Archive pour février 2010

Gouvernance économique de l’Europe…

Vendredi 26 février 2010

Je vais essayer d’être très clair sur ce que je pense de cette question, qui est pourtant relativement complexe.

En résumé, aujourd’hui, nous avons une monnaie unique, l’Euro, partagée par un certain nombre d’états réunis dans l’Eurogroupe, au rang desquels la France n’est pas des moindres. C’est bien. Par contre, ce qui est moins bien à mon avis, c’est qu’il n’y a aucune coordination européenne (ou presque) des politiques économiques : les états restent souverains et décident eux-mêmes de leurs politiques économiques et budgétaires nationales.

C’est ce qui conduit à la problématique actuelle : la Grèce est dans la merde, certes non sans raison, puisqu’elle a triché (comme les autres mais un peu plus) en titrisant sa dette de manière à camoufler des déficits publics abyssaux. Et la Grèce fait partie intégrante de la zone euro, ce qui donne un impact évident sur sa monnaie et donc celle de ses collègues de l’Eurogroupe.
Vous ajoutez à cela des attaques répétées de grandes institutions bancaires (cf ci dessous des échanges que j’ai eus sur le sujet voici quelques temps avec Fred Lasnier de Pentalog pour un résumé de ces épisodes) qui sont sensées conseiller la Grèce mais qui au final essaie de faire leur beurre sur son dos, et vous obtenez la chute de l’Euro à laquelle nous avons assisté, pour le moment impuissants puisque la Banque Centrale Européenne et son excellent patron Jean-Claude Trichet ne peut intervenir et prêter en direct de l’argent à la Grèce pour la garantir contre une cessation de paiement (très hypothétique d’ailleurs), et qu’aucun plan de solidarité des états européens n’est mis en place.

Espérons que cette crise provoque une prise de conscience et que cette gouvernance économique et budgétaire européenne soit mise en place : il en va de la survie à long terme de notre monnaie.

Pour ceux qui lisent l’anglais et sont intéressés par les attaques de la Grèce par Goldman Sachs, voici un résumé :
This is quite clear that they (hedge funds) are playing, and as far as I know, this is also because they are a little disappointed not to have obtained as much as they wished in the financing of Greece debt… The two hedge funds that own most of the CDS on Greece needed to put debt in front of this in order to securize their investment (earn money even if CDS fall down).
It seems to be the reason why they attack the Euro : if the stock exchanges believe in the possibility of a big pb in the Euro zone, you imagine the effect on the CDS… Moreover, for the American bank, if Greece can’t find money by the traditionnal way, it would need the help from traditionnal banks…
Well… I really agree with you : it is a bullshit system…

Candide et le climat social tendu…

Mercredi 24 février 2010

Tout ce monde dans la rue… Vu le climat social très chaud, pas étonnant que les températures remontent ces derniers jours ! Mais tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Les salariés des raffineries de total qui nous menacent d’un coup de pompe, en cette période de vacances, ce n’est pas très sympa… Encore que comme la plupart des gens n’ont plus de quoi partir en vacances, et à peine de quoi remplir leurs réservoirs, l’impact serait limité… Mais de toute façon, je ne sais pas qui a pu croire que le gouvernement laisserait un conflit se déclarer aussi proche des échéances électorales : « monsieur de Margerie, il faudrait faire des efforts, surtout en ce moment », a dû murmurer le gouvernement… Résultat, le blocage semble évité… Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Quid des contrôleurs aériens ? Je suis rassuré pour eux également, puisque j’ai entendu monsieur Borloo, ministre de beaucoup de choses, nous annoncer que la réforme qui était mise en cause est là pour les protéger, et qu’il entend bien travailler avec les contrôleurs pour répondre à leurs attentes… Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Toujours monsieur Borloo, à propos de la SNCM, qui bloque certains ports en Corse pour protester contre l’arrivée d’un nouvel opérateur privé sur le marché des trajets Corse – continent… De la même manière, le Ministre est convaincu que des solutions vont être trouvées rapidement… Et je n’en doute pas ! Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, on vous dit !

Enfin, un peu moins de 20 millions de français seraient à 50€ près pour finir leur mois… Soit environ 1/3 de nos compatriotes… Au premier rang desquels les retraités et les jeunes actifs… Mais comme tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, j’ai dû mal entendre…

Voila… Tout ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un gauchiste acharné mais un centriste convaincu… Mais ce matin, je me lève quand même avec une certaine gueule de bois devant un monde aussi parfait……..

Recherche d’emploi : aidez-la !

Lundi 22 février 2010

Aujourd’hui, un ptit article un peu particulier… Emilie, mon amie d’enfance, que je connais depuis l’âges des couches, est en recherche d’emploi, de préférence sur Paris intramuros ou sur le 92.

Elle a fait l’ESC Dijon, après un DUT tech de co, et parle couramment anglais et espagnol (6 à 12 mois en Ecosse et à Madrid).

Elle cherche un job dans n’importe quel secteur d’activité, sur des métiers en lien avec la com, le marketing, l’événementiel ou même le commercial. L’idéal serait un poste de chef de produit junior (spécialisations marketing et web marketing).
Elle a une expérience de 2 ans, principalement dans le domaine pharmaceutique, mais pas uniquement.

Même si je ne connais pas Emilie dans sa vie professionnelle, je peux en tout cas vous garantir son sérieux, sa rigueur, et son implication… 25 ans de fréquentations dans la sphère personnelle permettent quand même de se faire une idée assez précise d’une personne ;)

Si vous avez des besoins ou si vous connaissez quelqu’un susceptible d’avoir des besoins, merci de m’en faire part dans les commentaires !

Petite déclaration

Mercredi 17 février 2010

Un texte retrouvé cette nuit, au fond de l’ordinateur… Je ne suis plus tout à fait certain du moment de l’écriture, même s’il me semble me souvenir que c’était avant de rencontrer une personne qui m’est devenue très chère par la suite… Et qui l’est toujours à sa façon, d’un peu plus loin…

Si je pouvais juste t’écrire
Sans avoir peur avec sourire
Simplement dévoiler mes sentiments

Juste te l’avouer je t’aime
Sans faire phrase ni poème
Oublier les promesses et les serments

C’est vrai qu’on ne se connait pas
Pas faux qu’on n’se ressemble pas
Deux univers foncièrement différents

Mais à échanger avec toi
C’est un bout d’avenir que je vois
Je crois que ce n’est pas un égarement

Alors c’est vrai je ne sais pas
De quoi serait faite cette vie là
Mais comment savoir si l’on essaie pas…

Le mal de vivre…

Mardi 16 février 2010

Ça ne prévient pas quand ça arrive
Ça vient de loin
Ça s’est promené de rive en rive
La gueule en coin
Et puis un matin, au réveil
C’est presque rien
Mais c’est là, ça vous ensommeille
Au creux des reins

Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu’il faut bien vivre
Vaille que vivre

On peut le mettre en bandoulière
Ou comme un bijou à la main
Comme une fleur en boutonnière
Ou juste à la pointe du sein
C’est pas forcément la misère
C’est pas Valmy, c’est pas Verdun
Mais c’est des larmes aux paupières
Au jour qui meurt, au jour qui vient

Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu’il faut bien vivre
Vaille que vivre

Qu’on soit de Rome ou d’Amérique
Qu’on soit de Londres ou de Pékin
Qu’on soit d’Egypte ou bien d’Afrique
Ou de la porte Saint-Martin
On fait tous la même prière
On fait tous le même chemin
Qu’il est long lorsqu’il faut le faire
Avec son mal au creux des reins

Ils ont beau vouloir nous comprendre
Ceux qui nous viennent les mains nues
Nous ne voulons plus les entendre
On ne peut pas, on n’en peut plus
Et tous seuls dans le silence
D’une nuit qui n’en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n’en sont pas revenus

Du mal de vivre
Leur mal de vivre
Qu’ils devaient vivre
Vaille que vivre

Et sans prévenir, ça arrive
Ça vient de loin
Ça c’est promené de rive en rive
Le rire en coin
Et puis un matin, au réveil
C’est presque rien
Mais c’est là, ça vous émerveille
Au creux des reins

La joie de vivre
La joie de vivre
Oh, viens la vivre
Ta joie de vivre

Valentine’s day

Lundi 15 février 2010

Voila comment j’ai occupé cette soirée de Saint-Valentin en célibataire : en me rendant en très charmante compagnie (Sonialb, Adeline et Céline, what else ?) visionner en avant-première le film Valentine’s day, réalisé par M. Pretty Woman, Garry Marshall.
Eh bien je crois que c’est bien la seule raison de la présence de Julia Roberts au casting, une forme d’hommage au réalisateur qui l’a rendue célèbre…

En effet, si l’idée est intéressante que d’explorer les mystères de l’Amour et d’adopter l’angle de la journée censée symboliser ce sentiment, il faut aussi admettre que nous avons droit à une réalisation assez pitoyable, à des situations de la meilleure guimauve imaginable et à des acteurs peu convaincants malgré un casting intéressant…
Dommage, car le fond de l’histoire qui explique qu’il ne faut pas confondre amour et passion, qui montre qu’il ne faut pas forcément aller chercher très loin ce que l’on a proche de soi, aurait pu être crédible…

Mais c’est là qu’on voit la différence par exemple entre un Woody Allen et son Whatever works, et un Garry Marshall et Valentine’s day…

Au final, quand même une soirée très sympa…

virée parisienne : Soulages, Centre Pompidou

Vendredi 12 février 2010

J’étais en déplacement pro & perso depuis mardi soir et jusqu’à hier soir, d’où mon absence sur ce blog…

Petite virée d’abord en banlieue parisienne, du côté de Chambourcy, pour y voir une amie dont j’ai été le témoin de mariage voilà presque 2 ans, qui a eu un ptit bout de chou voici 9 mois, et que je n’avais plus revue depuis la période de sa grossesse ! Un vrai plaisir que de passer la soirée avec elle, mais aussi avec son mari, chercheur dans une société pharmaceutique, avec qui je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir des échanges plus orientés business…

En parlant business, la journée du lendemain fut consacrée à des rencontres business, dont je parlerai probablement sous peu dans les blogs liés à mes activités professionnelles (BioChemics et Pila).
Mais comme j’avais pas mal de temps entre deux rendez-vous, j’en ai profité pour suivre les conseils de mon amie Valérie, conceptrice des fameux T-shirts Marcel et Moi, et grande amatrice d’art : je suis allé visiter l’exposition Soulages au Centre Pompidou.

J’avoue ne pas comprendre grand chose à l’art et à la peinture… Je ne suis qu’un amateur, dans tous les sens du terme : je n’ai pas de connaissances théoriques, et mais j’aime flâner parmi les toiles et m’en imprégner, les apprécier ou rester indifférent, selon mes propres critères personnels, probablement forts différents de ceux des spécialistes…
Et là, j’ai vraiment voyagé avec Soulages… On pourrait se dire que des tableaux entièrement noirs, ça va être d’un ennui terrible… Mais bizarrement, ce sont ceux qui m’ont le plus touché dans les oeuvres de Soulages… Probablement en raison des jeux avec la matière, qui rendent au final une réelle lumière à ce noir qui en est par principe dépourvu… J’ai beaucoup aimé aussi jouer avec mes positionnements devant les tableaux qui me faisaient découvrir de nouvelles toiles à chaque fois, car les sources lumineuses mettaient en valeur différentes parties des polyptiques…

Autant je me suis fait ch… devant le monochrome bleu de Klein, autant j’ai vraiment été bluffé par cette expo !

Et j’ai fini ce périple en Picardie, du côté de Senlis, pour y passer un peu de temps avec des personnes qui me sont chères, avant de rentrer dans la neige à la maison hier soir…

Invictus, de Clint Eastwood…

Mardi 9 février 2010

Quand la petite histoire rejoint la grande, on se demande forcément quel résultat cela va donner. En effet, il est extrêmement difficile de pouvoir traiter un fait historique connu de tous en apportant un nouveau regard, d’autant plus que cela suscite énormément d’attente de la part du spectateur. C’est le défi que s’est fixé Clint Eastwood avec ce Invictus qui retrace d’une manière originale, à travers la coupe de monde de rugby de 95, la volonté de Nelson Mandela de fédérer un peuple qui avait été pendant bien trop longtemps la proie de l’apartheid…

Je dois avouer que ses dernières tentatives dans le registre du traitement de l’Histoire, avec Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima, m’avaient laissé un arrière-goût passablement désagréable et un profond ennui, malgré la qualité de la réalisation. J’ai par contre été un grand fan de ses autres réalisations (million dollar baby, l’échange, gran torino, etc). Je m’attendais donc à tout avant que débute cette séance à laquelle j’ai assisté avec SoniaLB.

J’en sors avec un avis mitigé. L’angle d’approche est intéressant. La réalisation, bien qu’assez classique, est à mon goût impeccable. Nelson Mandela est servi par un grand Morgan Freeman, et Matt Damon est relativement crédible dans son rôle de capitaine de l’équipe des Boks. Cependant, le scénario est à mon avis un peu réducteur, les scènes de rugby sont particulièrement mauvaises (même pas dignes des matchs du RCO alors qu’on parle ici des meilleurs joueurs du monde), et cela se voit cruellement à l’écran.

Mon avis est donc que nous sommes face à un film de bonne facture, bien mené, avec une réalisation impeccable, mais qui ne reste qu’un très bon film, et non pas un monument comme ont pu l’être d’autres oeuvres de celui qui reste pour moi l’un des derniers grands réalisateurs du cinéma américain…

Honecker 21, de Jean-Yves Cendrey

Lundi 8 février 2010

J’avais commencé à lire ce bouquin voici un certain temps puisqu’il m’avait été offert à Noël par ma mère… Et je n’avais pas accroché…
J’avais trouvé l’écriture trop précieuse, voire prétentieuse… Et je trouvais que cela collait mal avec ce personnage à la dérive dans les sables mouvants de notre société de consommation du 21è siècle…

Mais, en le reprenant ce week-end, j’ai lu la deuxième moitié en un rien de temps… Je vous livre quelques extraits…

« C’est sans doute beau l’amour dans la misère, mais il ne se sentait pas prêt à en donner le spectacle. Il préférait prolonger le mimodrame de l’amour consommé par une aisance sotte, plaquer le baume de l’argent sur son affliction et ne guère en souffrir, plutôt qu’endurer le cancer du manque et l’ennuyeuse longanimité d’une femme éprise. »

« Il avait la clope basse comme un vrai marlou, tirant dessus avec un rythme précipité qui la faisait clignoter, la têtant jusqu’à la réduire au mamelon saignant arraché de manière coupable à la déesse Nicotine, ne l’ôtant de ses lèvres que pour l’expédier d’une pichenette dans un pot de bambous nains avant de déboutonner sa veste et d’en faire battre les pans pour les aérer, chasser l’odeur de tabac. Quel type ! Il pensait à tout ! Il en avait dans le melon ! »

Reflets d’ailleurs…

Vendredi 5 février 2010

Hier soir, nous sommes allés, avec ma désormais fidèle organisatrice de mes soirées Sonialb, assister à la projection d’une série de documentaires du réalisateur italien Vittorio de Seta, assez peu connu bien qu’ayant inspiré des personnes telles que Godard.

Des documentaires qui sont autant de portraits et de tranches de vie des peuples sicilien et sarde dans les années 55 à 59. A noter que ceux-ci utilisent déjà les technologies permettant de réaliser en couleur, ce qui était rare à l’époque.
L’étrangeté de ces documentaires, et à mon avis quelque part leur atout, est l’absence de commentaires par une voix off. En effet, seuls les bruits réels des actions sont présents, même s’ils sont enregistrés séparément des images et ensuite post-synchronisés. De cette manière, de Seta ne nous impose pas de ligne directrice trop clair, et laisse notre imaginaire participer à la construction de notre propre documentaire. Je ne suis ainsi pas certain de m’être raconté la même histoire que Soso…

Nous avons eu l’occasion de découvrir la vie des pêcheurs, des paysans, des mineurs, des bergers, mais aussi d’assister à une éruption du Stromboli (non, je n’ai pas à revoir ma géographie, il y avait aussi un documentaire dans les îles éoliennes ;) ).

Un autre point à mon avis intéressant : malgré cette liberté que de Seta nous laisse par l’absence de texte, il existe dans ces documentaires une sorte de mise en scène… Chacun comporte une montée dramatique, depuis la pêche où le rythme s’accélère jusqu’au moment de la capture de l’espadon, jusqu’au reportage au fond de la mine qui se termine sur une image où tous les mineurs se figent et où, si l’on ne le voit pas, on sent arriver le coup de grizou, en passant par l’éruption du Stromboli…

C’est vraiment un autre cinéma que j’ai découvert, loin du schéma classique « production / consommation » actuellement en cours dans tant de compartiments de nos vies…

Amouritié…

Jeudi 4 février 2010

Un homme, une femme : des amis.
Ils se voient tous les jours. Regardez-le. Voyez-la.
Ils sont en symbiose, en adéquation. Ils sont interdépendants et ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Elle le sait. Il la sait.
Et pourtant la routine s’installe. Un jour sur deux, l’un ou l’autre est occupé(e). Et l’autre ou l’autre est inquiet(e) : « Vais-je le perdre ? », « Vais-je la perdre ? ». Et cette inquiétude les rapproche. Les liens se resserrent. Et se redéchirent.
Puis d’un jour sur deux, on passe à deux sur trois.
Puis à trois sur quatre.
Puis, lorsque l’on ne se rencontre plus qu’une fois par quinzaine, on songe qu’il est bien plus difficile de rentrer dans une vie que d’en sortir.
Et on le refuse.
En découle un stage intensif : quatre jours, 24h/24.
Et on repart pour la routine.
Et lorsque l’on se croit guéri, qu’on pense l’avoir oubliée, l’avoir gommée de sa mémoire pour cause de « plus rien à se dire », on se sent bien.
Et je me dis « La vraie vie va commencer. ». Et elle passe et me dit « Non. Je vais mourir. ».
Elle a ses traits.
Les traits de ton amitié.

MAJ : après échange avec Sophie (aka Peeka), j’ai décidé de renommer ce texte avec un concept qui m’est très cher… Je pense que je suis avec la personne dont je parle dans ce texte dans un cadre d’amitié aujourd’hui… Ce n’était peut-être pas le cas à l’époque…

Union Européenne : les apports du traité de Lisbonne

Mercredi 3 février 2010

Hier soir, à l’invitation du Mouvement Européen France du Loiret, et notamment de ses Président et Vice-Président co-fondateurs Jean-Pierre Delport et Yves Clément, j’ai eu le plaisir d’assister à une conférence animée par Alain Dauvergne, qui fut rédacteur en chef adjoint de RTL, puis du Point qu’il a contribué à créer…

Alain Dauvergne a été un observateur très impliqué dans la Convention européenne, qui a travaillé à la préparation du traité constitutionnel que la France avait refusé par referendum, et a logiquement suivi ensuite les travaux qui ont abouti au Traité de Lisbonne.

Il nous a fait un exposé très intéressant sur les avancées à la fois institutionnelles et démocratiques instaurées par ce Traité… Comme lui, j’apprécie les avancées qui renforcent le pouvoir du Parlement Européen au sein des instances européennes. On voit d’ailleurs actuellement que le Parlement cherche à s’emparer de tout l’espace qui lui est offert… La co-décision législative (entre le Conseil et le Parlement) devient la règle par défaut, ce qui accroît très largement les compétences du Parlement puisque ses domaines d’expression passent d’une trentaine à plus de 70, si ma mémoire ne me fait pas défaut…
Comme lui également, je pense qu’on a critiqué un peu vite, et moi le premier, Herman Van Rompuy, en le laissant apparaître comme terne et sans consistance… Je pense qu’il va s’affirmer.
Par contre, je maintiens mes positions concernant Lady Ashton, notre Haute Représentante aux Affaires Etrangères : confier la diplomatie et, de fait, la vice-présidence de la Commission à une britannique, c’est déjà fort quand on sait le peu d’engagement du Royaume-Uni dans l’Europe (à signaler que dans le Traité, pour la première fois, on laisse la porte ouverte à une sortie possible de l’Union pour un Etat… à la demande du RU !! L’Europe fédérale est morte grâce à eux !!!). Mais alors quand on ajoute à cela l’inconsistance de Lady Ashton et son absence totale de compétences en matière diplomatique, on peut facilement arriver à la conclusion qu’on donne les clés de la diplomatie européenne au Foreign Office qui, il est vrai, n’est pas une buse finie, mais est par contre d’un atlantisme total et d’un européanisme douteux ! Donc Alain, tu demandes à voir, alors que je pense que c’est tout vu !

J’ai réalisé cependant une des dernières interventions lors du débat pour afficher moi aussi mon optimisme quant à l’avenir de l’Europe :
- j’ai d’abord insisté encore une fois sur le renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui à mon avis est bon, car il est composé d’européens convaincus dans sa grande majorité, même si certains d’entre vous me connaissent assez pour savoir les doutes que j’ai pour certains euro-députés français (non, je ne donnerai pas de noms… ;-) ). En effet, pour tenir le rythme des déplacements « Circo – Bruxelles – Strasbourg », il faut au moins croire dans ce que l’on fait, même si les indemnités de fonction sont élevées !
- ensuite, j’ai voulu souligné le caractère démographique. J’arrive proche de la trentaine, et il est inconcevable pour moi d’avoir besoin de patienter à la frontière pour entrer en Belgique. Et cela, c’est l’espace Schengen… De même, l’euro fut introduit en 2002, donc on peut raisonnablement penser que pour la plupart des adolescents d’aujourd’hui, le franc n’est qu’un vague souvenir et le deutschmark ou la lire des monnaies qu’ils n’ont pas connu… L’Europe est et sera d’après moi un espace de plus en plus « naturel » pour les jeunes générations qui n’ont pas connu autre chose… Et si l’on arrive à se prémunir des dérives nationalistes (comme en ce moment en France avec le débat sur l’identité nationale qui a dévié fortement de son objectif initial… en tout cas de celui annoncé…), l’Europe se construira « de fait », par le renouvellement des générations.

Et cela, pour moi, c’est le plus beau message d’espoir pour la construction européenne qui m’est si chère…

Gainsbourg, vie héroïque…

Lundi 1 février 2010

Hier soir, pour clôturer un week-end de repos et de soldes, nous sommes allés, avec SoniaLB et Céline, nous plonger dans l’obscurité pour un retour vers le passé dans la vie de Serge Gainsbourg…

Un film réellement intéressant, tant dans la réalisation qui rend naturels les mouvements dans le temps, avec Serge « enfant » qui intervient parfois dans la vie de Serge « adulte », et vice-versa, que dans le choix du mode de narration qui fait parfois intervenir un personnage fictif, devenant de plus en plus réel tout au long du film pour aboutir à la période Gainsbarre…
Il faut aussi signaler que si la vie de Gainsbourg est qualifiée d’héroïque, c’est aussi pour moi parce qu’elle semble extraordinaire, mais assène finalement à des vérités qui, au moins partiellement, renvoient tout un chacun vers sa propre réalité… L’impact de l’enfance sur la vie d’adulte, ces petites voix qui nous dictent nos comportements et que l’on écoute parfois sans trop savoir pourquoi, les interrogations fondamentales de la Vie, pour nous comme pour nos proches, autant de thèmes dans lesquels on ne peut que se projeter, ne serait-ce que quelques minutes…

Alors oui, j’ai passé un vraiment bon moment avec ce Gainsbourg que j’admirais bien avant d’aller voir ce film, et qui reste pour moi probablement l’un des derniers grands poètes à avoir été doté d’une aussi immense musicalité…