Alexandrine Leclerc, une amie en campagne

19 mars 2012

Un petit article pour annoncer la campagne de mon amie Alexandrine Leclerc sur la 6è circonscription du Loiret, pour les législatives 2012.

Je me suis éloigné un peu de la politique, mais mes valeurs restent cependant plutôt centristes, et je suis surtout fidèle en amitié…

Donc bon courage Alex !

Praha, une ville superbe…

8 janvier 2012

L’arrivée ne date que d’hier, mais je dois dire que cette ville de Prague est décidément vraiment très charmante….

Hier, départ pour déjeuner le midi, après avoir déposé les bagages à l’hotel Neruda (j’y reviendrai plus loin…). Retour du déjeuner vers 17h30, car la ville a cette façon de vous happer et de vous attirer toujours plus dans ses petites ruelles qui mêlent l’ensemble des styles architecturaux des derniers siècles…

Au niveau gastronomique, une bonne surprise sur le rapport qualité prix de ce qui est proposé. Depuis le repas « vite fait », dans un boui-boui avec une déco typique, digne des films tchèques de l’époque d’influence soviétique, jusqu’au repas gastronomique, on mange plutôt bien, et avec des tarifs compétitifs au regard de ce que l’on a dans l’assiette (et le verre !).
Nous proposerons notamment une pause gourmande au Cowboys, juste à côté de l’hotel, qui a paraît-il une superbe terrasse (vu le temps de chiotte, nous avons esquivé), et qui sert des viandes à la tendreté exceptionnelle et dans des formats très adaptés après une journée de marche dans les rues pavées : en France, les filets de boeuf de 400g se font plutôt rares ! Petit conseil également : tester le Pinot Noir tchèque, qui n’a pas grand chose à envier aux vins bourguignons… Sauf peut-être leur prix et donc la marge énorme qu’il pourrait faire en s’inspirant des pratiques françaises ! :p

Sinon, d’un point de vue « visites », le Pont Charles est très joli, la tour de la Poudrière, vue d’en bas, est sympa également (vue d’en haut, j’en sais rien, on nous a dit que ça ne valait pas le coup de monter :p), et toue la vieille ville mérite bien de se défoncer les pieds sur les pavés !

Et au niveau de l’hotel, j’aurais tendance à dire que c’est un bon reflet de Prague, mêlant le moderne et l’ancien dans un melting pot de très bon goût… Respect des matières, design épuré, et ceci fait que même si la chambre est assez petite, elle est cosy, confortable, et encore une fois charmante, avec ses trois petites fenêtres qui donnent sur la Nerudova… Dans le prochain article, quelques impressions sur le SPA que nous avons privatisé pour ce soir ! :p

Oui, je sais, je radote pas mal les termes dérivés de la base « charme », mais c’est vraiment mon impression dominante pour le moment !

La prochaine crise sera celle des besoins vitaux….

5 janvier 2012

J’ai déjà fait quelques articles sur les mutations qui sont en cours actuellement, à la fois économiques et sociétales.

Juste une petite pensée que j’ai formalisée hier, en discutant avec ma coiffeuse (rassurez-vous, j’ai toujours quasiment la même touffe de cheveux…. juste un peu taillé le buisson ! lol).

Je suis convaincu que nous ne sommes que devant les prémices de la crise. Celle-ci est aujourd’hui financière, elle sera demain humaine, sociétale et je dirais même humanitaire. En effet, voici encore quelques années, les populations les plus pauvres, dans les coins les plus reculés de la Terre, ne savaient même pas forcément qu’il existait, quelque part, des endroits où l’on utilise de l’eau potable sans la faire bouillir, et où l’on en a tellement qu’on s’en sert même pour alimenter des chasses d’eau et arroser des plantes….

Ce temps est révolu : nous sommes dans un monde complètement planétarisé. Et si nous ne changeons pas notre vision du monde, si nous continuons à accepter que des personnes puissent crever de faim, de soif, ou parce qu’il n’ont pas eu accès à une pilule d’antibiotique parce que nous avons osé dire que c’était trop cher, nous allons au devant de graves problèmes.

Je suis convaincu que notre monde du 21è siècle sera emprunt de plus de solidarité, ou qu’il est condamné à mort, à l’explosion. Il faut une révolution des schémas de pensée si l’on ne veut pas une révolution des populations actuellement en difficulté… Et ces populations auraient bien raison de gueuler…..

La Délicatesse, un film plein de…. délicatesse !

2 janvier 2012

Ma première réflexion serait que nous avons droit à 3 films en un.
Un premier, avec le bonheur idyllique de Nathalie et de son mari, qui a des petits airs de comédie légère, un peu à la Amélie Poulain, par ses petits bonheurs simples et incongrus.
Un deuxième temps, celui du drame, du décès du mari de Nathalie, et du travail, long, de deuil. Des émotions fortes plutôt bien servies par Audrey Tautou. Et cette dualité entre la volonté de poursuivre sa vie, se projeter vers le futur, et une forme de respect et de fidélité au passé. Quiconque a eu un deuil (familial, émotionnel, sentimental, etc) à vivre une fois dans sa vie ne peut que comprendre cet état ambigu et ambivalent dans lequel l’héroïne du film est plongée.
Et un troisième temps, celui de la reconstruction, avec des airs de comédie romantique. L’apprentissage de l’après deuil, avec ses difficultés, ses fantômes à réveiller…. Mais aussi la découverte de nouveaux sourires, de nouvelles émotions…. Bref, une forme de renaissance vers une nouvelle vie…

J’ai trouvé pour ma part que ce film naviguait à la perfection sur la corde raide sans jamais basculer dans la facilité ni la mièvrerie. Le mérite en revient probablement pour partie au scénario et au réalisateur, mais aussi et surtout d’après moi à deux acteurs qui sont excellents : Audrey Tautou tout à fait égale à elle-même, et un François Damiens que j’ai eu un immense plaisir à voir dans un rôle tout en retenue, bien loin des exubérances des derniers films dans lesquels je l’avais vu (Rien à déclarer, L’arnacoeur, Une pure affaire, etc).

Vraiment un film à voir !

Intouchables, l’aveugle et le paralytique

1 janvier 2012

J’y suis enfin allé, voici quelques jours, voir ce film qui mobilise la France entière.

Et pourtant, je ne vais pas parler directement du film, si ce n’est pour vous dire que je l’ai trouvé plutôt bon, mais pas exceptionnel. Ce n’est pour moi qu’un remake bien monté, à la fois drôle et touchant, de l’aveugle et du paralytique, c’est-à-dire un film où deux personnes souffrant d’un handicap. Ici, l’un est tétraplégique, et l’autre est noir et originaire d’une cité…. Handicap physique et handicap social, donc…

Ce qui m’intéresse beaucoup plus, c’est le succès que rencontre ce film. Comment expliquer qu’un film, bon mais loin d’être extraordinaire, soit plébiscité de la sorte par les français, si ce n’est en raison d’une forme de raisonnance humaine, voire humaniste ?

Et cela, je le trouve beau, bien plus qu’un film, même si c’est probablement inconscient chez la plupart des spectateurs.

En effet, dans cette période qui s’ouvre, qui est celle de tous les dangers économiques, mais aussi et surtout sociétaux, et alors même que l’on observe un délitement de plus en plus grand du lien social, il est rassurant de voir que les français sont touchés par cette histoire, où les deux protagonistes s’apportent une assistance réciproque.

Cela donne un peu plus foi en l’avenir de notre pays, et plus largement de l’humanité !

Voeux….

31 décembre 2011

Il m’est arrivé par le passé de faire des bilans des années écoulées…. Cette année fût bien trop en montagnes russes pour tenter de la résumer en quelques lignes, avec un début d’année magique, jusqu’à fin août, et une fin d’année qui me fait dire que 2011 restera pour moi simultanément comme la plus belle et la pire année de ma vie…

Mais je crois qu’il faut en passer par là pour mûrir, et pour avancer encore et toujours sur la route de la vie, semée d’embûches, de gadins, mais aussi de joies et de bonheurs…

Alors que souhaiter pour l’année qui vient ?
J’ai envie de vous souhaiter de la lucidité sur ce monde qui nous entoure, et qui souffre.
Ce monde est en péril, parce qu’il n’a jamais été aussi individualiste, aussi proche de l’implosion, aussi détestable par tous ces petits travers humains qu’il s’est mis à glorifier, aussi inégalitaire, aussi etc…. Il n’a jamais été, d’un autre côté, aussi près de la prise de conscience, d’une révolution culturelle et sociétale, d’un véritable retour à l’humanité, à la solidarité et au partage.

Je suis pour ma part en train de tenter de faire converger mes projets professionnels avec ces convictions. J’ai toujours été articulé autour de deux passions apparemment divergentes : l’économie et l’humanisme. J’aimerais, en 2012, remettre cette dimension humaniste un peu plus au centre de mes préoccupations, et je remercie la personne qui a provoqué cette prise de conscience, même si elle m’a bien flingué mon année ! :p

J’espère avoir l’occasion de partager cette vision avec chacun d’entre vous, et que j’aurai l’immense plaisir de vous voir ou revoir au cours de cette année 2012, pour aller ensemble vers de nouvelles aventures humaines.

Bonne année 2012 à tous !

Visite au musée du Luxembourg

21 décembre 2011

Après un déménagement qui m’a tenu éloigné de ce blog un peu plus longtemps que prévu (installation et temps de récupérer internet), me revoici connecté et donc dispo pour écrire quelques articles…

Aujourd’hui, minute culturelle de ce blog. Ce week end, en marge d’un Conseil d’Administration national des Petits Débrouillards, que je préside en Région Centre, j’en ai profité pour aller faire un tour à l’expo Cézanne à Paris, présentée au Luxembourg. Ce n’était pas mon premier choix : je voulais aller à la rétrospective sur les collections Stein au Grand Palais, pour en comparer le montage par rapport à celle vue cet été au MoMA de San Francisco, mais il y avait bien trop de monde…

Alors que dire de cette expo ? Au rang des points positifs, le cadre est toujours aussi magnifique ! J’adore flâner dans le jardin du Luxembourg, déjeuner dans cette ancienne brasserie « Petit Suisse » à deux pas de là, me poser dans les chaises longues, contempler ce Palais du Luxembourg, si important dans l’histoire de notre pays…

Et bien sûr, la palette de Cézanne… Ou plutôt son style, car si on reconnaît sa touche sans aucun problème, sa palette n’est pas celle à laquelle il nous a habitué ! Les couleurs, loin de la palette chaude des représentations de la Sainte Victoire et des alentours d’Aix-en-Provence, son bien plus dans des nuances de gris, avec une luminosité empreinte de brouillard….

Au rang des points négatifs, j’ai trouvé cette expo un peu « pauvre »… Un nombre d’oeuvres relativement limité, une organisation de l’expo et un parcours dont je n’ai pas vraiment compris la cohérence globale…. Bon, on va dire que j’ai été un peu déçu de l’expo en elle-même…

A découvrir cependant pour les amateurs de Cézanne, car c’est un regard différent sur l’oeuvre d’un artiste que l’on a trop vite rangé dans la catégorie peintre du sud « sous son chapeau de paille », comme dirait France Gall…

De l’excès de zèle de la contractuelle….

9 décembre 2011

S’il est un domaine
Où l’on constate avec peine
Que nos amis font du zèle
C’est celui de la contractuelle

Si tu mets de l’argent dans l’horodateur
Tâche d’être à l’heure
De ne pas être frivole
au moment de reprendre ta bagnole

Car tout dépassement d’une demie-heure
Te vaudra 17 euros de malheur
Même si tu avais perdu ce même temps
A chercher auparavant

Une place où te garer
Dans cette ville pleine de tranchées
Afin de -miracle- éviter
De voir ta voiture embarquée

Merci à cette jolie pervenche
Qui par esprit de revanche
ou par simple tristesse
de constater autant d’incivile bassesse

S’est empressée de papillonner
Ma voiture abandonnée
quelques minutes de trop
le long du caniveau

Non, je ne dirais pas que c’est une pouffiasse
Encore moins une connasse
Il est rare de nos jours
De faire son métier avec amour

Qu’elle soit félicitée
grâce à son intellectuelle acuité
bien que souffrant un peu d’ « amerthune »
Je vais payer cette prune

Et les caisses de la ville ainsi venir renflouer
Même si je me sens un peu floué
Car pour mon stationnement j’ai toujours raqué
Contrairement à beaucoup de détraqués…

Merkel / Sarko… Tout ça pour ça…

6 décembre 2011

Wahou ! Quel sommet hier entre ces deux soit-disant grands d’Europe !!!
Tout cela pour accoucher d’une souris…

Bon, en même temps, à quoi s’attendre d’autre quand on sait que :
-l’Allemagne refuse les eurobonds ou toute mesure d’aide en dehors du véhicule du fonds de stabilité financière européen, car elle peut encore se passer de solidarité et cela signifierait que c’est elle qui va aider les autres pays,
-l’Allemagne demande une diminution de la souveraineté budgétaire des pays européens, et un droit de regard de la commission,
- la France ne veut évidemment pas (c’est très franco-français) de quelque perte de souveraineté que ce soit,
- la France veut plus de solidarité dans l’aide aux pays européens (logique, elle en a besoin aussi).

Pas évident de se mettre d’accord, non, avec des visions tellement différentes ?

Et pendant ce temps là, S&P plaçait sous surveillance négative la quasi totalité des pays européens… Est-ce que cela va changer quelque chose ? Même pas sûr… Attendons jeudi et vendredi !

Un nouveau modèle éco et sociétal, oui mais quand ?

2 décembre 2011

Avant toute chose, disons-le, depuis 2 jours, et pour la première fois depuis 4 mois, je perdrais de l’argent si j’avais joué en bourse. En effet, depuis 4 mois, ceux qui ont joué de façon « intelligente » n’ont pu que gagner : les résistances à 3150 à la hausse et un peu au dessus de 2850 à la baisse faisaient leur boulot sur le CAC40. Quelques trackers bien placés, et les gains en jouant à la hausse quand on est à 2880 et à la baisse à l’approche des 3120 étaient au rdv. Et là, on est à 3170… Je dois reconnaître que je me serais vautré !

Mais ce qui me surprend, c’est que hormis que les banques centrales vont prêter plus, aucune solution n’a été trouvée, et nous sommes toujours dans une fuite en avant, du type de Pangloss dans le Candide de Voltaire… Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, semble nous dire les marchés à la moindre petite annonce positive pour le court terme.

Alors certes, je pense que nous avons déjà changé de monde, et que l’on essaie de se voiler la face encore un moment, ou plutôt de voiler la face à la masse des populations, en cherchant des solutions que l’on ne trouve pas encore. Le monde tel qu’il était n’existe déjà plus, mais on n’a aucune idée de ce que pourrait être ce nouveau monde.

A quand l’explosion de ce système ? Je fais partie de ceux qui pense que l’euro va provisoirement être sauvé. Soit par une dérogation aux traités européens existants, avec l’autorisation à la BCE d’être prêteur en dernier recours et de faire fonctionner la planche à billets, soit avec un accord impliquant la BCE et le FMI. Je pense que ce sont aujourd’hui des discussions techniques qui doivent avoir lieu dans les palais des différents gouvernements, et que l’on est en train d’organiser la déroute ordonnée de l’Italie, et de se préparer à la suite.

Mais ce sauvetage, qui sera probablement annoncé aux environs du 8 ou 9 décembre (probablement le 9 au soir en fin de sommet européen), ne sera de nouveau que temporaire. Car il ne préservera pas de l’absence de croissance, et donc de toutes les difficultés économiques que l’on peut présager : pas de croissance et de la dette, que faire ? On en revient toujours à l’hyperinflation, l’augmentation des prélèvements, etc… Ce qui va alimenter un climat délétère… Dans une société où les liens sociaux se délitent… Bref, un sacré merdier !

Alors oui, un autre monde est possible. Mais il faut commencer à le penser rapidement, et il va falloir innover : on ne fera pas du neuf avec du vieux, avec quelques réformes cosmétiques du modèle actuel !

L’existence précède l’essence, disait Jean-Paul Sartre

1 décembre 2011

Bien sûr, cette phrase, comme « l’enfer, c’est les autres », sortie de son contexte, ne vaut que l’interprétation que l’on en fait, et ne saurait résumer à elle seule toute la théorie – passionnante et complexe au demeurant – de l’existentialisme.

Ce que l’on peut entendre dans ce « l’existence précède l’essence », c’est que l’homme ne naît pas construit par des recettes pré-établies, mais qu’il devient ce qu’il est par ce qu’il se fait. On pourrait aller un peu plus en profondeur, en expliquant qu’en se faisant, il engage l’humanité dans son ensemble, ou encore en débattant sur une vision plus déterministe de l’Être…. Ce n’est pas mon propos.

Mon propos, aujourd’hui, c’est de rapprocher cette phrase de Sartre de notre époque, en essayant de voir de quelle manière elle peut s’appliquer dans le contexte actuel.

Dans un premier temps, si je rapproche cette phrase des propos tenus par Michel Serres à propos de l’innovation, et selon lesquels, en substance, l’innovation a lieu est n’est reconnue que longtemps après comme telle, on peut probablement en déduire que l’existence de l’innovation en précède l’essence. Ainsi, Turing, lorsqu’il donne existence aux principes fondateurs de l’informatique, n’a probablement aucunement conscience de l’essence de ce qu’il vient de créer. C’était un des exemples choisis par Michel Serres pour illustrer un autre de ses propos, concernant l’absence de reconnaissance et souvent même la persécution dont sont victimes les grands inventeurs (puisque Turing se suicida au cyanure après avoir été persécuté pour homosexualité).
Cela voudrait-il dire que pour innover, il faut faire confiance a priori, laisser une immense liberté d’action, sans savoir ce qui va venir en retour ? Probablement et c’est là que Michel Serres disait qu’il n’aimerait pas être à la place des chefs d’entreprises, qui doivent à la fois ouvrir suffisamment la porte pour permettre l’innovation, mais en même temps piloter de façon rigoureuse une entreprise… Cruel dilemme…

Mais si j’applique désormais ce principe de « l’existence précède l’essence » au domaine de la jeunesse et de la citoyenneté, comme l’a fait indirectement Lionel Larqué dans sa conférence « Les jeunes et l’ESS », qu’est-ce que cela peut donner ?
Lionel n’a cessé de martelé, notamment à l’adresse de Marie-Madeleine Mialot, Vice-Présidente du Conseil Régional, qu’il fallait « dédispositifer » le système. En clair, que les jeunes n’aiment pas rentrer dans un dispositif établi. Cela est logique : allez dire à quelqu’un « on va t’aider à t’insérer »…. Très valorisant. Mais si là aussi on part du principe que l’on est ce que l’on se fait, alors il faut inciter à la vitalité, donner les moyens de s’accomplir, et étudier ensuite le résultat. Ce que Lionel sous-entendait dans son propos en soulignant la nécessité de « confiance a priori, en acceptant sa part de risque politique ».
Et là, peut-être qu’une formation un peu existentialiste, dans le sens humaniste du terme (Sartre l’a défendue lors d’une conférence qui a donné lieu à l’édition d’un bouquin), qui serait dispensée aux personnes à qui l’on donne des moyens, serait un bon moyen de couvrir ce risque politique. En effet, si l’on fait prendre conscience que loin de s’engager seul, la personne qui agit engage le reste de l’humanité, ou moins pompeusement de la société ou de la nation dans laquelle il vit, alors on peut avoir des prises de conscience et garantir un investissement total de cette personne…

Cela pourrait aussi créer de l’angoisse, face à cette « charge ». Et c’est bien là que nos aînés ont un rôle d’accompagnement, d’encouragement et de soutien à jouer. Dans l’acceptation de modes d’action et de pensée différents, et dans un monde qui ne change pas mais a déjà changé.

Je ne suis pas certain que je sois super clair…. La pensée a besoin de temps pour s’affiner et s’affirmer. Mais j’espère que cela suscitera quelques interrogations et réflexions….

Soirée « les jeunes et l’ESS »

30 novembre 2011

Comme la plupart d’entre vous le savent, je suis le Président de l’association des Petits Débrouillards de la Région Centre. Donc quand le « grand témoin » de la soirée de clôture du mois de l’ESS est Lionel Larqué, directeur adjoint du réseau national des Petits Débrouillards, je me dois d’être présent dans la salle…. Et en plus, ça me faisait plaisir, alors pas de raison de se priver !

Lionel m’avait prévenu : il n’allait pas dire que des choses qui feraient plaisir… Donc quand il a entamé par un lapidaire « les jeunes, ils font chier les politiques depuis toujours, qui ne savent pas comment les gérer, et s’en foutaient jusqu’à il y a peu », je me suis dit que le ton était donné, et que s’il continuait comme ça toute son intervention, j’allais par la suite avoir du mal à aller parler du plan de développement des Petits Débs avec nos amies les collectivités territoriales…

Mais ce n’était que l’accroche, volontairement un peu provoc. L’argumentaire qui a suivi était plutôt clairvoyant. La jeunesse étouffée par la classe d’âge précédente, qui « squatte » les postes à responsabilité, les rémunérations élevées, et qui étouffe dans l’oeuf tout développement des nouveaux arrivants… La jeunesse incomprise, qui soit-disant ne s’engage pas alors qu’il n’y a jamais eu autant d’engagement des jeunes, mais sous une forme différente de celle à laquelle les aînés sont habitués… La jeunesse qui ne se retrouve pas dans tous ces « dispositifs » administratifs, et à qui il faudrait arriver à faire confiance a priori pour qu’elle puisse prouver son dynamisme et sa vitalité…
J’ai d’ailleurs un peu « râlé » quand on a coupé la discussion avec la salle après seulement 3 questions en provenance de Marie-Madeleine Mialot, VP du Conseil Régional, Christine Roméro, VP de l’Université, et du Président de la CRESS Centre : quelle parfaite illustration du propos de Lionel ! On parle « jeunesse » et pas une question d’un jeune… Certes, ils ont été timides au départ, mais couper le débat au moment où les jeunes commençaient à oser lever le doigt, quel gâchis ! Finalement, mon ami Hassan Kerim, qui animait le débat, a accepté de prendre une ou deux questions de plus ! :p

Bien sûr, le tableau n’est pas pour autant complètement rose : une jeunesse qui a de plus en plus de mal à lire, à faire preuve d’une vision synthétique des choses, qui est effrayée à l’idée d’échanger même avec des amis car cela voudrait dire se confronter au regard de l’autre…. Bref, il y a des freins, évidemment, comme il y en a toujours eu dans chaque classe d’âge !

Des discussions ont également été lancées mais qui mériteraient à elles seules des articles de plusieurs dizaines de pages, sur les notions d’interactions sociétales faibles ou fortes, et notamment sur le risque de déliquescence de notre société… Ce risque est, d’après Lionel, plutôt plus fort en France que dans d’autres pays du monde… Et je pense que je ré-inviterai Lionel, au titre des Petits Débrouillards, à venir nous parler de cela prochainement !

Rencontre avec Michel Serres

29 novembre 2011

A l’invitation de la Région Centre, et en qualité de Président régional des Petits Débrouillards, j’ai eu le plaisir immense d’être invité, avant la conférence qu’il donnait devant 500 personnes au Centre de Conférences ce soir, à rencontrer Michel Serres en groupe plus restreint d’une vingtaine de personnes.

De suite, le monsieur pose le cadre, en nous expliquant que la culture scientifique a connu plusieurs périodes : celle du secret et de l’accès limité aux élites, puis celle de la diffusion et de la vulgarisation, et enfin cette période actuelle qui est celle d’une forme de défiance car la vulgarisation n’est probablement plus assez bien faite.

J’ai essayé de le pousser en l’incitant à réfléchir sur le potentiel lien entre cette défiance et une société à la démographie exponentielle qui impliquait peut-être une sectorisation des savoirs plus grande, et donc une forme d’unijambisme de l’esprit qui aboutirait à cette défiance. Il m’a répondu que, d’après lui, c’était simplement la suite logique d’un mouvement historique : on a décridibilisé les lettres au profit de la science reine au siècle dernier, puis on a décridibilisé les sciences au profit du droit et du business dans la fin du siècle dernier et le début de celui-ci. Tout cela notamment parce qu’il est plus « rentable » de s’investir dans ces filières… Même si c’est moins passionnant que résoudre des énigmes ou avoir des idées ( »avoir des idées et faire l’amour, voila le programme d’une belle vie », nous a-t-il dit en souriant).

Par la suite, il a par contre approuvé quand j’ai enchaîné sur le fait que la démographie galopante nous obligera à innover en terme de modèles sociétaux. Sans pouvoir pour autant développer et donner des pistes d’issues possibles. En effet, je pense qu’il est trop intelligent pour ça, et il a enchainé notamment sur le fait que l’inventeur ne sait pas ce qu’il invente, et que si vous allez voir l’inventeur de l’ordinateur et qu’il vous dit « je cherchais à créer l’ordi », il vous mentirait évidemment car il ne pouvait pas savoir ce qu’il cherchait, ne l’ayant encore jamais vu !
Le même raisonnement peut s’appliquer au modèle sociétaux et économiques du futur. Ceux en place actuellement dans le monde occidental ne fonctionnent plus, et il faut soit en trouver des qui fonctionnent ailleurs, soit en inventer des totalement nouveaux. Ajoutons qu’une réforme face à une crise n’est d’après lui qu’une rustine, et les mêmes causes produisant les mêmes effets, un système réparé, réformé, conduira forcément à de nouvelles crises. La réforme n’est pas l’innovation !

Autres points que j’ai vraiment retenus : toute innovation contient en elle le bien et le mal (énergie atomique et bombe atomique, mais aussi le feu qui cuit et qui brûle, etc), est difficile à faire accepter (Galilée ou autres pourraient en parler), doit être replacée dans son contexte historique pour être située correctement (la péridurale met fin à 100 000 ans d’accouchements dans la douleur, l’IT est la suite logique d’autres moyens d’expressions, etc).
Les vraies innovations ne sont que rarement médiatisées… Aujourd’hui 1% des humains sont agriculteurs, alors que c’était 70% encore il y a peu et depuis des millénaires. Qui en a parlé ?

Enfin, un point sur lequel il a largement insisté : prenons garde de ne pas accepter cette course à l’innovation, car s’il y a course, il y a mimétisme par rapport à notre concurrent. Donc il n’y a pas d’innovation. Il l’a dit, « l’innovation vient souvent de ce que l’on appelle en latin moderne les « outsiders ».

Dernière leçon, qu’il nous a présenté dans l’après-midi comme LA leçon à retenir : nous sommes drogués à l’opposition. Nous sommes appelés à être pour ou contre quelque chose en permanence, dans le sport, dans les sciences, en politiques, etc… Et il nous faut apprendre à revenir à l’étude du contenu pour ce qu’il est, et non simplement pour émettre une opinion en se déclarant pour ou contre !

Encore plein de choses qui me viennent à l’esprit quand je me remémore ces quelques heures… Le fait que nous sommes en train de construire une démocratie des sciences où Mme Michu est autant une épistémologue que le philosophe des sciences du Collège de France… L’impression d’immensité ressentie à chaque époque par celui qui regarde la masse des savoirs… Le principe de précaution qui régit la société, et ceci bien avant la constitutionnalisation de celui-ci… et tant d’autres choses qui font que je me demande comment tout cela a pu être dit et expliqué en moins de 2h…

Le tennis porté au sublime

24 novembre 2011

J’ai regardé cette nuit la vidéo en ligne du match Nadal / Federer à la Masters Cup qui se déroule actuellement à Londres.

Certains vont me dire que Nadal n’est pas à son meilleur niveau, que c’est la fin de la saison, etc… Et ils auront raison. Mais il y a une chose que l’on ne peut pas retirer à Federer : quand il joue au niveau auquel il était durant ce match, le tennis est un sport simplement sublime, à l’esthétique parfaite.

Alors est-ce que Federer gagnera encore des grands Chelems ? Aucune idée. Et je m’en fous. Simplement, pourvu qu’il continue à jouer encore longtemps au tennis, et à nous proposer, par moment, des instants d’une telle magie.

Pour les amoureux du tennis, à partir de 2/2 dans le premier set, c’est simplement énorme.

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Crise, crise et recrise… Quelle surprise !

22 novembre 2011

Voila très longtemps que je n’ai pas publié ici, malgré les demandes de certains…. Je vous demande de m’excuser mais je n’avais pas la tête à ça…. Puisque je parle généralement de ma volonté de transparence, disons simplement que ce fût une période difficile, avec le choix de Béné (que vous aviez appris à connaître grâce au road book US) de mettre fin à notre relation, la nécessité de mettre BioChemics (où je travaillais depuis 6 ans, certes comme salarié, mais avec des liens d’amitié très forts avec les fondateurs) en liquidation judiciaire, et donc la nécessité de prendre du recul et de me reconstruire….

Aujourd’hui, plein de choses nouvelles sont en train de se mettre en place dans ma vie, avec des orientations que je n’aurais probablement même pas pu imaginer voici quelques mois, et j’ai envie de reprendre la plume… D’autant plus que certains amis m’y incitent, soit directement en me sollicitant, soit indirectement en continuant pour leur part à publier régulièrement.

Mais avant de partager mes nouveaux projets, un article sur la crise actuelle me semblait nécessaire. Je la suis depuis longtemps, et j’avais envie de vous donner mon avis.

Le 15 avril 2010, je parlais déjà de hausse des impôts inévitable, d’hyper inflation probable, etc… sur mon blog.
Mon avis n’a pas changé d’un pouce. Nous sommes au bord d’une récession (les plans d’austérité vont bloquer la croissance) et donc la hausse des impôts et l’hyper inflation seront les seuls moyens pour dégager de quoi équilibrer (ce serait déjà bien) puis renflouer les comptes publics. Nos gouvernements, de droite comme de gauche, ont été irresponsables depuis au moins 30 ans, en faisant vivre notre pays à crédit grâce à ce p… de triple A qui n’était qu’un leurre… Cela nous revient dans la gueule. J’ai envie de dire « bien fait et au boulot ».

Cela ne me fait pas pour autant marrer. C’est vraiment la merde car la BCE ne peut pas intervenir sur les marchés en achetant de la dette d’état (ce qui calmerait les spéculateurs), à moins de se mettre en dehors du cadre fixé par les traités. Or, pour le moment, l’Allemagne ne laissera pas faire (même si la position s’infléchit un peu ces derniers jours), car ce n’est encore pas la merde pour elle et qu’elle peut encore pour l’instant se la péter car elle est la locomotive européenne, et les taux de spreads lui sont très favorables sur les marchés.
Je dis pour l’instant, car quand la situation va devenir tellement merdique qu’elle sera touchée aussi, elle va changer son fusil d’épaule… A temps ? trop tard ? Nous, français, avons déjà changé notre position : d’un Sarko arrogant au possible, qui se mettait au niveau de l’Allemagne il y a quelques temps, à tel point que je me disais qu’il était bien typique du coq français (chanter les pieds dans la merde), nous sommes passés à un Sarko un peu plus inquiet, qui se rend compte que le dernier rempart avant les attaques contre la France (l’Italie pour ne pas nommer se rempart) était quasi à terre, avec son pote Berlusconnerie qui a dû démissionner…. Mais ne fanfaronnons pas : nous avons simplement vu le mur plus vite car nous étions plus dans la mouise !

Messieurs les politiques, nous sommes certes à un an d’une présidentielle. Mais nous parlons aujourd’hui de l’avenir de notre pays, et de tout le continent européen. Je sais que ce que je vais écrire et demander va vous faire gentiment sourire et que je suis un utopiste. Posez vos bazookas de campagne, unissez-vous, jouez votre rôle de politiques et non de politiciens, et prenez les bonnes décisions.
J’exagère pour la France, mais certaines régions de notre continent ne résisteraient pas à un effondrement de l’Europe, et la guerre pourrait se réimplanter sur notre territoire. Et cela, nous avons et surtout vous avez le devoir de l’éviter.

San Francisco, c’est beau !

26 août 2011

Punaise ! ça, c’est du titre !!! Je m’impressionne moi-même ! :p

Que vous dire, si ce n’est qu’on a fait les choses les plus classiques de cette ville ces derniers jours : le Golden Gate, le Pier 39 et ses combats de phoques, le quartier hippie (qui est vraiment hippie), le quartier gay et lesbien (qui est vraiment gay et lesbien), le shopping à Union Square, etc, etc…

L’accueil à Castro, le quartier gay et lesbien, par un certain nombre de mecs à poils, assis à la terrasse d’un bar, restera mémorable. Le combat des phoques mâles qui voulaient récupérer un plus grand nombre de femelles à honorer aussi…

La ville est vraiment magnifique, hyper diversifiée, et on sent une réelle ouverture d’esprit, une ville trépidante, etc… Vraiment, un endroit où il doit faire bon vivre (même si on ne parlera pas des prix de l’immobilier).

Encore quelques petits jours, et on rentre en France… A la fois heureux de rentrer pour retrouver tout notre petit monde, et triste car ce sera la fin d’un superbe voyage !

See you !

Le long océan pas si fique que ça en fait!

19 août 2011

Depuis notre arrivée dimanche à Kauai, la fameuse île jardin de l’archipel d’Hawaii, nous n’avons pas été très bavards.. Effectivement, je pense qu’après le road trip dans les parcs nationaux, la fainéantise s’est un peu installée.. A bas les randos..vive la plage!

Nous sommes dans un endroit magique, différent de ces canyons où nous sommes époustouflés par l’immensité rocheuse, le camaieu de couleur rouge, la végétation désertique.. Ici c’est une île, avec une faune et une flore inconnues (quoique Kauai est une île envahie de poules et de coqs..on en croise partout sur et sous les voitures, dans les forêts, sur le trottoir, au bord des routes, partout!). C’est une île peu touristique, certes il y a des touristes mais vraiment pas trop..Pas encore croisé de français!
Des sites naturels magnifiques mais pas usés et exploités à outrance pour satisfaire le touriste.. Les fameux attrape-touriste existent mais près des hotels..
Dans cet article je parlerai de notre croisière sur l’océan de Mercredi. Nous sommes allés dans le sud de l’île dans un port pour monter à bord d’un Catamaran afin de longer la Na Pali Coast. Côte Nord/Nord-Ouest de l’île infranchissable en voiture, à pied, puisque ce sont des falaises qui bordent l’océan.
Une promenade de 5h30 inoubliable.. Nous avons été suivis par un groupe de dauphins à l’aller et au retour, et même si ça peut paraître un peu cliché, ce sont des moments assez émouvants. Puis nous sommes descendus du bateau au pied d’une des falaises, masque et tuba (pas pour moi je ne me suis toujours pas habituée au tuba, l’horreur), palmes et nage d’une heure environ pour observer le fond de l’océan.. Coraux, poissons colorés.. Expérience très émouvante également..

Oui je répète souvent le mot ou dérivés d’ »émotion », je pense que c’est un bon mot pour résumer ce que j’ai déjà vécu en moins de trois semaines.
Bon j’ai découvert en même temps que j’étais sujette au mal de mer..ce que je ne savais pas, en même temps, j’avais dû faire du canoe, du ferry pour aller en corse avant alors bon… Et par contre, ça c’était vachement moins émouvant, je vous assure..
J’étais hyper facile au début..Mais les trois quart de la croisière ont été assez terribles.. Et pour le coup, je n’ai pas pu profiter du paysage comme j’aurais voulu.. Je me suis rattrapée aujourd’hui en allant voir de superbes points de vue du Waimea Canyon « le grand canyon du pacifique », très beau et de la Na Pali Coast mais vue d’en haut cette fois en montant jusqu’au Cokee State Park où il y a des trails qui ont l’air très sympas..
Voilà pour les nouvelles expériences sensationnelles..
Niveau gastronomie, nous avons gouté les trois poissons les plus consommés ici, grillés, le mahi-mahi, le ono et le ahi(sorte de thon) mais le mahi-mahi nous a vraiment plus plu. Il y a beaucoup de snacks donc c’est un peu compliqué de savoir quelles sont vraiment les spécialités du coin.. Beaucoup de poulet, de crevettes et de poissons grillés.. Nous avons testé quelques fruits, les bananes dites crémeuses parce qu’elles sont, devinez…, plus crémeuses! La Goyava Strawberry, donc une goyave..Et nous devons encore goûter le fruit du dragon, l’hawaian blood orange et d’autres dont les noms m’ont un peu échappés, oups!
Les ananas sont délicieux et nous ne sommes pas sûrs de pouvoir en manger d’aussi bons de retour en france..
Voilà quelques nouvelles de l’autre bout du monde ou presque..
A très vite. Béné

1er jour à Hawaii, Aloha !

16 août 2011

Comme Anne, d’Indigo Voyages, doit venir à Kauaii peu après nous, et qu’elle nous a demandé de lui donner quelques éventuelles recommandations, cet article, et peut-être les suivants (à voir selon mon humeur et celle de Béné) sera(ont) rédigé(s) comme un road book…

Alors pour commencer, avant de venir, faîtes attention à l’endroit où vous allez vous retrouver : certaines chambres sur jardin de l’Islander donnent en réalité en partie sur la mer. Notre bâtiment, par exemple, le « Hawaii », donne certes sur l’immeuble de l’hotel d’en face, mais si vous mettez la table au bon endroit sur la terrasse, vous avez la vue sur le Pacifique. Préférez pour cela le 2è ou 3è étage, sachant que le 1er est aux US le RdC. Cela vous permettra d’avoir une terrasse isolée du jardin, et de prendre de la hauteur pour espérer une jolie vue.

Au matin du premier jour, allez faire quelques courses : il y a des barbecues à gaz à disposition au bord de la piscine, donc vous pourrez cuire vos propres viandes ou poissons, si vous voulez faire quelques économies. Ne partez pas sans avoir constaté à la fois que les couverts sont fournis, et que les ustensiles de barbec peuvent l’être !
Allez soit à Lihue, au Times Supermaket, sur Kukui Grove, ou alors soyez moins stupides que nous, et poussez jusqu’à Kapaa : vous devriez trouver de quoi vous satisfaire, par exemple au Starway.

Ensuite, en fin de matinée, revenez et profitez de la piscine, ou mieux de l’océan Pacifique (un peu agité parfois), grâce à vos super godasses au design incomparable pour ne pas vous couper les pieds (pas cher chez Décathlon, on a ce qu’on mérite) !

Rentrez déjeuner sur votre terrasse, par exemple les california rolls que vous aurez achetés, frais, le matin, à la dame qui fait ça dans le supermarché (enfin une raison d’être stupide comme nous et d’aller jusqu’au Times !).

Pour l’aprèm, allez faire un tour jusqu’au Kilauea Lighthouse, réserve naturelle pour la faune, en évitant d’oublier comme nous les pass des parcs nationaux. Sinon, vous y retournerez un autre jour, comme nous le ferons, mais visiterez avec plaisir le petit village commerçant de cet endroit, et tout particulièrement la boutique du Lotus. Des prix assez exorbitants, mais des bijoux superbes avec des perles noires d’Hawaii.

Sur le chemin du retour, vous trouverez bien quelqu’un qui vous refourguera une noix de coco glacée, ouverte à la machette, histoire de vous rafraichir.
Idéalement, trouvez en une non loin de la plage, afin de pouvoir la savourer dans de bonnes conditions.

Au retour à l’hotel, vous pouvez faire un détour par Coconut Market, juste à côté. Les boutiques sont de vrais attrape-touristes, les snacks probablement des attrape-tourista (en tout cas, les crevettes sont trop épicées dans l’un des grills), mais on a eu droit à un joli petit spectacle de hula…

Nous en avons profité pour réserver, sur cette place, auprès d’une dame un peu barge mais sympa, une croisière le long de la Napali Coast, accessible par bateau ou hélico. Honnêtement, nous avons hésité avec le tour d’hélico, mais la raison financière l’a emporté…

Suggestion J&B : finissez votre journée par un repas au Eastside, à Kapaa, à l’angle de la Highway et de Kukui Road. Leur Mahi Mahi est vraiment excellent, et le thon avec son risotto de maïs n’est pas mauvais non plus ! Par contre, attention, les vins ne sont pas au frais, donc difficilement buvables ! Prenez plutôt un cocktail ! Il faut savoir la jouer « local »…

De Lake Powell à Las Vegas, en passant par Grand Canyon…

14 août 2011

Petit retour sur Las Vegas, juste pour une nuit… On est content : avec le Hilton, on retrouve un hotel digne de notre standing, après que nous avons eu probablement la moins bonne chambre de tout le Best Western du Grand Canyon…

Alors oui, on était pas au top dans l’hotel, mais pour le temps qu’on y a passé, on s’en fout complétement ! Car vraiment, rester à l’hotel quand on a le Grand Canyon à portée de main, ce serait un crime… ça a franchement de la gueule ! Pas l’endroit le plus émouvant (Antelope Canyon et Monument Valley tiennent la corde), pas le plus beau non plus (Arches et Bryce sont probablement devant), mais putain que ça vous prend aux trippes, par son immensité !!!

Bon, au départ, on s’en rend pas forcément bien compte, de l’immensité (private joke pour Béné)… Mais quand on marche quelques heures le matin, qu’on a les pieds en vrac, et qu’on regarde sur la carte ce que l’on a effectivement fait, je vous garantis que là, on voit très très bien de quoi il s’agit !

En même temps, on ne pouvait pas rester tout le temps à glandouiller, comme nous l’avons fait lors de la croisière sur le Lake Powell, ou encore sur les plages environnantes… Magique, ça aussi, mais totalement différent !

C’est sûr que si on avait eu le budget pour, plut^to que d’en chier à pieds, on aurait pris un hélico pour aller visiter la réserve Havasupai, avant de revenir dîner au El Tovar lodge, qui nous avait été chaudement recommandé par Anne, d’Indigo Voyages…
Mais comme les ressources s’amenuisent, nous avons oublié nos rêves de grandeur et l’hélico, tout en conservant la deuxième partie du programme… Et encore une fois, Anne ne nous a pas envoyé dans le boui-boui du coin ! Repas merveilleux dans un cadre sensationnel, avec nos amis Zin et Fandel… Le pied !

Et ce matin, départ pour Las Vegas : on n’y reste pas, on repart demain pour Hawaii, et d’autres couleurs !

Je suis allée loin…

10 août 2011

Coucou à vous..
Nous avons retrouvé une connexion correcte pour pouvoir écrire quelques mots sur notre séjour, ceux qui vous permettent de nous suivre et ceux qui nous permettent de garder des traces à chaud de ce que l’on vit. Le séjour est tellement intense pour le moment en terme de sensation, émotion, découverte et timing que cela paraît essentiel de noter.
Commençons par Mexican Hat, où il faut le dire j’ai été plutôt déçue du chapeau mexicain retourné, je m’attendais à une énorme soucoupe volante mais en fait il est tout petit mais c’est pas grâve.. On s’était habitué à ce que tout soit surdimensionné ici..!
Monument Valley est un site un brin émmouvant, parce qu’il y a tout le côté « là où les plus grands mesterns ont été tournés » mais aussi et surtout parce que ça se trouve dans une réserve Navajo, et ça ben moi ça me fait quelque chose.. J’ai eu l’impresssion d’entrer sur une terre différente où le temps est différent..Et puis j’ai eu envie de comprendre leur histoire..  Tout est question de spiritualité chez eux..mais de business aussi.. J’ai donc trouvé cet endroit un peu différent, un peu mystique en fait..Et puis j’ai acheté des bijoux aussi parce que je suis une fille et que ce n’était pas une escroquerie made in China là..

Ensuite, on a mangé dans un Dinner tenu par des Navajos aussi.. Bon ok je ne suis pas totalement entré dans le trip, j’ai commandé une « polygamy porter » une bière brune, dont je ne décrirai pas l’étiquette..Et j’ai commandé aussi un « Navajo taco » et là waouh, on ne fait pas les choses à moitié chez les Navajos : un pain frit sur lequel il y a du chili sur lequel il ya de la salade, de l’oeuf, du fomage, des carottes.. So ‘ bourratif! Non pas de dessert merci..

Un autre truc dont je voulais vous parler c’est Antelope Canyon, que nous avons visité hier..Un truc de ouf’ (encore..). Nous partons dans des jeep énormes avec des roues qui font ma taille et demi en direction du Canyon.. Déjà ça c’est un peu l’aventure..mieux vaut ne pas avoir prid le petit-déj’ avant! Nous arrivons après 20 minutes de rodéo moitorisé au pied d’une fente dans le Canyon dans laquelle nous pénétrons à pied et waouh… Le décor est somptueux, une caverne formée par les vents et l’eau.. Une roche ronde, modelée comme de la terre glaise, douce..Un endroit où je me serais bien laissée quelques heures pour m’y reposer, admirer cette beauté naturelle indiscutable…Mais le tour étant strictement régi par les Navajos à qui le site appartient nous font une visite express!! La guide trace ne disant « là ici il y a une photo à faire »…on y va.. »là il y a une photo à faire »…limite en courant.Pour nous dire au bout de la traversée « il reste 5minutes pour faire demi-tour et remonter dans le véhicule »…Donc la découverte de ces formations rocheuses majestueuses est un  peu ternie par une visite eclaire au goût un peu amer de rentabilité de business..Dommage..Les « fameuses » photos nous permettront de garder une trace de ce somptueux décor et bien que la frustration soit là, cette visite fut magique pour moi..L’atmosphère, la sensation au toucher des roches, les jeux de lumière, tout cela est particulier et je pense à ne pas rater..

Voilà deux belles expériences dont je voulais vous faire part aujourd’hui. Je vous embrasse et à très vite..

depuis le bout du monde…

9 août 2011

Article tres court, avec un clavier qwerty donc pas d accents…

Nous allons partir de Mexican Hat, avec un gout de bout du monde dans la bouche… Internet uniquement a la reception car pas de haut debit, un motel qui ressemble vraiment a un motel, une steak house et un resto avec surtout des specialites navajo et mexicaines pour seuls points de restauration… Punaise, Anne avait prevenu, mais je ne pensais pas qu on serait autant into the wild !!!

Bref, au dela de ces conditions materielles, probablement l etape que j ai preferee jusque la… Monument Valley dans le soleil couchant, on sent vraiment l esprit des ancetres navajos !!! des couleurs magiques, des minis tornades de sable…

Et hier, decouvertes de la valley of the gods et du parc des Bridges. Des endroits un peu moins courus, qui nous ont permis de nous retrouver un peu plus seuls dans cette immensite rouge, ocre, vermillon…

Vraiment un grand grand moment…

Allez, on va repartir vers la civilisation, dans la ville de Page, en esperant que l on pourra partager qqs photos grace a une connexion internet un peu plus rapide que ces 5 derniers jours !

Hi!!

6 août 2011

J’espère que vous allez bien.. Moi ça roule plutôt pas mal.. je n’ai pas touché une clope depuis le samedi de notre départ, autrement dit depuis une semaine et j’ai même arrêté les patchs, mais ça va!!! Ben oui évidemment ça va! Je suis un peu bluffée quand-même par ces grands espaces, tous différents, tous surprenants..
Bref, nous sommes au Red Cliffs Lodge, un endroit superbe, vraiment, s’il y avait le sosie d’Elvis qui traînait dans le coin, on aurait pu réflechir à se marier au bord da la Colorado River, mais pas d’Elvis, pas de mariage…! Pourtant, c’est l’endroit rêvé (bon ok en plus vous n’êtes pas là..)
Donc on est ici depuis deux jours, on marche, on va à la piscine, on boit du vin et moi, moi, moi je fais du cheval!
Alors première tentative Jeudi après-midi à 16h00 rendez-vous pour faire un horseback-riding.. Des chevaux, beaucoup, des français aussi, beaucoup et allons-y, les uns derrière les autres et on se suit.. Mouais je m’y attendais mais le manège en outdoor dans les canyons, c’est un peu décevant même si c’est 10 OOO fois mieux qu’une balade à Montargis! Et au bout de trente minutes, un orage nous est tombé sur le coin du nez, un peu violent!un peu mouillée, un peu gelée (heureusement jack : le chef du convoi, j’étais juste derrière ce fier cow-boy waouhhhh!! m’a prêté sa « jacket » double-waouohhhhh!!). Bref, il a tellement plu que des petites rivières’wash se sont créées alors on a fait demi-tour histoire d’éviter les accidents surtout que j’étais à peu près la seule à être déjà montée à cheval. Les chevaux avec l’orage c’était very fun!! Des chutes, des cris, des problèmes de direction..
Bref, 70 $ quand-même pour une rando écourtée, c’est un peu too bad!
Et Johann, the perfect’men a négocié pour que je puisse refaire du cheval mais encore mieux, qu’avec un groupe très réduit (2), (pas avec lui, il m’a abandonnée), dans un plus grand espace, éloigné du Ranch (onion creek dont jo vous a parlé dans l’autre article).. On y est allé ce matin et j’ai pris un plaisir de dingue..
Seules sur nos chevaux d’indiens!!! au milieu des canyons..
J’ai passé un moment vraiment fabuleux..les pas des chevaux, le bruit de la rivière et un paysage infiniment grand, rouge, desertique.. Quelques chipmunks ici et là..et même deux affreux snakes…brrrr…
Nous avons galopé en montant sur les hauteurs, nous sommes passées dans la rivière et surtout nous étions seules…into the wild.. Je ne sais pas si je peux réussir à travers ces mots à vous faire part de la sensation que j’ai eue, mais c’est assez intense.. Faire un truc qu’on aime dans un endroit grandiose, avoir conscience de ce privilège et ainsi se delecter de chaque seconde..it’s so amazing!… Et en plus je travaille mon bronzage!
Je vous embrasse! Bye!

Red Cliffs Lodge, Arches, Onion Crrek and Colorado River…

6 août 2011

Le Red Cliffs Lodge est un endroit magique. Toujours pas mal de français, mais on s’en fout complétement, tant le cadre est somptueux… Un patio devant la chambre, qui donne sur la Colorado River et les montagnes environnantes, un vrai décor à la John Wayne, puisqu’il a tourné ici un certain nombre de scènes de ses films, dont le célèbre Rio Grande…
On y mange bien, avec des expériences culinaires amusantes comme la découverte des couilles de taureaux pannées (bizarrement, je trouve que ça ressemble à des bolets pannés), on y boit un peu moins bien qu’au Diablo Café mais leur Gewurtz vendanges tardives est somme toute intéressant…
On y passe du bon temps au bord de la piscine, dans le musée du cinéma, ou encore sur le dos de chevaux (cela, Béné vous en parlera car elle est partie faire une rando un peu spéciale ce matin… Privilégiée, va ! lol).

Mais ce ranch, toujours en activité, serait nettement moins intéressant sans son environnement. Hier, on en a chié un peu dans le parc d’Arches, car les randos sous 40°C, c’est parfois difficile (oui, Anne, je me plains qu’il fait trop chaud alors que vous crevez de froid à Orléans City :-) ), mais ça valait vraiment la peine : Delicate Arch, avec quasiment personne au même moment que nous, c’est une belle récompense au bout de la montée sur les roches et le long de la falaise… Vraiment la sensation de vivre un moment unique ! De plus, mes amis les plus proches pourront découvrir bientôt sur une vidéo que j’ai été accompagné dans cette rando par une moufflone !!
Ensuite, Sand Dune Arch, beaucoup plus petite, mais dissimulée entre les parois verticales d’un canyon étroit nous a semblé comme un trésor dans son écrin, qui se dissimule un peu aux yeux des parfois trop nombreux touristes que l’on peut trouver par ailleurs.
Enfin, Broken Arch nous a contraint à une marche de qqs kilomètres dans le désert : heureusement que le terrain était plat, car là, on a vraiment cramé !
Bref, en résumé, pour reprendre les paroles de Béné et sa comparaison avec la boîte de chocolat d’un article précédent, on a ouvert la boîte, on est tombé sur un chocolat grand luxe fourré aux amandes, et c’est tant mieux car on aurait eu du mal à accepter, après ces efforts en rando, de tomber sur un pauvre Monchéri à la noix !

Et hier soir, petit détour par Onion Creek : notre première expérience où nous avons vraiment validé l’utilité d’un 4×4 ! On a du traverser une rivière au moins une 15aine de fois, pour s’enfoncer au fond d’une gorge, découvrir un paysage aux couleurs sublimes dans le soleil couchant, et finalement redescendre à la nuit tombante, accompagnés par les chauves-souris… Vraiment super !

Les photos viendront sur Facebook dès qu’on aura une connexion avec un débit suffisant : cela devrait être le cas d’ici mardi ou mercredi, car nous partons demain pour Mexican Hat, non loin de Monument Valley, et les Navajos ne semble pas encore avoir installé la fibre optique ! ;-)

De Bryce Canyon au Red Cliffs Lodge, en passant par Capitol Reef…

5 août 2011

Nous avons donc quitté Bryce Canyon hier matin, et nous sommes arrivés en ce début d’après-midi au Red Cliffs Lodge. Magique, cet endroit, soit dit en passant, même si ça fera probablement l’objet d’un articlecar nous y restons 3 nuits.

Mais avant cela, il me faut vous parler de Capitol Reef. On pourrait parler de ses falaises rouges hautes de centaines de mètres, mais encore une fois, les photos parleront bien mieux que mes longs discours.

Par contre, il y a 3 choses dont je veux vraiment vous parler.
La première, c’est la météo. Nous avons eu de l’orage sur Capitol Reef, et cela donne un décor encore plus sympa peut-être. En effet, les « wash » se remplissent d’eau, et la couleur rouge de cette eau chargée de particules de pierres est simplement hallucinante. Tout comme la vitesse à laquelle les « wash » se remplissent. On comprend donc que les rangers aient fermé un certain nombre de randonnées et de routes, car le risque de « flash flood », crues éclaires, était élevé. Nous avons cependant pu entrer dans « Grand Wash » en voiture, même si nous ne nous sommes pas aventurés à faire un trail au fond de celui-ci.
La deuxième chose dont je voulais vous parler, c’est de l’hotel. Certes, les chambres sont moyennes. Certes, le style « motel » avec les chambres qui donnent sur les bagnoles n’est pas trop à mon goût. Mais quand on se retrouve dans le jaccuzzi avec comme toile de fond les falaises rouges évoquées ci-dessus, on se dit que l’on a bien fait de venir.
La troisième chose dont je voulais vous parler, last but not least, est le café Diablo. C’est là que nous avons mangé hier soir. Un endroit qui ne paie vraiment pas de mine, et devant lequel on peut passer sans s’arrêter sans aucun problème… Grossière erreur ! OK, les pancakes au rattlesnake (serpent à sonnette) ont une amertume un peu dérangeante. On dira que l’originalité était plus intéressante que l’aspect purement gustatif. Par contre, les viandes étaient succulentes, les légumes géniaux (et pour ceux qui me connaissent, ils savent que pour que je dise cela d’épinards et de carottes, c’est que c’est la pure réalité), et que dire du vin ? Anne nous avait suggéré un chardonnay 2006 qu’elle avait goûté. Il n’était plus disponible qu’en version 2008, et s’accomodait mal de nos viandes rouges. Nous avons donc opté pour un Zinfandel 2008, les 7 deadly zins, produit à Graton en Californie.

Disons le clairement, LA révélation gastronomique et oenologique pour moi à ce jour dans le voyage. Une merveille d’équilibre, de structure, de caractère et de fruits. Une rondeur parfaite, qui sied à son jeune âge, mais également une belle puissance qui en fait pour moi un vin au potentiel de garde élevé. Même si ce n’est pas du tout le même cépage, il me fait penser à certains pomerols de bonne facture. Autant vous dire que j’en ai une bouteille dans la valise pour la ramener en France, en espérant qu’elle ne souffre pas trop de nos périgrination !

Donc Anne, si je dois résumer, je vous adore de nous avoir permis cette découverte, et je vous hais de m’avoir fait craindre toute la soirée une rencontre nocturne avec le shériff, car même si le nombre de verres était raisonnable, le vin titrant 15%, je pense qu’il valait mieux l’éviter… Heureusement que nous n’étions vraiment pas loin de l’hotel !

Bryce Canyon ou un autre truc de ouf’!

4 août 2011

C’est un peu difficile d’écrire un article a posteriori.Et oui ça fait 6 heures que nous avons quitté Bryce et j’ai déjà besoin de me remémorer les évenements.. Tous ça pour dire que nous en prenons tellement plein les yeux qu’il paraît compliqué de tout segmenter par lieu, même si ces derniers sont tous différents. Et c’est cela qui est magique! Certes, nous sommes aus Etats-Unis, nous allons nous retrouver dans 5 états mais l’immensité est indéfinissable tant qu’on n’y est pas. Je disais à Johann que je ne savais pas si 15 jours à parcourir des Canyons ne me lasserait pas.. Mais quelle injure!
On découvre des immensités et des paysages même pas imaginables bien qu’on ait vu des photos avant..

Le choc de Vegas, cette ville très superficielle mais so fun! Un parc d’attraction pour les grands! Puis les canyons.. J’ai l’impression d’être là depuis déjà des semaines et pourtant ça ne fait que 4 jours à peine!
Bryce, c’est génial, « c’est comme une boîte de chocolat, tu l’ouvres mais tu ne sais jamais sur quoi tu vas tomber »!!
Nous entrons dans le partc national après avoir déposé les bagages dans l’hôtel. Quelques à prioris sur la ville posée au bord du parc, paraissant un peu toute faite pour les touristes..avec le lot de bibelots locaux made in mexico ou china..
Bref.. nous roulons dans le parc sur une route bordée d’arbres, de daims et biches broutant tranquillement et nous dirigeons vers Sunset point, premier « viewpoint » et non pas « point of view » (exemple de mon anglais parfait!). Nous avançons..rien..Et au dernier pas, en haut du petit mont, nous découvrons « l’amphithéatre des hoodoos ».. La surprise, l’émerveillement. Les photos parlent d’elles-mêmes..
Le meilleur moment selon moi fut ce matin lorsqu’à 5h30, nous décidons d’aller voir le lever du soleil (et oui quand on se couche à 21h30..forcément!!), un moment magique où on a l’impression d’être « alone into the wild »! puis nous enchaînons sur un trail d’une heure trente environ. Nous sommes descendus dans le canyon, nous avons flirté avec les hoodoos, profité du temps encore frais où le soleil caresse tout doucement les roches, du calme du matin surtout.. Et oui, nous ne sommes pas les euls ici, une population de français impressionnante d’ailleurs.. Mais ce matin sur notre chemin de rando, nous étions seuls. Quelques gerbilles et écureuils traversaient ça et là.. Le bonheur..d’être à deux pour partager ça..
Bon j’avoue que la descente était « so easy » quoique..mais la montée un peu plus « hard ». Au final, on n’y pense même pas vu la récompense au fur et à mesure de la montée… (je ne parle pas d’une carotte, mais du paysage, soyons clair!) Just amazing!!
Allez je vous laisse sur cet optimisme et cet émerveillement et à bientôt pour de nouvelles aventures.. Béné

Zion

3 août 2011

Après ces 2 nuits à Las Vegas, nous avons pris la route pour Zion National Park. Et nous avons pu comprendre assez vite pourquoi nous avions eu cette impression d’une tâche lumineuse émergée des ténèbres : le désert Mojave est immense, et nous avons roulé un bon paquet de miles avant de croiser de nouveau une maison, et même, finalement, une petite ville !

Les paysages deviennent quasi lunaires dès la sortie de Vegas, avec quelques oasis de fraicheur, notamment autour des golfs que l’on trouve à profusion dans le coin !

Et puis l’on prend à droite, vers l’est, et l’on se retrouve à suivre une rivière, qui permet l’existence d’un cordon de verdure au milieu des roches qui commencent à se teinter de rouge.

Et enfin, notre arrivée dans la vallée qui se termine par le Zion National Park. Notre hotel, très correct en terme de confort, était exceptionnel par sa situation : face aux montagnes, dans un cadre majestueux, nous avons particulièrement apprécié de nous baigner entourés de tels paysages…

Nous avons décidé de sauter dans une navette et de partir explorer, à pied, la naissance de cette rivière, aux confins du Zion National Park… Et nous n’avons pas regretté ! Pour ceux qui sont sur Facebook, vous pouvez voir dans mes albums photos ce que nous avons découvert, même si cela reste une pâle copie de la réalité… Nous avons profité de la rivière également pour nous rafraichir, car même si la rando n’était pas longue, la chaleur devenait vite étouffante !

Dans la soirée, repas au Wildcat Willies, toujours sur les recommandations de Anne, d’Indigo Voyages. Un lieu que nous avons retrouvé ce matin pour le petit déjeuner. Anne, petit message pour vous : si le dîner était très bien, je conseille vraiment le petit-déjeuner, qui est une vraie tuerie si vous aimez les bumbleberry pancakes ! Nous n’avons pas vraiment eu faim dans la journée !

Enfin, avant de quitter le parc, nous avons effectué un petit trail, pertinemment nommé « canyon overlook trail », qui nous ammène après une ballade à flanc de roche jusqu’à un point surplombant toute la vallée… Un excellent moyen de prendre congé avant de partir vers Bryce Canyon…

Au rang des anecdotes, nous avons bien galéré pour savoir quel type de fuel mettre dans cette fichue Jeep : ce n’était écrit ni sur les papiers, ni sur le réservoir, et nous n’avions pas pensé à le demander à notre arrivée à l’agence de location….

Sin city, les néons allumés…

3 août 2011

Après une matinée à arpenter les rues de Las Vegas, nous avons décidé d’avoir une activité bien plus calme l’après-midi : une bonne sieste est venue effacer définitivement (ou presque) le voyage de la veille, et nous avons ensuite piqué une tête (voire plusieurs) dans la piscine de l’hotel, ou plutôt devrais-je dire les piscines, car elles sont nombreuses.

Le temps n’était alors pas fantastique, mais il faisait chaud, et le fait de se rafraichir était agréable.
D’autres se rafraichissaient autant que nous, et même plus, car ils avaient avec eux, dans l’eau de la piscine, alors qu’ils se laissaient porter dans une bouée par le courant de la rivière artificielle, moultes bouteilles de bière…

Décidément, aucun doute, à Las Vegas, tout est permis pour peu que vous consommiez, que vous jouiez et que vous buviez !!!

Et le soir, après un dîner au Harley Davidson café (conseil d’Indigo Voyages), sur le Strip, où j’ai mangé un T-bone moins cher et bien plus épais et tendre que ceux de l’Hippopotamus d’Olivet, nous avons fait une petite promenade nocturne. Les néons de la nuit remplacent le soleil, comme disait l’autre dans Starmania, et c’est assez féérique, il faut le reconnaître. Je n’y passerais pas 15 jours, c’est certain, mais ça mérite d’être vu !

Après avoir assisté au spectacle de féérie aquatique du Belaggio, nous avons choisi de rentrer… Mais nous n’avons pu résister à l’envie d’aller voir ce qu’on pouvait vendre dans un magasin M&M’s de 4 étage. Réponse : de tout, des bonbons aux balles de golf, en passant par toutes autres choses inutiles… La vraie question que je me pose : qui achète ????

Après toutes ces émotions, au dodo, et vite, car le lendemain, départ matinal pour Zion National Park !

30h de galère, et le soulagement !

1 août 2011

Réveil à 3h15, sauter dans la douche, dans les fringues, avaler un jus d’orange, finir de boucler les valises pour un départ à 4h grâce à EcoTravel. Arrivée vers 6h à Roissy CDG, pour un vol prévu à 9h30. Tout commençait bien.

Cela s’est bizarrement vite compliqué dès que nous avons vu un petit « delayed » jaune orangé à côté de notre vol… Bon, on s’est dit que quelques minutes de retard, cela n’était pas grave… Mais 6h30, c’est devenu presque agaçant de s’être levé si tôt !!!

Finalement, départ vers 16h, Arrivée à Houston vers 19h15, et course entre la douane (avec son cortège de photos et de prises d’empreintes digitales), la récupération des bagages et leur réenregistrement, le tout pour attraper, même avec un peu de marge, le dernier vol pour Las Vegas vers 21h15.

Merci encore à Indigo Voyages pour l’assistance que Anne a bien voulu nous procurer pour prévenir le loueur de voiture et l’hotel de notre arrivée tardive ! Nous ne soulignerons jamais assez votre professionnalisme et votre sympathie ! Allez les voir : en plus d’une vraie notion de ce qu’est le service, ce sont des passionnées, et cela se sent !

La fatigue aidant, Béné roupille à côté de moi, ce qui n’est pas plus mal car le vol a été un peu plus secoué que le précédent.

Arrivée vers 22h à l’aéroport de Vegas. Ce que je retiens de cette arrivée, en vrac : un ilot de lumières, posé au milieu d’une immensité noire ; des machines à sous dès l’ouverture des portes des avions ; une sortie de l’espace de location de voitures par le mauvais côté, ce qui nous a foiré complétement le plan pour aller jusqu’à l’hotel ; une bagnole à boîte automatique, ce qui fait que j’ai filé un ou deux coups de patins en voulant débrayer ; une arrivée dans une ville démesurée, pleine de vie et de lumière à 23h30, en cherchant l’entrée du parking de l’hotel tout en essayant de se familiariser avec la bagnole, malgré le manque criant de sommeil ; et finalement l’arrivée dans notre chambre, et la découverte de mon meilleur ami de ce soir, le king size bed !!

Béné vous parlera probablement mieux de notre arrivée que moi : j’étais trop stressé par la conduite US d’une bagnole que je ne connaissais pas, vers un endroit que je ne connaissais pas ! Finalement, Anne, notre fantastique GO de notre voyage, a bien fait de nous prendre les assurances « gold sans franchise », ça peut servir !!!

Et ce matin, la poisse continue un peu : temps maussade… La poisse ? non, finalement, aujourd’hui, vue la chaleur malgré les quelques gouttes de pluie, je n’ose imaginer ce qu’aurait été la visite de la ville sous le soleil ! Et une ville toujours aussi folle, même si moins impressionnante qu’à notre arrivée, car les néons de la nuit sont éteints.

Là aussi, il y aurait beaucoup à dire, notamment sur ce marketing qui fait qu’on ne peut que céder à la tentation de jouer, manger et boire. Tout est fait pour vous mettre dans les mêmes conditions. Même ce SDF qui revendique un fameux « why lie ? I need beer »…

Et le côté à la fois complétement fou, immensément allumé, et pourtant tellement facinant des casinos qui s’echainent sur le Strip, depuis le MGM où nous logeons, jusqu’au Flamingo, le temple historique de Las Vegas, en passant par le Bellagio ou le Caesar Palace…

Les photos parleront mieux qu’un long discours, mais j’ai hâte d’être à ce soir pour flasher ce monde de la nuit !!! Pour les photos, je vous inviterai bientôt à venir faire un tour sur mon Facebook : l’outil est plus compréhensif en terme de téléchargement de photos !

USA, here we come !

27 juillet 2011

Vu le coût des communications téléphoniques à l’international, à plus forte raison avec un portable, nous avons décidé avec Bénédicte de relancer mon blog perso, afin de pouvoir donner quelques nouvelles dans le mois qui vient.

Car pour ceux qui ne le savent pas, nous partons pendant 1 mois à la découverte de ce vaste pays, à l’échelle d’un continent, les USA !

Grâce à Indigo Voyages, une petite agence super créative, disponible, attentive et créative à Orléans, notre road book est établi, et nous visiterons les canyons (de Las Vegas à Grand Canyon, en passant par Monument Valley, Bryce, Zion, Lake Powell, etc), avant de nous envoler pour des terres plus verdoyantes sous la moiteur d’Hawaii, et de revenir enfin pour une semaine du côté de San Francisco, chez mon amie Caro avec qui j’en ai fait, des conneries, pendant notre période de prépa aux grandes écoles ! Thanks, dear Ann’ and Gwendo’, for your help to set up this trip !

Alors bouclons la valise d’abord, les ceintures ensuite pour palier à tout trou d’air, et c’est parti !

Merci aux personnes qui vont s’installer à la maison pendant notre absence de penser à manger les fraises (je fais confiance à Max), à se reposer sous les arbres si le soleil revient (n’est-ce pas Rozenn ?) et de passer la tondeuse…. Ah non, pas sûr que cela fasse rêver Vianney !

A très vite ici même pour quelques photos, et le récit de nos aventures !

Centre Pompidou Metz

5 avril 2011

Voilà, nous y sommes allés ce week end, depuis le temps que nous voulions profiter de la présence de mon frère sur place pour aller visiter cela…

Que dire… Dans la grande nef, une expo sur « le chef d’oeuvre dans l’histoire ». De façon très honnête, je n’ai pas été particulièrement séduit. C’était intéressant mais sans plus. Tout juste quelques Delaunay et un Matisse qui m’ont vraiment marqué à cet étage.

La galerie 1, au premier étage, autour du thème « histoire de chef d’oeuvre », était beaucoup plus parlante pour moi. Je me suis régalé encore une fois devant un Soulages, j’ai apprécié la signification d’un des Tirs de de Saint Phalle, même si ce Pompidou là ne possède pas, comme son aîné, la fontaine Stravinski… J’ai aussi été touché par la signification de la toile de Balthus, représentant une jeune fille dans une pose équivoque… Cela est-il lié aux histoires de pédophilie liées à l’artiste ? Nul ne le saura probablement jamais….

La galerie 2 est surprenante par son architecture. Un mur percé sépare en effet les oeuvres de leurs descriptions. Cela donne une vision et une perception différentes de ces oeuvres, dans lesquelles on peut retrouver Giacometti, Klein, Kandinski, Braque ou encore Picasso entre autres.

Bref, nous sommes restés 2 à 3 heures dans le musée, et je vous assure que nous ne nous sommes pas ennuyés ! C’est indubitablement une visite à faire, en passant par la Lorraine….

Restaurant Maire, Metz

4 avril 2011

Ce week-end, petite escapade lorraine, pour aller voir mon frère avant que celui-ci ne quitte cette région… Et comme une bonne escapade doit s’accompagner d’un bon restaurant, nous avons testé une institution de la gastronomie locale, le restaurant Maire.

Le cadre est superbe, puisque le restaurant est implanté juste au dessus de la Moselle, avec une vue sur la vieille ville, et notamment la cathédrale, la 3è plus haute de France.

Le décor intérieur est propre, sans originalité réelle, mais avec quelques toiles d’artistes qui, s’ils ne valent pas ceux exposés au Centre Pompidou Metz tout proche, savent se servir d’un pinceau.

Bref, le décor classique d’une institution, comme nous le disions précédemment.

Nous avons opté pour un menu à 45 €, en 3 services et dessert.

L’amuse-bouche était correct. Au delà des feuilletés qui étaient assez proches de ceux que l’on trouve chez une grande marque de surgelés, le crémeux de légumes à la gelée de vin rouge était très bon. C’est bien parti !

Le premier service, le foie gras de canard et son chutney de mangue gingembre, a été réussi pour moi. Le foie gras est fondant, parfaitement assaisonné, et le chutney est bon, même si le gingembre n’est pas très perceptible. Par contre, ce fut la déception du côté de Béné, qui s’est retrouvé avec une tranche de brioche carbonisée.

Le deuxième service, qui consistait en un filet de sandre avec ses légumes, est correct. La cuisson des poissons est maitrisée, les légumes sont plutôt pas mauvais. Par contre, le petit trait de jus, qui devait contenir un peu de curry, me laisse sur ma fin. Pas de grande originalité et un travail sur la sauce aurait probablement donné un certain relief à ce plat.

Le troisième service, un canard sauce aigre-douce, aurait pu être un très grand moment. En effet, cette sauce qui manquait sur le plat précédent, elle est bien là ! Un vrai régal ! Malheureusement, de mon côté, le canard, bien que cuit parfaitement, était un peu lardé de nerfs, et pas réellement présentable dans un resto de cette tenue, d’autant que la présentation en éventail de magret permettait de s’en rendre compte au dressage. Du côté de Béné, un haricot non équeuté, et une pelure d’ail, rendait le tout imparfait.

Enfin, le dessert, bien d’original, ne nous a pas séduit : un granité au café qui n’apporte rien, et une glace au café blanc sur un biscuit au chocolat… C’est dommage car là encore, on n’est pas loin du très bon. On aurait pu avoir un jeu de textures intéressant, avec un peu de croustillant sur le biscuit, de fondant sur la glace et un mélange des deux dans le granité. Il n’en est rien car la glace est très dure, le granité est fondu avant que l’on ait pu goûter la glace, et le temps que la glace dégèle au coeur, le biscuit n’était plus craquant.

Une vraie bonne surprise par contre : le vin. Les tarifs des bouteilles sont pohibitifs, mais le verre de Mademoiselle L, 3è vin du chateau la Lagune dans le Haut Médoc, dans sa version 2007, était excellent. Rond, ample, fruité, soyeux… Bref, un charmant compagnon pour ce repas.

Si je devais résumer, je dirais que nous sommes typiquement dans le cadre d’une belle maison endormie, trop habituée aux louanges, et qui se fait piéger sur des détails, ce qui rend la globalité correcte, alors qu’elle pourrait (et devrait vus les tarifs affichés) être de très haut niveau…

Infusciences, panorama des partis politiques

21 février 2011

Vendredi soir dernier, j’ai participé à une soirée organisée par Infusciences, un club né de la rencontre du CNRS, des Petits Débrouillards (association dans laquelle je compte m’impliquer, on aura l’occasion d’en reparler), et de la MJC d’Olivet. Le thème était « Panorama des partis politiques ».

Une soirée très intéressante, avec une vision scientifique de la politique, très bien présentée par Julien Fretel, professeur de Sciences Po et co-responsable du Groupe d’Etude sur les Organisations et Partis Politiques (GEOPP).

Au menu, en plus de la raclette (veinard que je suis, n’aimant pas le fromage :-p), un panorama des différents partis, des échanges en vrac sur la représentativité des partis, sur les profils des personnes qui s’engagent (élus, militants, sympathisants, etc), sur les notions de cumul des mandats, sur le renouvellement de la vie politique, sur les indemnités d’élus et la difficulté à s’engager pour des raisons financières quand on vient du privé, etc…

J’ai trouvé tout cela passionnant, même si j’ai quand même l’impression que Julien Fretel a voulu montrer une vision un peu « aseptisée » de la politique, en passant au second plan les luttes de pouvoir, etc… Je pense que ses réflexions étaient toutes profondément justes si l’on parlait « du » politique, et par contre parfois un peu naïves si l’on parlait « de la » politique…

Les femmes du 6è étage

18 février 2011

Plongée dans le monde des années 60, dans le Paris bourgeois, et dans l’opposition entre cette bourgeoisie étriquée et l’exubérance de leurs bonnes espagnoles, qui ont pour la plupart fui le régime franquiste, et qui seront plus tard rejointes par les portugaise (un sympathique clin d’oeil en fin de film).

Non, le scénario en lui-même ne casse pas 3 pattes à un canard : le bourgeois qui vit confortablement dans sa petite vie étriquée et qui va se réveiller en prenant un jour conscience qu’il se fait royalement chier dans cette existence sans relief. Ce personnage qui va alors être attiré par une vie plus dynamique, plus gaie, plus vivante en somme, et qui va tout plaquer pour « vivre sa vie ». Rien d’extraordinaire.

Mais il faut tout de même accorder à cette sympathique comédie sociale à la française plusieurs atouts : une vraie légereté, une belle illustration de ce besoin d’échapper aux normes sociales et un casting réellement savoureux.

Car si ce film ne restera pas longtemps dans l’imaginaire collectif, chacun gardera un bon souvenir d’au moins un acteur du casting : Luchini, loin de certains excès qui peuvent le rendre insupportable quand il est sur un plateau de télé, joue juste, avec une retenue bien sentie, et nous démontre s’il en était encore besoin qu’il est un grand acteur. Sandrine Kiberlain est parfaite dans son rôle d’ancienne provinciale en manque de confiance en elle et engoncée dans son rôle d’épouse bourgeoise. Et que dire de ces espagnoles qui jouent parfaitement avec l’ensemble des stéréotypes qu’on leur attache, si ce n’est que Natalia Verbeke mérite encore une distinction particulière, tant son jeu arrive parfois même à éclipser la performance de Luchini.

Vous ne vous reléverez pas la nuit en vous demandant comment tel chef d’oeuvre est possible, mais vous aurez au moins passé un bon moment !!! Et vous aurez envie d’aller manger une paella, et vous retrouverez chez El Tio en moins de deux !

Week end normand

17 février 2011

Le week-end dernier, à la fois pour cause de Saint Valentin, mais aussi par besoin et pour ma chérie et pour moi de nous évader d’Orléans et de nos préoccupations et réflexions professionnelles, nous avons fui vers la Normandie…

Deauville et Trouville reste deux stations balnéaires huppées, froides… Et je continue à ne pas tellement apprécier cet endroit.

Par contre, j’aime toujours autant Honfleur. Ce village est sublime, et je comprends vraiment pourquoi il a su séduire les impressionnistes, mais aussi Baudelaire et plus récemment des artistes comme Sagan, Guitry ou Serrault…

Bref, un excellent week end, qui nous a permis de faire un peu le vide….

bébé médicament

14 février 2011

En France, la semaine dernière, est né le premier bébé médicament… D’un point de vue scientifique, c’est superbe : on peut aujourd’hui concevoir des bébés dont les caractéristiques génétiques vont permettre de soigner leurs frères ou leurs soeurs, atteint(es) de maladies incurables, en utilisant des cellules placentaires « récoltées » juste après la naissance…

Par contre, d’un point de vue éthique, la question se pose évidemment. Quelle sera la place de ce bébé ? S’il était désiré, et que les parents souhaitaient de toute manière un deuxième enfant, cela peut encore être une réussite, même si sa place par rapport à l’autre enfant qu’il aura permis de soigner peut être complexe (le rôle du sauveur n’est pas forcément évident, quel que soit le point de vue). Mais le plus inquiétant reste probablement le cas où l’enfant ne serait conçu que « par opportunité » si j’ose dire. Dans ce cas, la vie de cet enfant risque de se révéler extrêmement difficile. Quelle existence en propre ? Quelle attention de la part des parents ?

J’avoue que je suis partagé sur la question : je suis en général favorable aux avancées scientifiques, mais celle-ci, pour toute prometteuse qu’elle soit, mérite d’être extrêmement bien encadrée.

Quand les dettes vont nous péter à la gueule…

1 février 2011

Il y a longtemps que je n’ai pas fait un billet économique…

Aujourd’hui, je m’inquiète des dettes publiques qui montent en permanence, dans nos beaux pays occidentaux, sans que cela semble préoccuper le moins du monde qui que ce soit : la reprise est là, paraît-il, et c’est donc la fin de tous nos tracas…

Sauf que, si l’on y regarde de plus près, voire de plus prêts, on se rend compte que nos nations vivent de plus en plus à crédit. Aujourd’hui, l’Espagne ne s’en sort que grâce aux financements apportés sur sa dette par la Chine par exemple, ou encore, plus grave, les US sont en train d’atteindre la limite légale de leur dette publique… Et risque des défauts de paiement à partir du mois d’avril environ si cette limite légale n’est pas modifiée…

D’un autre côté, quel est le choix ?
1) on augmente la limite légale de la dette, ce qui donne artificiellement un peu d’air aux USA puisqu’ils auront la capacité à s’endetter encore plus pour financer la survie de leur économie… Mais cela reste artificiel, essentiellement basé sur le fait que les USA peuvent aujourd’hui, grâce au merveilleux césame de leur notation triple A (une aberration dont parle très bien Fred Lasnier dans un propos qui converge avec le mien sur son blog, mais en mieux écrit), emprunter de l’argent « pas cher »… Mais jusqu’à quand ? Cela va exploser, n’en doutez pas…
2) on n’augmente pas cette limite légale, et on se reprend un crack énorme dans la gueule, sur l’ensemble des places boursières, car un défaut de paiement des USA serait du caviar aux truffes sur l’échelle des crises, là où les subprimes et les dettes européennes n’auraient été que des pates au beurre… Et je vous assure qu’en la matière, je préfère les pates au beurre, voir un quignon de pain rassis !!!!

D’après moi, nous entrons de nouveau dans une zone de turbulences (en sommes-nous seulement sortis à un moment, en dehors des discours rassurants de nos dirigeants ?), dont la violence, l’intensité et la durée peuvent être bien plus importantes sur le sismographe financier que tout ce que nous avons vécu ces dernières années. Peut-être même – mais là on va dire que je m’emballe un peu vite – qu’un ordre nouveau va s’établir. Je pense en effet inconcevable que l’ordre établi depuis maintenant plus d’un demi-siècle, avec un monde économique très « Wall Street Centric », puisse perdurer : ne nous leurrons pas ! La création de valeur n’est plus majoritairement aux USA, même si elle y existe encore…. Et ne nous trompons pas : notre chère bonne vieille France ne sera pas épargnée…

Au delà, Clint Eastwood…

27 janvier 2011

J’étais ressorti plutôt emballé par ce dernier film de Clint Eastwood. J’ai trouvé un Damon époustouflant, un jeune acteur d’une douzaine d’années qui joue juste et très émouvant, une Cécile de France qui délivre une plutôt bonne prestation… Bref, un casting très intéressant.

Je trouve la façon de réaliser de Clint Eastwood et d’utiliser notamment les jeux de lumières toujours aussi performante. Il est capable de nous transporter dans plusieurs atmosphères uniquement grâce à des ombres bien senties, des éclairages plus vifs par moment, etc…

La thématique pouvait être intéressante, mais il n’a fait qu’effleurer cette notion d’au delà, préférant se concentrer sur la relation des vivants avec la mort, et donnant ainsi une belle leçon de vie… Son analyse sociologique, qui d’après moi révèle la difficulté des êtres humains à appréhender leur condition de mortel, et la mise en avant des traits sombres de l’humanité (exploitation de la détresse humaine, etc), résonnent plutôt de façon convaincante.

Réellement, la partie interprétée par Damon est d’excellente facture, avec tout l’univers eastwoodien. La partie londonienne est également passionnante, bien que tendant vers la sensiblerie excessive, qui n’a pour but (atteint bien souvent) que de faire pleurer le spectateur.

Par contre, à la réflexion, je pense que la partie française est relativement faible du point de vue du scénario pourquoi Cécile de France décide-t-elle soudain d’écrire un livre sur Miterrand, pour changer aussitôt d’avis ?). J’aurais tendance à être critique sur le choix du film cathédrale, qui nous perd un peu dans les méandres des changements de scènes…

Bref, un film avec un casting impeccable, avec d’excellents passages, probablement de meilleure facture, pour moi, que Invictus, L’Echange ou Lettres d’Iwo Jima, mais bien en-dessous à mon avis de Gran Torino ou Million dollar baby par exemple.

L’envol de la Mairie d’Olivet

12 janvier 2011

Je dois avouer qu’après mon article sur les nids de poules, la Mairie a pris son envol… Enfin, avant, d’après la date du courrier, qui a été rédigé le 4 janvier, mais qui n’est arrivé dans ma boîte aux lettres que le 8 janvier… Décidément, ça a dû me parvenir par pigeon voyageur, pour mettre 4 jours pour faire Olivet – Ardon !

Bref, l’essentiel est là : la déclaration de sinistre a été faite par la Mairie auprès de son assureur, et mon assureur doit désormais se charger des tractations avec celui de la Mairie d’Olivet… Disons qu’avec un peu de chance, je peux espérer un remboursement avant la prochaine migration des oies sauvages….

Neige et nids de poule à Olivet…

6 janvier 2011

Je pense que ce sujet pourrait devenir un fil rouge, vue la promptitude de la Mairie à répondre à mon courrier… Je vais peut-être d’ailleurs suggérer à Olivet pour Tous de leur rédiger une chronique chaque semaine :p

Pour rappel pour ceux qui ne suivent pas mes péripéties sur Facebook, j’ai explosé un pneu dans un nid de poule, au moment où nous avons eu tant de neige et de verglas, sur cette bonne vieille commune d’Olivet.

La Mairie étant responsable de la voirie, j’ai donc écrit à Monsieur le Maire, Hugues Saury, une jolie bafouille qui explique bien précisément tout ce qui s’est passé, avec les heures précises, des photos du nid de poule et un devis de réparations à l’appui. Pas de risque de me tromper, c’est une charmante jeune femme des services de la ville qui m’a expliqué ce que je devais faire.

Ce courrier a été reçu il y a environ un mois à la Mairie (10/12), et je n’ai pour l’instant eu aucune nouvelle… Je ne parle pas du remboursement de mes frais, mais ne serait-ce qu’un petit coup de fil pour m’informer qu’on s’occupait du dossier… Notez qu’il serait dommage de devoir assigner la ville en justice pour si peu, non ? Pourtant, j’ai tous les éléments pour…

Nouvelle année, bonnes résolutions !

6 janvier 2011

Ce qui m’inquiète, c’est qu’on ne les tient jamais… Mais la seule que je vais prendre, c’est d’essayer d’écrire un peu plus régulièrement sur ce blog que durant la fin de l’année (disons les deux derniers mois). Comme je n’avais rien écrit, je ne prends pas de gros risque !

Allez, c’est parti !

Semaine chargée…

9 octobre 2010

Il devient difficile de tenir le rythme de publication sur ce blog… Alors en vrac, quelques activités de ces derniers temps…

Samedi dernier, après une journée passée au fin fond de la Sologne pour apprendre quelques premiers rudiments de peinture grâce à mon amie Mary B, nous avons rejoint Marie-Pierre Papet, du Technopôle d’Orléans, pour un dîner organisé à l’occasion du gala du Masters de patinage. L’occasion d’échanger avec Lena Marrocco, championne de France à seulement 14 ans, originaire d’Annecy, qui s’entraîne avec Didier Lucine, et qui a les mêmes profs que moi au lycée !!! Nous avons aussi pu discuter avec Florent Amodio, 10è aux JO de Vancouver. Un excellent moment !

Cette semaine, des soirées plus calmes, mais des journées bien remplies : beaucoup de travail avec le pôle d’excellence Nekoé sur notre projet de bourse territoriale d’évolution professionnelle. Dans ce cadre, j’ai pu aller échanger avec un certain nombre de dirigeants d’entreprises, que je connaissais pour certains comme Fred Lasnier de Pentalog, ou que j’ai pu découvrir comme Pascal Uhart, qui vient de racheter la société Acatus Informatique. Nous avons aussi formalisé un certain nombre de concepts, dont nous aurons l’occasion de reparler bientôt !

Enfin, hier soir, petite virée à Montargis pour soutenir une association humanitaire, qui va bientôt partir en mission du côté de San Vicente, en Equateur. De quoi finir sur les rotules cette semaine bien remplie ! Donc aujourd’hui, repos avant de filer du côté du festival de travers à Orléans…

Décès de Georges CHARPAK

30 septembre 2010

Georges CHARPAK, Nobel de physique en 92, est décédé aujourd’hui. Un grand monsieur du monde de la science, mais aussi quelqu’un d’engagé, ancien résistant…

Je retiens notamment sa volonté de vulgariser les questions scientifiques, et son engagement pour faire partager ses passions.

C’était l’âge d’or, en terme de reconnaissance internationale, de la physique française, puisque Pierre-Gilles de Gennes avait obtenu le Nobel lui aussi l’année précédente. Je connais un peu mieux ses travaux sur les cristaux liquides, la « matière molle » et la reptation des polymères… L’occasion de saluer également la mémoire de cet homme qui accordait une importance toute particulière, lui aussi, à la transmission du savoir scientifique…

Dominique Mandonnaud, Mine de rien, galerie le Garage

27 septembre 2010

A Orléans, existe une galerie charmante, au fond d’un bâtiment de la rue de Bourgogne, nommée « le Garage ». Et j’ai bien peur que le côté « sympa » de cet article s’arrête là. Car en effet, dans ce lieu au demeurant très agréable, lumineux, etc, on trouve l’exposition des oeuvres de Dominique Mandonnaud, expo intitulée « Mine de rien », ce qui est d’après moi assez révélateur.

« Mine », on voit bien, puisque tout est basé autour du travail du bois et du design de crayons plus ou moins colorés à partir de ce bois. Et « rien », c’est à peu près ce que j’ai ressenti face à ces tableaux ou sculptures. « Sympa », a dit la personne qui m’accompagnait. C’est le terme qui me semble convenir. N’en cherchez pas d’autre. Un land art assez classique, qui ne fait pas frémir, si ce n’est parce que ce monsieur est un peu mégalo. Là aussi, c’est le terme qui me semble approprié pour un homme qui se définit comme « sculpteur, coloriste, bâtisseur, paysagiste, chercheur, concepteur, parfumeur, réalisateur, président, philosophe, père, amoureux, sportif, militaire, etc ». Je me demande si ça doit faire rire, ou faire peur !

Bref, un assez bon moment, mais loin des critiques fabuleuses que j’avais lues…….

Par contre, je vous conseille la visite de son site, car je pense que les oeuvres plus « monumentales », dans le jardin de sa propriété, doivent être bien plus sympas… Et, de plus, vous verrez qu’il est plutôt pas mauvais communicant, et n’oublie pas de remercier la presse… ;)

journées du patrimoine…

24 septembre 2010

Cette année, visites au musée des Beaux-Arts d’Orléans et le lendemain au museum…

J’avoue avoir été déçu par le musée des Beaux-Arts, qui n’ont de beaux que le nom, d’après moi… Je suis peu sensible aux oeuvres très anciennes, même si je reconnais un talent certain aux peintres de l’époque… Cependa,t ma tasse de thé est plutôt l’art moderne, et il faut avouer que de ce côté, on n’est pas particulièrement gâtés à Orléans… Quand mêm un ou deux Toulouse qui valent le détour, je pense… En fait, les seules surprises, et de bonnes surprises, ce sont la présence d’une expo de photos que j’ai trouvées très réussies, même si légèrement anachroniques au milieu des oeuvres du XVII ou XVIIIè siècle, et la présence d’un atelier pour enfant, pour initier nos chers bambins à l’art, qui était accessible et dont nous pouvions voir la publicité afin de rameuter des têtes blondes les mercredis…
Ce sont là les deux choses que je retiens.

Quant au museum, la collection importante, les efforts produits pour aménager des serres sur le toit, et la collection temporaire « changeons d’ère », sur la façon au quotidien d’être plus éco-responsables, sont autant de réussites. Mais l’espace s’ensommeille et un bon coup de plumeau pourrait être utile !!!

Bon, allez, c’était cependant un excellent week end, fini avec le soleil, dimanche après-midi, sur les quais, avec un atelier salsa… Au final peut-être le plus beau succès du week-end !

Serv’innov

19 septembre 2010

Juste un petit message pour relayer la tenue d’un bel événement, les 22 et 23 septembre à Orléans, au centre de conférences : Serv’innov.

Ce salon, unique en son genre car dédié à l’innovation par les services, est organisé par Nekoé, le pôle d’excellence dont nous avons déjà parlé sur ce blog, et, entre autres acteurs locaux, la CCI du Loiret.

Pour tous ceux qui sont intéressés par l’économie et l’avenir de celle-ci, avec notamment la mutation d’un modèle industriel vers l’économie de la fonctionnalité, je vous invite à venir nous rejoindre !

Plus particulièrement, je participerai à l’animation d’un atelier, concernant la bourse d’évolution professionnelle inter entreprise, un projet sur lequel Pila collabore avec Nekoé… Nous en avons parlé sur le blog de Pila

Quelle honte…

16 septembre 2010

Décidément, en ce moment, c’est une accumulation sans fin de non-sens, de petites phrases stupides et de dérives en tout genre au gouvernement…

Sarkozy demande la démission de ministres pour des questions d’abus de biens sociaux, en quelque sorte, avec les avions de l’ex-secrétaire d’état à l’Outre-Mer et des histoires de cigares bien moins fumeux d’après moi que ceux de Clinton en son temps… Et il nous promet l’exemplarité…

Depuis, on a quand même un Woerth empêtré dans les affaires (alors qu’il n’est pas le pire d’après moi), qui en arrive, quand il est à bout, à traiter une députée de « collabo », un Estrosi qui utilise plusieurs appartements de fonction, un Hortefeux qui cible la population Rom dans une circulaire tout en faisant nier l’existence de celle-ci par le Secrétaire d’Etat aux affaires Européennes, et un Besson qui « n’est pas au courant »….

Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon ils seraient déjà tous morts… Remarquez que si le ridicule tuait, ils n’auraient peut-être pas eu le temps de donner une image de la France aussi déplorable sur la scène européenne et mondiale ! Entre les réprimandes de la Commissaire Européenne à la Justice et la sortie de Fidel Castro concernant la folie de notre Président Sarko, il ne nous manque plus que de recevoir les félicitations du Président iranien ou une résurrection de Sadam Hussein qui viendrait critiquer la France pour que la coupe de la honte soit définitivement pleine…. Si on n’a pas gagné la coupe du monde de foot, nos dirigeants ont au moins trouvé un moyen de faire parler de nous !!!!

Exposition des artistes orléanais

13 septembre 2010

Hier, après avoir fait une superbe bredouille de bon matin dans ma recherche de champignons (comme la plupart des cons qui vont en forêt le dimanche, après une poussée le jeudi, alors que les retraités et chômeurs y sont passés le vendredi), et après également avoir pris quelques gouttes sur le coin de la tronche et constaté l’inaptitude de mon chauffage à chauffer, direction la ville !

Petite balade au soleil, depuis les tourelles jusqu’à la rue de Bourgogne, pour découvrir que ma visite à la galerie « le garage » était sur une voie de garage, puisque fermée… Bon heureusement, on avait pu profiter quelques instants auparavant de l’expos dédiées aux artistes orléanais, à la collégiale Saint Pierre le Puellier…

Profiter, en fait, cela s’applique à quelques oeuvres isolées, d’après moi… Car dans l’ensemble, je dois bien avouer que cela ne me parlait pas trop, à l’exception de 4 tableaux… Mais rien que pour ces quelques exceptions, ça valait le coup de faire le déplacement… J’ai pu découvrir les prix du Conseil Général, du Conseil Régional et de la Ville d’Orléans : je dois avouer que j’ai du mal à en comprendre certains, surtout le premier !!!

Bref, allez vous balader, et faites moi part de votre avis ! Promis, si j’arrive à remettre la main sur les titres des oeuvres, je vous en fait part !!!

bouton d’art en or…

12 septembre 2010

Vendredi soir, après un début de soirée à brûler quelques mauvais souvenirs chez mes amis Aurélie et Romain, direction le festival « Bouton d’art », dans le quartier des Blossières à Orléans.

Je ne sais toujours pas comment nous avons trouvé le lieu de la représentation… Ma co-pilote va parler de son sens de l’orientation, et moi de sa veine de cocue… Bref, laissons ces considérations bassement géographiques, pour nous élever bien au-dessus de cela, vers l’Art !
Après une introduction toute en douceur, grâce à un intermède aux jeux de mots riches servis par des diseurs très cools, qui bien que se plantant allégrement dans leur texte n’en restaient pas moins sympathiques, nous avons eu droit à une représentation très agréable de la pièce « mille et une nuits tous les jours ».

Deux comédiennes, qui deviennent également chanteuses, danseuses et marionnettistes, nous ont entraînés dans un conte aux parfums d’orient, passant avec une aisance remarquable d’un personnage à l’autre, d’une scène à l’autre. J’ai trouvé magnifique, voire magique que, malgré le peu de moyens techniques à leur disposition (éclairage rudimentaire, dans un jardin avec une sono dont mes voisins ne voudraient pas pour une soirée entre amis), elles parviennent à nous emmener aussi loin, rien qu’en stimulant notre imaginaire.

Un grand coup de chapeau aux organisateurs de ce festival, qui démontrent que la culture peut être accessible au grand public, et doit rester un moment de partage. Coup de « chapeau » bienvenu : chacun donne ce qu’il veut et peut en fin de spectacle, en le déposant dans un chapeau ! Par exemple, moi qui n’avais pas de monnaie, j’ai demandé à ma co-pilote de se montrer généreuse avec les artistes ! :-p

A refaire rapidement !

Le bruit des glaçons, Bertrand Blier

9 septembre 2010

Samedi dernier, après avoir mangé un morceau chez El Tio, bu un ou deux verres de Crianza d’Alidis, et échangé avec son toujours sympathique patron Freddy, j’ai rejoint le cinéma pour la séance de 22h du bruit des glaçons, le dernier film de Bertrand Blier…

J’appréhendais quelque peu ce visionnage : j’en avais entendu beaucoup de bien, et beaucoup de mal également… Comme souvent avec Blier, j’en conviens !

Je dois dire qu’à la sortie, ce sentiment mitigé n’est pas complétement dissipé… Derrière une performance d’acteurs et d’actrice exceptionnelle, je suis à la fois ravi par la qualité, la profondeur et l’humour noir de certains dialogues, tout en étant surpris et même un peu déçu par certaines parties du scénario, et surtout par la chute que je trouve un peu trop à l’américaine, en forme de happy end, et un peu tirée par les cheveux…

Pour moi, pas un immense Blier, mais tout de même un film à voir : je vous assure que Blier, même en n’étant pas au sommet de son art, reste d’une qualité bien supérieure à la grande majorité de la production française ou étrangère actuelle !

Six ou sept semaines…

30 août 2010

Voila bien longtemps que je n’ai pas écrit…. Besoin de me recentrer, de réfléchir, de me retrouver…

Besoin de m’évader loin d’Orléans, loin des des préoccupations professionnelles, loin de ma vie quotidienne…

Besoin aussi de retrouver la pêche, le peps, l’envie, le dynamisme…

Voila, maintenant c’est fait. Je reviens après 2 semaines annéciennes qui furent excellentes au milieu des miens, de mon cadre de vie, de ma famille, et avec la visite de deux amies qui sont venues découvrir mon « pays »… J’espère qu’elles auront apprécié !
Puis une semaine dans le Sud, entre Nîmes et la mer, en Camargue, chez des gens qui me sont chers, des amies eux aussi, et que j’apprécie toujours plus à chaque rencontre, qui font partie de ma vie et qui savent que quand j’écris cela, ce ne sont pas des paroles en l’air…

J’ai fait le compte de mes amis, ceux sur qui je peux vraiment compter, qui sont là, présents, et que j’aime réciproquement… Et vous savez quoi ? J’ai beaucoup de chance : une seule main ne suffit pas à les répertorier, et je sais que c’est très rare…

Maintenant, il est temps de reprendre un rythme un peu plus axé sur le boulot, mais pas le rythme effréné habituel, car de ce côté aussi, des choses vont changer…. Mais c’est une autre histoire !