Archive pour septembre 2009

Et si le métier de banquier redevenait très chiant ?

Mercredi 30 septembre 2009

Voila, c’est ce que je propose. Fut un temps où le métier de banquier était vraiment monotone et chiant. C’était le temps où les banques de dépôts n’avaient pas par ailleurs une activité de banque d’investissement. Les banquiers étaient des gestionnaires, et géraient en bons pères de familles l’argent qui était déposé chez eux. Evidemment, les exigences des clients n’étaient pas des rentabilités énormes comme c’est parfois le cas aujourd’hui, mais en même temps les clients n’étaient pas abreuvés de balivernes leur faisant croire qu’avec tel ou tel placement boursier ils allaient faire fortune rapidement… Bref, les banquiers n’étaient pas les actuels initiés du monde de la finance, qui se servent de l’argent de personnes moins bien informés pour investir à tout va, soutenir artificiellement les cours des actions sur lesquels eux-même ont investi, le tout dans un tourbillon infernal qui les pousse à accélérer les investissements et à augmenter leurs marges personnelles au fur et à mesure que le mur approche, histoire de se gaver au maximum avant la collision…

Voici ce qui s’est passé. Et ce qui se passera à nouveau d’ici quelques temps si l’on ne change pas les choses… Il est dans la nature humaine de tirer la couverture à soi si cela est possible, et l’humilité actuelle du monde de la finance est une humilité forcée : il faut bien que les gogos de contribuables acceptent de refinancer le système que les financiers ont fait exploser… Mais ne vous y trompez pas, cela repartira de plus belle d’ici peu si l’on n’y met pas de limites.

Pour moi, une première limite assez simple et qui pourrait être efficace, serait le retour à la séparation entre banques de dépôts, qui relèvent du service public et qui implique donc la garantie de ces dépôts par les états, et banques d’investissements, qui ont le droit de jouer, de prendre des risques, éventuellement de gagner beaucoup d’argent, etc… Mais qui doivent les assumer, et que l’état ne devra pas secourir si elles viennent à faire faillite. Certes, le métier de banquier perdrait de sa superbe, redeviendrait chiant, et certaines de nos « élites » se mettraient à préférer des métiers d’ingénieurs, de chercheurs, etc… plutôt que le job de banquier…

L’une des erreurs du système est l’imbrication de ces deux types de banques, ce qui fait que les états sont contraints de refinancer les perversions du système afin de préserver les dépôts des épargnants.

Il faut y mettre fin.

Et si l’Irlande dit non ???

Mardi 29 septembre 2009

Dimanche, l’Irlande se prononce par référendum sur le traité de Lisbonne, fondamental pour l’avenir de l’Europe. J’espère que le vote sera positif. Mais s’il ne l’est pas, que faire ? Devons-nous accepter que 4 millions d’irlandais puissent bloquer la volonté collective de 500 millions d’européens ?

Je ne le pense pas.

Et pour une fois, je suis d’accord avec « Berlusconneries » quand il dit que l’Irlande se mettrait en marge de l’Europe et que l’Union devra réfléchir à la façon de faire évoluer les choses sans elle : il faudra alors revoir les fondamentaux européens comme l’unanimité requise pour valider une décision…

Je pense qu’on pourrait aller vers un vote validé à partir du moment où celui-ci serait représentatif des 2/3 des états ou de la population européenne. Ou alors, il faudra créer un espace avec un certain nombre de pays plus « pro actifs » que d’autres…

Week-end et début début de semaine…

Lundi 28 septembre 2009

Chose promise, chose due : je suis allé à l’anniversaire de la société Burban, et je dois dire que je ne regrette pas… Le Zénith d’Orléans transformé en immense lounge, ça a franchement de la gueule… Et Dider Burban est le premier entrepreneur à afficher son nom au fronton du Zénith !
Très beau décor et très belle ambiance pour les 20 ans d’une success story : il est loin le temps où le gamin de 21 ans lançait sa société de fourniture de palettes… Depuis, le « gamin » a employé 300 personnes et réalise un CA annuel d’environ 30M€… Le tout en étant dans une démarche d’innovation permanente puisqu’il a été parmi les précurseurs du recyclage et de la réutilisation des palettes, et qu’il lance aujourd’hui un projet dans le cadre du pôle Nekoé pour s’orienter vers toujours plus de services pour ses clients…
Merci à lui et à sa charmante épouse pour leur accueil.

Sinon, un week-end avec les amis, avec des personnes qui me sont chères voire très chères (;-)), et donc nécessairement un bon week-end, nonobstant un réveil un peu trop matinal dimanche matin en raison d’un petit problème de santé d’une des princesses que j’avais le plaisir d’accueillir à la maison… Mais le petit pépin fût vite réglé, et nous avons pu aller faire un tour au festival de Loire dans l’après-midi, ce qui nous a permis de vérifier que c’était un grand succès populaire… Succès tel que nous avons choisi de retourner jusqu’au tram depuis la tente de notre ami l’épicier normand en évitant les quais de Loire, décidément trop encombrés !!!

Aujourd’hui, après avoir monté une penderie à la maison ce matin, je suis au bureau et je me replonge dans les dossiers concrets d’une part, et dans une réflexion plus macroéconomique d’autre part : quel sera le processus de sortie de crise ? Allons-nous vers une dépression suivie d’une période d’inflation ? C’est une hypothèse dans laquelle je crois de plus en plus, et je vous expliquerai bientôt pourquoi sur ce blog.

Bonne journée et bonne semaine !

Soirée d’anniversaire de Burban Palettes

Vendredi 25 septembre 2009

A l’invitation de Vincent WEDRYCHOWSKI, le dirigeant de Valorpal, du groupe Burban, et Président du Pôle 45, plus gros parc d’activité du Loiret, j’ai le plaisir de me rendre ce soir à l’anniversaire de la maison mère de sa société, qui souffle ses 20 bougies au Zénith d’Orléans…. J’avais donc 7 ans quand Didier Burban a créé cette structure… ça laisse songeur !! Je vous en parlerai la semaine prochaine.

Une belle manière de conclure une semaine chargée, avec des événements marquants comme la naissance du pôle d’excellence Nekoé, ou encore un des premiers apéros dans ma nouvelle maison !

Et demain, je récupère pas mal de monde pour le week end… Avec un plaisir non dissimulé !

Nekoé, lancement réussi…

Jeudi 24 septembre 2009

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Ce mardi avait lieu la conférence de lancement du pôle d’excellence Nekoé dédié à l’innovation par les services. Je remercie son Président, Marc Dumas, et son directeur, Paul Pietyra, de m’avoir invité à venir participer à une table ronde en compagnie de Lydia Radix (directrice régionale Derichebourg), Frédéric Caillé (dirigeant d’Arondor) et Benoît Berthe (DG de Datacard).

J’ai abordé principalement les notions d’écosystèmes serviciels complexes et de développement durable par les services.

J’ai été réellement impressionné par l’intervention de Daniel Chaffraix, PDG d’IBM France. Une réelle vision, un exposé clair, précis, émaillé de quelques touches d’humour… Vraiment du grand art, ce qui n’est pas toujours le cas de tous les PDG de grands groupes…. Petit clin d’oeil amusant : Daniel est un ESC Clermont-Ferrand, et je suis moi-même passé par Clermont à l’ENSCCF, et j’avais à l’époque créé des liens assez forts entre mon école et l’ESC, et notamment son directeur Andres Atienza…

Le pôle est désormais sur les rails, bénéficie de la force de frappe nécessaire : il s’agit désormais d’aller rapidement vers la réalisation des premières actions concrètes afin de donner réellement vie à cette dynamique reposant sur l’économie de la fonctionnalité. Bon vent !

C’est quoi le bonheur ?

Mercredi 23 septembre 2009

Se réveiller, regarder dehors, le soleil qui se lève dans la brume sur la campagne ?

Avoir un métier qui vous plaît, vous permet de vous épanouir, de vous amuser en travaillant et de gagner sa vie convenablement ?

Etre entouré de gens que l’on aime et qui vous aiment ?

Avoir une famille géniale, soudée, unie, présente sans être envahissante ?

Si l’une de ces propositions correspond au bonheur, alors je suis heureux….

Si plusieurs correspondent au bonheur, je suis très heureux…

Si toutes y correspondent, je suis infiniment heureux…

Social Media Strategy Framework

Mardi 22 septembre 2009

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Hier matin, j’ai trouvé dans ma boîte mail un lien envoyé par Paul Pietyra, directeur du pôle Nekoé, pôle dédié à l’innovation par les services qui sera lancé officiellement ce soir à 18h au centre des conférences d’Orléans.

Ce lien menait vers l’image que vous pouvez voir ci-dessus.

Pour ma part, je trouve la vision intéressante car elle schématise assez bien les choses, dans le sens où elle synthétise les possibles liés à l’exploitation raisonnable des réseaux sociaux, et donne à chacun la possibilité d’identifier les usages qu’il peut avoir de ces nouveaux media.

Cependant, j’apporterais quand même un bémol fort à cette représentation : elle est encore uniquement « platform centric », puisque ce sont les outils qui sont mis au centre du système et non l »entité utilisatrice, que ce soit une société ou une personne.

Pour ma part, je suis convaincu que dans la réflexion que nous menons actuellement au sein de Pila et Jokaluma, avec nos partenaires dont le pôle Nekoé, avec pour objectif la création de réseaux sociaux de nouvelle génération, nous devons tenter de nous détacher de cet aspect « platform centric ». Les évolutions sociétales et économiques tendent à remettre l’homme au centre, et le capital humain est l’atout maître des sociétés qui réussissent. C’est pourquoi je milite pour que, tout en n’oubliant pas d’intégrer les usages des entreprises, et en gardant à l’esprit qu’il nous faudra développer les outils pour nous affranchir de cette notion de plate-forme en fédérant les informations, nous nous orientions vers un modèle qui soit clairement « ego centric »…

Pêle-mêle…

Lundi 21 septembre 2009

Voici quelques jours que je n’ai pas pu bloguer, pour cause de déménagement, d’absence de connexion, et de blogging depuis le bureau impossible puisque je n’étais pas sur mon lieu de travail…

Vous verrez bientôt le résultat de cet emménagement à Ardon, avec tout le mobilier retapé par l’équipe de charme mais aussi de choc de Dicodeco, pour qui j’agissais en tant que béta testeur (très très béta !) et que vous pourrez bientôt découvrir !

Je reviendrai aussi plus longuement sur mes dernières réflexions sur les services, l’utilisation des réseaux sociaux, etc… dans des articles les jours prochains…

Aujourd’hui, j’ai juste envie de dire que la petite planète, pendant que j’étais hors du temps, a continué de tourner de la même manière : Roland Courbis en tôle, De Villepin au tribunal…. Eternel recommencement….

Lancement officiel du Pôle d’Excellence Nekoé

Mercredi 16 septembre 2009

Je vous ai parlé depuis quelques temps du pôle d’excellence Nekoé, dédié à l’innovation par les services… Je reviendrai fréquemment sur les réalisations de ce pôle, puisque je compte bien m’y impliquer, personnellement et par l’intermédiaire des sociétés que je co-dirige… Tout comme je vous parlerai du projet Citévolia, et de toute autre initiative visant au développement d’une couche « servicielle » au-dessus de la phase de production industrielle, car ceci constitue pour moi un véritable changement de modèle de développement économique et sociétal !!! 

Mais afin que vous aussi vous puissiez savoir à quoi correspond ce pôle, vous pouvez venir à son lancement officiel le mardi 22 septembre à 18h au Centre de Conférences d’Orléans.

Pour avoir eu l’occasion de rencontrer dernièrement une bonne partie des intervenants, je peux vous dire que le niveau sera élevé ! Nous aurons à la fois des visionnaires et des hommes de terrain, et parfois les deux dans le même corps… C’est vous dire !!!

Alors si l’innovation par les services, les écosystèmes serviciels complexes, l’économie de la fonctionnalité, etc… sont des sujets qui vous intéressent, et même si cela vous semble encore abstrait, rendez-vous mardi prochain !!!

Rentrée du cinéma…

Mardi 15 septembre 2009

Cette rentrée du cinéma avec des places à 4€ (ce qui reste je trouve cher mais plus accessible qu’en temps normal), c’est décidément ue bonne idée, car cela permet d’aller voir des films que l’on ne serait pas tenté de visionner sans cette incitation…

Hier, nous sommes allés voir, avec la demoiselle qui se charge de remplir mon agenda culturel, miss Sonia LB, un film intitulé Regrets. Je dois bien avouer que ce film est assez fort, puisqu’il arrive à finalement très bien porté son nom !!! Des longueurs, une ambiance limite gore, avec même un quasi remake de massacre à la tronçonneuse pendant une scène, et le tout sur un thème (l’amour de jeunesse brisé que l’on retrouve) vu et revu, que l’on aurait voulu voir traité de façon un peu originale… Quoique l’originalité était là, il ne manquait que le bon goût.

Ce soir, Sonia a accepté de m’éviter les envies de suicide, en acceptant d’aller voir un film classé comique : je ne travaille pas chez France Télécom, mais je pense que je n’aurais pas résisté à un deuxième film pourri et de plus déprimant… Je pense que deux films aussi noirs que celui vu hier auraient pu avoir le même effet qu’une annonce de mutation…
Du coup, nous sommes allés voir « le coach », un film sans prétention mais très divertissant, avec deux acteurs qui servent parfaitement leurs rôles : Rouve est parfait dans le rôle de l’ahuri de service, et Berry assez crédible en coach… Pas le film de l’année, mais un bon moment malgré (ou plutôt grâce à) des situation tout à fait caricaturales…

Encore demain pour aller vous plonger dans les salles obscures à tarif réduit !!!

Lancement de Nekoé, pôle d’innovation par les services…

Lundi 14 septembre 2009

Aujourd’hui, je suis invité à la conférence de presse de lancement du pôle d’excellence Nekoé, pôle innovation par les services. Je dois apporter mon témoignage sur ce que je pense être l’intérêt de ce pôle et sur les projets que nous entendons mener dans ce cadre avec mes sociétés, Pila et Jokaluma. Voici ce que je compte expliquer.

Il y a un an, apparaissait brutalement pour le grand public la notion de « crise », avec la faillite de Lehman Brothers. Aujourd’hui, on nous dit que nous sommes en train de sortir de cette crise. C’est faux.
Si nous avons cette impression, c’est uniquement grâce à l’injection massive de fonds par les états, et le système est sous perfusion. Si nous arrêtons la perfusion, le système retombe. Or, la perfusion commence à se tarir : la France sera fin 2009 à 80% du PIB de dette publique, soit au seuil de l’effet boule de neige. C’est à dire que les recettes fiscales, en étant optimiste sur les taux de croissance et d’inflation, suffiront à peine à payer les intérêts de cette dette… Donc, le système ne pourra pas rester sous perfusion car les injections vont diminuer.

La seule solution est d’après moi un changement total du modèle de développement. Et ce changement de modèle, Nekoé peut y contribuer, en mettant l’accent sur un nouveau modèle, celui de l’économie de la fonctionnalité. Ce modèle est celui dans lequel la notion « d’être » (re)devient plus importante que celle « d’avoir ». L’important n’est pas d’avoir une voiture qui nous appartient, mais d’être mobile grâce au mode de transport le plus approprié…C’est-à-dire que le produit n’est plus géré par le client, mais par le prestataire de service. On ajoute donc une « couche de services » derrière la couche « production ».

Dans ce cadre, Pila et Jokaluma, les deux structures que je représente, auront à coeur d’intervenir sur la création de ce que Nekoé, dans son communiqué de presse, appelle des « écosystèmes des services ». Ceci signifie, schématiquement, que les entreprises ne sont pas isolées, qu’elles ont des fournisseurs et des clients, qui leur proposent à la fois des matières premières, des services, etc… Un véritable cycle de « co-production » existe, créant de ce fait des réseaux de création de valeur.
C’est sur la création de ces réseaux sociaux de nouvelle génération que Pila et Jokaluma travailleront, avec pour objectif de mettre en place des projets collaboratifs dans le cadre du pôle, projets qui permettront une approche « step by step » de la problématique globale en travaillant sur des exemples concrets. Les premiers projets sont en cours, l’un concernant une bourse des compétences inter-entreprises sera déposé demain sur un appel à projet FSE / Euranec géré par le Conseil Régional du Centre, et l’autre, qui sera proposé d’ici quelques temps aux institutions locales, concernera un mode de mise en valeur et de développement de l’attractivité de la ligne SNCF Orléans – Paris.

Côté Jardin, à Olivet…

Vendredi 11 septembre 2009

Hier soir, au théâtre de verdure du parc du Poutyl, à Olivet, je suis allé, toujours coaché par Sonia LB, assister à une représentation du Rhinocéros de Ionesco.

Une pièce forte, jouée et rejouée, que l’on pourrait finir par trouver galvaudée si ce n’était le jeu de cet acteur, seul sur scène, mais qui remplissait l’espace à merveille…

Une pièce burlesque, décallée, dont je ne me lasse finalement pas, avec une morale au final très intéressante…

Et un festival Côté Jardin qui, chaque année, m’émerveille : une ambiance très sympa, conviviale, loin de l’image que certains peuvent avoir du théâtre… Et l’occasion de rencontrer un certain nombre d’olivetains que je ne vois malheureusement pas assez souvent du fait de mon activité professionnelle très (parfois trop) prenante…

Pila fait confiance à Patrice Gabin pour sa communication !

Jeudi 10 septembre 2009

Marco et moi sommes très satisfaits du travail de Patrice Gabin… On trouve qu’il a fait, comme toujours, un boulot sérieux, sans se prendre au sérieux, et qu’il a  réussi à nous écouter et comprendre, tout en sachant nous guider…. Bref, un vrai professionnel…

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Atelier de Sophie…

Mercredi 9 septembre 2009

Hier soir, j’ai eu le plaisir d’assister à un atelier d’écriture, animé par Sophie Gonzalbes, à l’espace Délicat & Scène, situé sous le cinéma des Carmes… Merci à SoniaLB de m’avoir invité à partager ce moment quelque peu hors du temps, à Sophie pour sa gentillesse, son calme et sa gentillesse rassérénante, et à cette dame dont je ne connais le nom mais qui a accepté d’accueillir cet atelier dans son espace !

Que dire, si ce n’est qu’il m’a été particulièrement de reprendre contact avec le stylo et la feuille de papier, qui ont avantageusement, le temps d’une soirée, remplacé le claiver et la souris que j’utilise pour vous parler quotidiennement !

Et comme un exemple vaut parfois mieux qu’un long discours, quel texte auriez-vous écrit en quelques minutes avec l’obligation d’utiliser les mots « Gros – hareng – dessin – méfie – grimaces – rêver – paranoïa – massacre – vieux – grognements » ? Voici ce que j’ai imaginé pour ma part…

Une petite limace et un gros hareng se regardaient, tendrement, l’un dans un bocal, l’autre sur le sol de cette maison dans laquelle elle venait d’entrer.

Les sourires que le poisson adressait à la limace avec ses yeux globuleux pouvaient ressembler, pour un observateur non averti, à des grimaces… Mais la cousine de l’escargot, bien qu’elle se méfie de ses sentiments, voulait rêver, dans une bouffée de paranoïa, à un amour tendre…
Pour le hareng, nul besoin de lui faire un dessin : le souvenir du massacre qui avait conduit toute sa famille à finir sur une pizza était encore bien trop vivace ! Les grognements de cette limace ne pouvaient être que salaces : il voulait profiter de la vie ! !

Mais la limace ne savait pas nager, pas plus que le poisson ne savait ramper… Et, malgré cette passion naissante, les deux amants potentiels devinrent vieux, sans jamais avoir pu assurer leur descendance !

Construction tarifaire…

Mardi 8 septembre 2009

Je crois que toute personne qui a créé sa boîte s’est forcément posé la question de sa grille tarifaire… Et je n’échappe pas à la règle !!!

Alors bien sûr, comme je pense la plupart des entrepreneurs, je me suis renseigné, j’ai essayé d’appréhender les tarifs du marché, de comprendre la structuration des offres de mes confrères, etc…

Ma conclusion est la suivante :

  1. une offre est forcément relative à un niveau de prestation, et les niveaux de prestations peuvent être divers sur une même mission… Il est difficile de facturer un travail qui demande une haute valeur ajoutée intellectuelle au même niveau qu’une tâche répétitive et quasi automatisable…Il faut donc définir un taux horaire qui reflète la valeur de la prestation effectuée.
  2. en France, nous sommes quand même contraints d’intégrer dans le coût de la prestation tout ce que nous allons redonner à l’Etat à un moment donné, et cela fait beaucoup : impôt sur les sociétés, impôt sur les dividendes, charges sociales, charges patronales, impôts sur le revenu, etc… (choisissez dans la liste les taxes auxquelles vous êtes soumis)…
  3. vous devez intégrer le risque lié à la création d’entreprise, qui peut aussi être vu comme la souplesse apportée à votre client : si vous travaillez comme consultant plutôt que comme salarié en CDI dans un grand groupe, c’est que d’une part vous acceptez le risque lié à des missions plus courtes, le risque d’un engagement qui peut vous faire travailler 18h par jour sur une période, l’absence de « sécurité relative » de l’emploi, l’absence d’indemnités de chômage si vous plantez votre boîte, etc… Mais qu’en contre-partie vous espérez évidemment gagner un peu plus en monnayant mieux votre savoir-faire, et en vendant uniquement des prestations avec forte valeur ajoutée…
  4. vous devez prévoir l’éventualité de devoir faire appel, en cas de pépin, à un confrère ou un sous-traitant afin de mener la mission à bien, sans surcoût pour votre client d’origine…
  5. vous devez intégrer (ce qui est souvent oublié dans les évaluations de rémunération) les coûts des démarches commerciales que vous engagez, des tracasseries administratives classiques, etc… et qui ne sont pas du temps productif et facturé !

Bref, ce n’est pas évident de définir un tarif qui soit équilibré, compétitif, et qui reflète bien la réalité du travail effectué… Et vous, qu’en pensez-vous ? Quel est le juste prix d’un jour de travail de « consultant » sur votre secteur d’activité ? Comment ce juste prix est-il construit ?

En vrac…

Lundi 7 septembre 2009

Je n’ai pas eu le temps d’écrire depuis jeudi, et pourtant, il y en a des choses à dire en ce moment…

D’abord cette taxe carbone qui me semble importante voire même nécessaire : une « fiscalité écologique », devant les enjeux qui sont ceux de la planète actuellement, me paraît indispensable… L’être humain est ainsi fait qu’il ne comprend que s’il est tapé là où ça fait mal, le portefeuille…
Par contre, il faudrait voir à ce que le gouvernement ne prenne pas les entrepreneurs pour des cons : quand j’entends dire que cette nouvelle « contribution » sera compensée par « une baisse de la taxe professionnelle », j’avoue que ça m’énerve… La fin de la TP a été annoncé voici pas mal de temps… Et aujourd’hui, on nous parle de « baisse substantielle de la TP » pour compenser cette « taxe carbone »…. Merci pour le foutage de gueule…

Ensuite, j’aurais aimé vous parler en détail de cette élection du fils, après la mort du père, au Gabon… Bien sûr, on ne peut que douter de la régularité d’une élection dans laquelle on voit le fils et ancien Ministre de la Défense d’un homme qui était au pouvoir depuis1967 (je crois) succéder à son propre père… Un côté désagréablement dynastique, monarchique, et (oserais-je le terme ?) dictatorial…
Je n’espère qu’une chose, malheureusement sans grand espoir, c’est que la France oublie un tout petit peu les intérêts financiers qu’elle a à défendre au Gabon et se tienne à distance respectable de ces magouilles politiciennes qui ne grandissent malheureusement pas le continent africain, et qui desservent sa population, qui n’a d’autre choix que de se taire… Comme souvent dans ce genre de régimes pseudo-démocratiques, l’intérêt de la famille passe avant l’intérêt d’un peuple…

Voilà, en vrac, deux petites choses dont j’avais envie de vous parler…

dégustation Yquem 1994 et Clos Vougeot 2005

Jeudi 3 septembre 2009

Mardi soir, Marco Pintore, mon associé dans la société Pila, et moi-même avons eu le plaisir d’accueillir un certain nombre d’invités pour une dégustation de deux flacons intéressants : Château d’Yquem 1994 et Clos Vougeot 2005.

clos vougeot 2005

Je vais passer rapidement sur le Clos Vougeot, pour dire que ce vin était déjà d’un très bon niveau (y a qu’à voir la photo : qui a le nez dans son verre ? c’est moi !!!)… J’ai été surpris par son degré d’évolution après seulement 4 ans : nous avions prévu de le carafer un peu afin de l’aider à s’ouvrir, mais nous nous sommes ravisés après en avoir versé quelques gouttes dans un verre : il était largement assez évolué pour qu’on le laisse tranquille dans sa bouteille…

chateau d’Yquem 1994

Quand au château d’Yquem… Que dire, si ce n’est que c’est chaque fois le même émerveillement pour moi quand j’en croise la route… On ne peut qu’écarquiller les yeux rien qu’à découvrir la couleur d’or liquide de ce vin… 1994 n’est pas une année immense, mais je trouve néanmoins que ce vin propose déjà une belle promenade sensorielle, puisque s’il part sur des notes quelque peu acidulées et épicées au départ, il évolue très vite vers le miel, puis le boisé… Et si l’on a la patience d’attendre encore, on voit les fruits confits qui débarquent, prenant de l’ampleur même encore pendant la nuit pour parfumer totalement mon bureau le lendemain avec ce reste que j’avais souhaité garder pour suivre l’évolution…

Le tout était très bien accompagné par des mets dont l’accord avait été soigneusement choisi par Kathryne d’Au hasard du vin

Un très bon moment, d’une haute valeur gustative, mais d’une convivialité avec nos invités qui nous a permis de nous côtoyer dans un cadre un peu moins conventionnel que nos relations professionnelles habituelles…

J’ai dit « industrialisation des services » ?

Mardi 1 septembre 2009

Quand je parle d’industrialisation des services, dans un précédent article, j’ai une idée assez précise de ce que je veux dire : je suis quand même ingénieur de formation, et mine de rien, ça reste même quand on ne fait plus grand chose de « technique » dans sa vie !

Je vous conseille la lecture de cet article de Fred Lasnier, PDG du groupe Pentalog, qui date déjà un peu mais qui donne une bonne idée de ce que l’on appelle le « design to cost », et qui permettrait une industrialisation plus rapide des services…. Pourquoi je me ferais ch… à réécrire ce que d’autres ont déjà (très bien) écrit ???