Archive pour janvier 2012

Praha, une ville superbe…

Dimanche 8 janvier 2012

L’arrivée ne date que d’hier, mais je dois dire que cette ville de Prague est décidément vraiment très charmante….

Hier, départ pour déjeuner le midi, après avoir déposé les bagages à l’hotel Neruda (j’y reviendrai plus loin…). Retour du déjeuner vers 17h30, car la ville a cette façon de vous happer et de vous attirer toujours plus dans ses petites ruelles qui mêlent l’ensemble des styles architecturaux des derniers siècles…

Au niveau gastronomique, une bonne surprise sur le rapport qualité prix de ce qui est proposé. Depuis le repas « vite fait », dans un boui-boui avec une déco typique, digne des films tchèques de l’époque d’influence soviétique, jusqu’au repas gastronomique, on mange plutôt bien, et avec des tarifs compétitifs au regard de ce que l’on a dans l’assiette (et le verre !).
Nous proposerons notamment une pause gourmande au Cowboys, juste à côté de l’hotel, qui a paraît-il une superbe terrasse (vu le temps de chiotte, nous avons esquivé), et qui sert des viandes à la tendreté exceptionnelle et dans des formats très adaptés après une journée de marche dans les rues pavées : en France, les filets de boeuf de 400g se font plutôt rares ! Petit conseil également : tester le Pinot Noir tchèque, qui n’a pas grand chose à envier aux vins bourguignons… Sauf peut-être leur prix et donc la marge énorme qu’il pourrait faire en s’inspirant des pratiques françaises ! :p

Sinon, d’un point de vue « visites », le Pont Charles est très joli, la tour de la Poudrière, vue d’en bas, est sympa également (vue d’en haut, j’en sais rien, on nous a dit que ça ne valait pas le coup de monter :p), et toue la vieille ville mérite bien de se défoncer les pieds sur les pavés !

Et au niveau de l’hotel, j’aurais tendance à dire que c’est un bon reflet de Prague, mêlant le moderne et l’ancien dans un melting pot de très bon goût… Respect des matières, design épuré, et ceci fait que même si la chambre est assez petite, elle est cosy, confortable, et encore une fois charmante, avec ses trois petites fenêtres qui donnent sur la Nerudova… Dans le prochain article, quelques impressions sur le SPA que nous avons privatisé pour ce soir ! :p

Oui, je sais, je radote pas mal les termes dérivés de la base « charme », mais c’est vraiment mon impression dominante pour le moment !

La prochaine crise sera celle des besoins vitaux….

Jeudi 5 janvier 2012

J’ai déjà fait quelques articles sur les mutations qui sont en cours actuellement, à la fois économiques et sociétales.

Juste une petite pensée que j’ai formalisée hier, en discutant avec ma coiffeuse (rassurez-vous, j’ai toujours quasiment la même touffe de cheveux…. juste un peu taillé le buisson ! lol).

Je suis convaincu que nous ne sommes que devant les prémices de la crise. Celle-ci est aujourd’hui financière, elle sera demain humaine, sociétale et je dirais même humanitaire. En effet, voici encore quelques années, les populations les plus pauvres, dans les coins les plus reculés de la Terre, ne savaient même pas forcément qu’il existait, quelque part, des endroits où l’on utilise de l’eau potable sans la faire bouillir, et où l’on en a tellement qu’on s’en sert même pour alimenter des chasses d’eau et arroser des plantes….

Ce temps est révolu : nous sommes dans un monde complètement planétarisé. Et si nous ne changeons pas notre vision du monde, si nous continuons à accepter que des personnes puissent crever de faim, de soif, ou parce qu’il n’ont pas eu accès à une pilule d’antibiotique parce que nous avons osé dire que c’était trop cher, nous allons au devant de graves problèmes.

Je suis convaincu que notre monde du 21è siècle sera emprunt de plus de solidarité, ou qu’il est condamné à mort, à l’explosion. Il faut une révolution des schémas de pensée si l’on ne veut pas une révolution des populations actuellement en difficulté… Et ces populations auraient bien raison de gueuler…..

La Délicatesse, un film plein de…. délicatesse !

Lundi 2 janvier 2012

Ma première réflexion serait que nous avons droit à 3 films en un.
Un premier, avec le bonheur idyllique de Nathalie et de son mari, qui a des petits airs de comédie légère, un peu à la Amélie Poulain, par ses petits bonheurs simples et incongrus.
Un deuxième temps, celui du drame, du décès du mari de Nathalie, et du travail, long, de deuil. Des émotions fortes plutôt bien servies par Audrey Tautou. Et cette dualité entre la volonté de poursuivre sa vie, se projeter vers le futur, et une forme de respect et de fidélité au passé. Quiconque a eu un deuil (familial, émotionnel, sentimental, etc) à vivre une fois dans sa vie ne peut que comprendre cet état ambigu et ambivalent dans lequel l’héroïne du film est plongée.
Et un troisième temps, celui de la reconstruction, avec des airs de comédie romantique. L’apprentissage de l’après deuil, avec ses difficultés, ses fantômes à réveiller…. Mais aussi la découverte de nouveaux sourires, de nouvelles émotions…. Bref, une forme de renaissance vers une nouvelle vie…

J’ai trouvé pour ma part que ce film naviguait à la perfection sur la corde raide sans jamais basculer dans la facilité ni la mièvrerie. Le mérite en revient probablement pour partie au scénario et au réalisateur, mais aussi et surtout d’après moi à deux acteurs qui sont excellents : Audrey Tautou tout à fait égale à elle-même, et un François Damiens que j’ai eu un immense plaisir à voir dans un rôle tout en retenue, bien loin des exubérances des derniers films dans lesquels je l’avais vu (Rien à déclarer, L’arnacoeur, Une pure affaire, etc).

Vraiment un film à voir !

Intouchables, l’aveugle et le paralytique

Dimanche 1 janvier 2012

J’y suis enfin allé, voici quelques jours, voir ce film qui mobilise la France entière.

Et pourtant, je ne vais pas parler directement du film, si ce n’est pour vous dire que je l’ai trouvé plutôt bon, mais pas exceptionnel. Ce n’est pour moi qu’un remake bien monté, à la fois drôle et touchant, de l’aveugle et du paralytique, c’est-à-dire un film où deux personnes souffrant d’un handicap. Ici, l’un est tétraplégique, et l’autre est noir et originaire d’une cité…. Handicap physique et handicap social, donc…

Ce qui m’intéresse beaucoup plus, c’est le succès que rencontre ce film. Comment expliquer qu’un film, bon mais loin d’être extraordinaire, soit plébiscité de la sorte par les français, si ce n’est en raison d’une forme de raisonnance humaine, voire humaniste ?

Et cela, je le trouve beau, bien plus qu’un film, même si c’est probablement inconscient chez la plupart des spectateurs.

En effet, dans cette période qui s’ouvre, qui est celle de tous les dangers économiques, mais aussi et surtout sociétaux, et alors même que l’on observe un délitement de plus en plus grand du lien social, il est rassurant de voir que les français sont touchés par cette histoire, où les deux protagonistes s’apportent une assistance réciproque.

Cela donne un peu plus foi en l’avenir de notre pays, et plus largement de l’humanité !