, est l’absence de commentaires par une voix off. En effet, seuls les bruits réels des actions sont présents, même s’ils sont enregistrés séparément des images et ensuite post-synchronisés. De cette manière, de Seta ne nous impose pas de ligne directrice trop clair, et laisse notre imaginaire participer à la construction de notre propre documentaire. Je ne suis ainsi pas certain de m’être raconté la même histoire que Soso…
Nous avons eu l’occasion de découvrir la vie des pêcheurs, des paysans, des mineurs, des bergers, mais aussi d’assister à une éruption du Stromboli (non, je n’ai pas à revoir ma géographie, il y avait aussi un documentaire dans les îles éoliennes ).
Un autre point à mon avis intéressant : malgré cette liberté que de Seta nous laisse par l’absence de texte, il existe dans ces documentaires une sorte de mise en scène… Chacun comporte une montée dramatique, depuis la pêche où le rythme s’accélère jusqu’au moment de la capture de l’espadon, jusqu’au reportage au fond de la mine qui se termine sur une image où tous les mineurs se figent et où, si l’on ne le voit pas, on sent arriver le coup de grizou, en passant par l’éruption du Stromboli…
C’est vraiment un autre cinéma que j’ai découvert, loin du schéma classique « production / consommation » actuellement en cours dans tant de compartiments de nos vies…
Un homme, une femme : des amis.
Ils se voient tous les jours. Regardez-le. Voyez-la.
Ils sont en symbiose, en adéquation. Ils sont interdépendants et ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Elle le sait. Il la sait.
Et pourtant la routine s’installe. Un jour sur deux, l’un ou l’autre est occupé(e). Et l’autre ou l’autre est inquiet(e) : « Vais-je le perdre ? », « Vais-je la perdre ? ». Et cette inquiétude les rapproche. Les liens se resserrent. Et se redéchirent.
Puis d’un jour sur deux, on passe à deux sur trois.
Puis à trois sur quatre.
Puis, lorsque l’on ne se rencontre plus qu’une fois par quinzaine, on songe qu’il est bien plus difficile de rentrer dans une vie que d’en sortir.
Et on le refuse.
En découle un stage intensif : quatre jours, 24h/24.
Et on repart pour la routine.
Et lorsque l’on se croit guéri, qu’on pense l’avoir oubliée, l’avoir gommée de sa mémoire pour cause de « plus rien à se dire », on se sent bien.
Et je me dis « La vraie vie va commencer. ». Et elle passe et me dit « Non. Je vais mourir. ».
Elle a ses traits.
Les traits de ton amitié.
MAJ : après échange avec Sophie (aka Peeka), j’ai décidé de renommer ce texte avec un concept qui m’est très cher… Je pense que je suis avec la personne dont je parle dans ce texte dans un cadre d’amitié aujourd’hui… Ce n’était peut-être pas le cas à l’époque…
Hier soir, à l’invitation du Mouvement Européen France du Loiret, et notamment de ses Président et Vice-Président co-fondateurs Jean-Pierre Delport et Yves Clément, j’ai eu le plaisir d’assister à une conférence animée par Alain Dauvergne, qui fut rédacteur en chef adjoint de RTL, puis du Point qu’il a contribué à créer…
Alain Dauvergne a été un observateur très impliqué dans la Convention européenne, qui a travaillé à la préparation du traité constitutionnel que la France avait refusé par referendum, et a logiquement suivi ensuite les travaux qui ont abouti au Traité de Lisbonne.
Il nous a fait un exposé très intéressant sur les avancées à la fois institutionnelles et démocratiques instaurées par ce Traité… Comme lui, j’apprécie les avancées qui renforcent le pouvoir du Parlement Européen au sein des instances européennes. On voit d’ailleurs actuellement que le Parlement cherche à s’emparer de tout l’espace qui lui est offert… La co-décision législative (entre le Conseil et le Parlement) devient la règle par défaut, ce qui accroît très largement les compétences du Parlement puisque ses domaines d’expression passent d’une trentaine à plus de 70, si ma mémoire ne me fait pas défaut…
Comme lui également, je pense qu’on a critiqué un peu vite, et moi le premier, Herman Van Rompuy, en le laissant apparaître comme terne et sans consistance… Je pense qu’il va s’affirmer.
Par contre, je maintiens mes positions concernant Lady Ashton, notre Haute Représentante aux Affaires Etrangères : confier la diplomatie et, de fait, la vice-présidence de la Commission à une britannique, c’est déjà fort quand on sait le peu d’engagement du Royaume-Uni dans l’Europe (à signaler que dans le Traité, pour la première fois, on laisse la porte ouverte à une sortie possible de l’Union pour un Etat… à la demande du RU !! L’Europe fédérale est morte grâce à eux !!!). Mais alors quand on ajoute à cela l’inconsistance de Lady Ashton et son absence totale de compétences en matière diplomatique, on peut facilement arriver à la conclusion qu’on donne les clés de la diplomatie européenne au Foreign Office qui, il est vrai, n’est pas une buse finie, mais est par contre d’un atlantisme total et d’un européanisme douteux ! Donc Alain, tu demandes à voir, alors que je pense que c’est tout vu !
J’ai réalisé cependant une des dernières interventions lors du débat pour afficher moi aussi mon optimisme quant à l’avenir de l’Europe :
- j’ai d’abord insisté encore une fois sur le renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui à mon avis est bon, car il est composé d’européens convaincus dans sa grande majorité, même si certains d’entre vous me connaissent assez pour savoir les doutes que j’ai pour certains euro-députés français (non, je ne donnerai pas de noms… ). En effet, pour tenir le rythme des déplacements « Circo – Bruxelles – Strasbourg », il faut au moins croire dans ce que l’on fait, même si les indemnités de fonction sont élevées !
- ensuite, j’ai voulu souligné le caractère démographique. J’arrive proche de la trentaine, et il est inconcevable pour moi d’avoir besoin de patienter à la frontière pour entrer en Belgique. Et cela, c’est l’espace Schengen… De même, l’euro fut introduit en 2002, donc on peut raisonnablement penser que pour la plupart des adolescents d’aujourd’hui, le franc n’est qu’un vague souvenir et le deutschmark ou la lire des monnaies qu’ils n’ont pas connu… L’Europe est et sera d’après moi un espace de plus en plus « naturel » pour les jeunes générations qui n’ont pas connu autre chose… Et si l’on arrive à se prémunir des dérives nationalistes (comme en ce moment en France avec le débat sur l’identité nationale qui a dévié fortement de son objectif initial… en tout cas de celui annoncé…), l’Europe se construira « de fait », par le renouvellement des générations.
Et cela, pour moi, c’est le plus beau message d’espoir pour la construction européenne qui m’est si chère…
Hier soir, pour clôturer un week-end de repos et de soldes, nous sommes allés, avec SoniaLB et Céline, nous plonger dans l’obscurité pour un retour vers le passé dans la vie de Serge Gainsbourg…
Un film réellement intéressant, tant dans la réalisation qui rend naturels les mouvements dans le temps, avec Serge « enfant » qui intervient parfois dans la vie de Serge « adulte », et vice-versa, que dans le choix du mode de narration qui fait parfois intervenir un personnage fictif, devenant de plus en plus réel tout au long du film pour aboutir à la période Gainsbarre…
Il faut aussi signaler que si la vie de Gainsbourg est qualifiée d’héroïque, c’est aussi pour moi parce qu’elle semble extraordinaire, mais assène finalement à des vérités qui, au moins partiellement, renvoient tout un chacun vers sa propre réalité… L’impact de l’enfance sur la vie d’adulte, ces petites voix qui nous dictent nos comportements et que l’on écoute parfois sans trop savoir pourquoi, les interrogations fondamentales de la Vie, pour nous comme pour nos proches, autant de thèmes dans lesquels on ne peut que se projeter, ne serait-ce que quelques minutes…
Alors oui, j’ai passé un vraiment bon moment avec ce Gainsbourg que j’admirais bien avant d’aller voir ce film, et qui reste pour moi probablement l’un des derniers grands poètes à avoir été doté d’une aussi immense musicalité…
J’avais expliqué voici environ un an que j’étais en désaccord avec la stratégie de François Bayrou pour les européennes, et que je ferais campagne pour Jean-Marie Beaupuy et non pour le MoDem, aussi parce que grand nombre des membres du bureau des Jeunes Démocrates 45 m’avaient demandé d’agir ainsi…
Aujourd’hui, pour les régionales, ma problématique est encore plus grave : si je reste convaincu par les valeurs portées par notre mouvement, je ne suis d’accord ni avec la stratégie globale des régionales qui à mon avis tend vers la gauche – je serais partisan d’une ligne d’indépendance -, ni avec la vision toujours uniquement tournée vers la présidentielle de Bayrou, mais encore plus grave, même plus avec les personnes qui portent cette campagne en local.
En effet, si Marc Fesneau me semble la personne adéquate au niveau régional, son choix de nous imposer comme tête de liste départementale une personne très controversée du paysage politique local, sous prétexte que c’est une femme et qu’elle vient « de la société civile » et qu’il faut montrer notre ouverture, ce choix donc, m’est insupportable.
Je pense que c’est un formidable message de désespoir pour les militants qui s’engagent dans l’optique d’être, un jour, reconnus et élus au nom de leur parti : les places éligibles sont peu nombreuses pour le modem, et si elles sont confiées à des personnes de la « société civile », j’avoue songer de plus en plus à y retourner pour avoir une chance d’être contacté, peut-être un jour, par le MoDem pour porter ses couleurs…
Cependant, comme les valeurs que le MoDem annonce qu’il défendra dans la campagne à venir sont les miennes, je vais simplement prendre un peu recul sur ces élections et me consacrer à mes diverses activités professionnelles et à une activité citoyenne sur Olivet… Dans l’attente de combats futurs !
Pour l’analyse moins personnelle, mon avis est que Marc Fesneau a fait des choix, qu’il s’est comporté en patron, ce que je respecte au plus haut point : celui qui sera exposé à la critique en cas d’échec, c’est lui… Donc même si je pense qu’il vient de commettre une faute politique assez lourde, il l’a faite en conscience et en assumera les conséquences. Et cela, c’est bien.
Je pense aussi qu’il n’avait pas envisagé que Yves Clément, les maires MoDem du Loiret et 2 autres membres de la présidence collégiale iraient « jusqu’au bout »… Je crois qu’il avait mal mesuré le ras-le-bol, et qu’il pensait que cela s’agiterait quelques jours en interne, et qu’il pourrait par la suite compter sur tous, comme ce fut sensiblement le cas pour les européennes par exemple… Pour ce choix d’aller au bout de la démarche, je salue Yves Clément, Pierre Bauchet, Maire-Agnès Linguet, Carlos Dos Reis, ou encore Emmanuel Hervieux, maire d’Outarville, que j’apprécie énormément…
Aujourd’hui, la situation de Marc Fesneau n’est pas confortable, je sais que ce n’est pas simple à gérer, mais je pense aussi qu’il devra assumer ceci pleinement car ce sont ses décisions qui sont à l’origine de la situation : si, comme il nous l’a dit, il avait prévenu depuis longtemps que ce ne serait pas Yves Clément la tête de liste départementale (et c’est vrai, j’en suis témoin), il avait également été prévenu à plusieurs reprises de l’issue en cas d’investiture d’une personne extérieure au parti comme leader… Alors bon courage Yves, bon courage Marc, assumez tous deux vos positions, et comme dit un de mes amis « c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses »…
Voici deux actus totalement déconnectées… L’une sera probablement éphémère, et je veux parler de la venue de Sarko à Davos, et l’autre est définitivement inscrite dans l’Histoire, puisqu’il s’agit des 65 ans de la libération du camp d’Auschwitz Birkenau…
J’attends avec une certaine impatience cette visite du Président de la République à Davos : il sera le premier président français à participer au « World Economic Forum ». Espérons qu’il militera pour une refonte du système financier mondial, et qu’il ne se contentera pas de venir fanfaronner et ripailler avec ses amis chefs d’entreprises… On peut y croire, puisque Barack Obama a annoncé quelques mesures concernant les banques voici quelques jours, et que Sarko voudra peut-être montrer qu’il n’est pas à la traine…
L’autre événement est à mon goût bien plus important… Auschwitz Birkenau reste un symbole de la Shoah… Plus d’un million de personnes exterminées dans ce camps, ou plutôt ces camps si l’on veut être un peu précis… Et ce pour des opinions religieuses principalement, mais aussi pour des origines sociales, des opinions politiques, etc…
Ma comparaison va paraître (très) osée, mais j’avoue qu’aujourd’hui plus que les autres jours, j’ai un problème avec ce débat sur l’identité nationale qui stigmatise certaines catégories de la population, et qui se focalise sur les questions de la religion musulmane en France. Du mal aussi avec la question du niqab, auquel je ne suis pas favorable pour ma part, mais qui me semble être plus un objet « politicien » aujourd’hui qu’une vraie question Politique…
Au delà de tout cela, l’occasion pour moi de saluer la personne qui m’a poussé à m’intéresser à l’histoire, malgré mon parcours scientifique, en classe de… 3è, je crois… Michel Germain, si un jour vous consulté la liste des backlinks vers votre blog et que vous arrivez ici, merci de m’avoir permis à l’époque de rencontrer Lucie Aubrac, de comprendre ce qu’étaient le plateau des Glières et le cimetière des Morettes…
J’ai une journée chargée, donc je vais en rester là, mais je conclus quand même sur cette idée de supprimer l’histoire dans certains parcours d’enseignement… Quelle connerie…
Hier soir, je suis allé avec SoniaLB voir le film Harvey Milk. Je vous invite à lire son compte-rendu sur son blog.
Pour ma part, après réflexion, je dirais que c’est plutôt un bon film. Certes, il y a quelques longueurs. Certes, le thème de la lutte pour les droits civils des homosexuels est un peu éculé (sans mauvais jeu de mot…). Certes, le rôle du Martin Luther King des homos me semble un peu facile…
Mais j’ai trouvé un Sean Penn au mieux de sa forme, qui habite totalement le rôle. Et j’ai aussi et surtout trouvé que c’est un vrai très bon film sur la vie politique, au delà des valeurs défendues…
En effet, ce film montre parfaitement l’acharnement dont il faut faire preuve pour réussir en politique, et cette capacité à résister et rebondir face à une défaite. Il met aussi en lumière une évidence que toutes les personnes qui ont goûté à cet opium, car je maintiens que la chose publique est une drogue, ont pu constater : la solitude du Politique. Car le Politique évolue au milieu d’une foule, parfois immense, mais est généralement seul, et donne tout à sa passion pour au final bien souvent ne rien recevoir en retour.
Enfin, j’ai beaucoup apprécié les jeux de stratégie, les manipulation des masses, de la presse… Bref, tout ce qui fait que de l’activisme et du militantisme, on passe du côté de la politique,
Petit résumé du week-end : beaucoup, beaucoup de repos… J’en avais besoin car j’avais assez peu dormi depuis un peu plus d’une semaine…
Mais au milieu de ce week-end passé à me reposer tranquillement à la maison, j’ai fait une petite escapade samedi soir en pleine Beauce pour un dîner entre amis…
Je vous ai déjà parlé de quasiment tous ces sites, mais je vous invite à les redécouvrir, avec notamment un nouveau modèle de T-shirt sur Marcel et moi aujourd’hui ou demain… Alors n’hésitez pas : la qualité des T-shirts, je radote, est réellement excellente !
Par ailleurs, je pense ne jamais avoir eu l’occasion de parler du travail de Stéphane, photographe professionnel, pour une simple mais excellente raison : il est tellement discret et modeste qu’il ne m’avait pas dit que ses oeuvres étaient en partie en ligne sur le web !! Alors comme j’ai eu l’occasion de le découvrir, je vous le fais partager… Et pour avoir vu un grand format d’une de ses oeuvres « en translation » chez lui samedi, j’avoue publiquement que j’adore son travail !
Juste une petite réflexion, comme ça en passant… Ceux qui s’élèvent contre la double rémunération de Proglio, à la fois comme PDG d’EDF et comme Président de Véolia, sont les mêmes que ceux qui s’opposaient à l’alignement de son salaire d’EDF sur celui de Véolia…
Tout de suite, soyons clairs : je pense que de tels niveaux de rémunération peut être acceptable pour des entrepreneurs qui ont eux-même développé leur propre entreprise, pris d’immenses risques personnels, et qui au final font vivre des dizaines de milliers de personnes, mais qu’il est indécent pour de « simples » capitaines d’industries, d’autant plus quand il s’agit de « gestionnaires d’entreprises publiques ». Mais dans la suite du raisonnement, j’aimerais qu’on accorde moins d’importance aux montants qu’au raisonnement logique…
Pour ma part, si je comprends que l’on puisse refuser qu’une entreprise publique propose un niveau de rémunération comparable au privé (encore que si l’on veut « s’offrir » les meilleurs éléments, ça a un prix), je ne comprends pas que la sphère publique intervienne quand Proglio arrive a obtenir de Véolia une rémunération de son job de Président… En effet, Véolia est une entreprise qui réalise des bénéfices, probablement en (grande) partie grâce à la vision de son Président. Si les actionnaires sont prêts à diminuer leurs dividendes pour fidéliser le travail de leur Président, c’est leur problème.
Je vais même plus loin : si l’Etat avait négocié un salaire de 1M€ pour le poste de PDG d’EDF et que Véolia avait mis 1M€, en tant que contribuable, j’aurais préféré cela à 1.6M€ d’EDF et rien de Véolia…
Enfin, pour ceux qui me diront que Véolia est détenue à 53% par des institutionnels auxquels on peut ajouter 10% de la Caisse des dépôts, et que c’est donc une entreprise publique, je répondrai que dans ce cas, si Proglio avait une rémunération de 2M€ dans une entreprise publique qui marche, je ne comprend pas pourquoi il baisserait son salaire en allant jouer au pompier, sur la demande pressante des plus hautes sphères de l’Etat, dans une autre entreprise publique qui va mal ! Sa mission sera complexe, probablement plus que chez Véolia, et il va diminuer sa rémunération…
Le Parlement Européen entend bien prouver à la Commission Européenne que, encore plus depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, il ne compte pas pour des prunes.
Ainsi, la commissaire bulgare vient de jeter l’éponge et de renoncer à voir sa candidature examinée par le Parlement, après avoir été très fortement chahuté lors de son audition, et surtout sachant que la coalition socialistes – verts – libéraux démocrates a décidé de la planter…
Bon, sur le fond, je les trouve un peu durs avec cette « pauvre » femme (guillemets car mariée à une des plus grosses fortunes, d’ailleurs un peu douteuse, bulgares…), alors qu’ils avaient été bien conciliants avec la nullissime Lady Ashton…
Lady Ashton qui, d’ailleurs, a fait parler d’elle en faisant… rien !!! Ben oui, alors que Hilary Clinton était à Haïti ce week-end, la « ministre des Affaires Etrangères de l’Europe » était à Londres ! Alors bon, je veux bien qu’il ne fallait pas encombrer l’aéroport local, mais on aurait pu la caser entre deux sacs de vivres… Plutôt qu’elle vide son sac à main, et qu’elle remplisse son cabas dans les grands magasins au cours des soldes !