Archive pour la catégorie ‘politique nationale’

Matrix, la trilogie…

Lundi 15 octobre 2007

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Photo AFP / Vincent N’Guyen

C’est donc mon troisième article sur la loi de contrôle de l’immigration, dans laquelle est introduite la possibilité de recourir à des tests ADN…

Pour un Sarkozy qui prône l’ouverture, on peut dire que le meeting d’hier soir au Zénith de Paris a du lui plaire énormément…

On retrouvait en effet à la même tribune, pour demander le retrait de l’article concernant les tests ADN, François « Flamby » Hollande (leader du Parti Socialiste), François « super démocrate » Bayrou (créateur du Mouvement Démocrate), Bertrand « Plagiste » Delanoé (Maire de Paris), et nous pouvons aussi noter que l’ex-top model Premier Ministre Dominique de Villepin, absent, a également demandé le retrait de cet amendement, tout comme François Goulard, membre de l’UMP…

Alors, Monsieur le Président ? On va écouter ce qui se dit, ou pas ?

noms d’oiseaux…

Vendredi 12 octobre 2007

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Puisque je suis actuellement dans les pages de pub, j’en profite pour vous faire part d’un article, reproduit ci-dessous, de Romain Soulas, concernant la politesse de Devedjian.
Romain est engagé à l’UMP, mais il fait parti des UMP intelligents (qui a dit « si si, il y en a » ???)… Et si on lit son blog, on se demande chaque jour un peu plus ce qu’il fait à l’UMP, et on a peur qu’il passe directement au PS sans passer par la case MoDem !!!

Mais non, Romain, tu sais bien que je te charrie…

Amicalement,

Johann

Devedjian et la politesse 

Comme il ne blogue pas beaucoup, je vous rapporte une remarque que Michaël m’a faite hier et que je trouve assez pertinente.

Lorsque Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la politique de la Ville, a jugé « dégueulasse » la polémique sur les tests ADN et l’instrumentalisation de l’immigration, le secrétaire général de l’UMP a immédiatement réagit en l’accusant « d’injurier les députés de la majorité ». Il est vrai que Monsieur Devedjian est un modèle en matière de politesse : rappellez vous sa sortie sur Anne-Marie Comparini, traitée de « salope » devant deux collègues députés…

Finalement, après quelques remous à l’Assemblée, le Premier ministre a reçu Fadela Amara pour lui renouveler sa confiance. Il lui a demandé de modérer son langage et de se concerter avec les parlementaires pour l’élaboration du plan Banlieues. Reçu juste après, Devedjian a déclaré qu’il allait organiser un petit déjeuner entre Amara et les parlementaires « qu’elle ne connait pas assez ». La sortie de Devedjian est critiquée par certains députés qui estiment qu’il n’est pas dans l’esprit de l’ouverture voulu par le Président. Pour le filloniste Etienne Pinte « C’est une échelle de perroquet. Devedjian, qui est coincé entre Copé d’une part, Sarkozy et Fillon d’autre part, a réagi un peu vite, car il veut exister ». Quant à François Goulard, jamais avare d’une pique, il a asséné : « Le rôle de Devedjian était de minimiser l’incident. Il est à contre-emploi ». Sale temps pour Devedjian, d’autant qu’Amara a reçu le soutien de beaucoup de ses collègues ministres, qui comme Laurent Wauquiez se félicite qu’elle amène « un peu d’oxygène ». Même Hortefeux, auteur de la loi en question, se dit « pas choqué ».

y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Mardi 9 octobre 2007

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C’est ce que je me demande quand j’entends que Sarkozy annonce que la justice ira jusqu’au bout dans l’affaire de délit d’initié EADS, faisant exploser en plein vol sa belle amitié avec Arnaud Lagardère, et la solidarité avec Thierry Breton, ex-ministre des Finances, en poste à l’époque des faits…

Logique, me direz-vous… C’est un bon moyen de gagner la sympathie des petits actionnaires qui ont été floués, ainsi que de toute l’opinion publique dont la voix s’élève pendant que la cote de popularité des dirigeants d’entreprise perd de l’altitude et ne va pas tarder à se crasher…

Bon, OK, vous me direz que si Sarkozy n’avait rien dit, je crierais au scandale car il faut condamner ce genre de pratiques quand elles existent…
Eh bien voyez-vous, j’aurais simplement préféré que, pour une fois, le Président de la République ne joue pas le rôle de la Garde des Sceaux, au sens historique du terme… Nous ne sommes plus dans une monarchie, et Nicolas Sarkozy ne rend pas la justice. C’est aux magistrats qu’il appartient de le faire, en toute indépendance.

Bon courage, messieurs !!!

Un bon responsable politique… Kézako ?

Mardi 9 octobre 2007

Suite à un commentaire de mon ami Marc dans mon article concernant ma démission de mes responsabilités des Jeunes UDF du Loiret, dans lequel il parlait de transparence et d’honnêteté, je souhaiterais revenir un petit peu sur les qualités et l’éthique que je trouve nécessaires pour pouvoir diriger une entité politique quelle qu’elle soit.

Je vais commencer par les qualités qui me semblent nécessaires.

Tout d’abord, le leader politique doit être un animateur : il doit être doué pour la communication, être prêt à aller à la rencontre des gens, et ne doit pas être gêné par la prise de parole, en public comme en privé. Il doit animer ses réseaux, et cela même quand il n’en a pas besoin. Il doit savoir donner des nouvelles de lui, mais aussi et surtout en prendre des autres régulièrement, et pas uniquement quand il a besoin d’eux… J’ai explosé mes différents forfaits téléphoniques depuis que j’ai commencé à m’intéresser à la politique, mais je ne le regrette pas : même si on me l’a parfois reproché, certaines personnes que j’ai connues dans le milieu politique sont devenues des amis, et j’avoue que les discussions que j’ai encore avec certains Jeunes alors même que j’ai quitté mes fonctions me montrent bien qu’il s’agit de réelles amitiés. Et ce sont aussi ces amitiés qui permettent de mobiliser les gens dans l’action….
Dans le même ordre d’idée, le leader politique doit être inventif : il doit être capable de renouveler sans cesse le type d’actions à mener, pour éviter de lasser et ses militants, et son public. Il doit être force de proposition dans le groupe et c’est lui qui a l’initiative de proposer de nouveaux modes de fonctionnement, ainsi que de nouvelles thématiques de réflexion. Les différentes actions menées par les Jeunes UDF, sous différentes formes, avec le succès que l’on sait, ont montré que l’inventivité paie.
Le leader politique doit être positif. Son rôle est comparable à celui d’un entraineur sportif : il doit motiver les joueurs et pour cela, il doit être lui-même positif. Si lui ne croit pas à la victoire, il sera impossible pour ses joueurs d’y croire eux-même.
Le leader politique doit être… Un leader !!! J’entends par là qu’il est souvent de sa responsabilité de prendre des décisions, et que l’action ne lui laisse pas toujours, et même rarement, le temps de consulter. Il doit alors évaluer ce qu’il juge être la bonne direction à prendre dans l’intérêt du groupe qu’il représente. J’ai plusieurs fois du assumer ce « leadership », d’autant plus que mon Président était pour la plupart du temps absent pour des contraintes personnelles, et je me suis fait taper sur les doigts à plusieurs reprises par certaines personnes. Je confirme que les choix que j’ai fait ont été faits dans l’intérêt des Jeunes UDF, et que si c’était à refaire, je pense que j’agirais de la même manière… Et j’assumerais également les critiques…
Pour poursuivre dans cette même veine, le leader politique doit être un manager. Il doit assumer les décisions qui sont prises par lui ou ses équipes, et en prendre la responsabilité quand il y a un échec, tout en n’oubliant pas d’en redistribuer les mérites lorsqu’il y a une réussite. Beaucoup de Jeunes UDF ont été surpris, durant la campagne présidentielle, de constater que je prenais du temps sur un agenda pourtant très chargé pour les appeler et les remercier d’avoir participé à un évènement que nous organisions. Cette démarche me semble naturelle et nécessaire. Les personnes qui sont présentes sur des évènements sont aussi importantes et même plus que celles qui les organisent, puisque ce sont elles qui donnent vie à l’évènement. Il y a aussi une ou deux décisions qui se sont révélées malheureuses, et que j’assume totalement. Le déménagement de la permanence de l’UDF s’est révélé plus compliqué que prévu, et même si objectivement je ne pouvais pas faire plus que ce que j’ai fait, j’assume complètement la responsabilité de ces complications : j’aurais du les prévoir, et il est hors de question de rejeter la faute sur un des membres de mon équipe.

D’un point de vue éthique, voici comment je vois les choses :

Le leader politique doit être désintéressé à titre personnel. Le jour où le leader politique vit de sa fonction, ou grâce à la politique, la porte est ouverte à toute sorte de compromission. C’est pour cette raison que j’ai beaucoup apprécié durant mon mandat d’avoir un métier qui me fasse vivre, et qui soit complètement déconnecté de la politique. Ceci m’a garanti l’indépendance d’esprit, et m’a donné la possibilité de rester ferme sur les positions des Jeunes, quelle que soit la fonction politique de la personne que j’avais en face de moi. Il est arrivé -rarement- que les jeunes soient en désaccord avec certains de leurs aînés. J’ai pu l’exprimer sans crainte de perdre quoi que ce soit, puisque je ne devais rien à personne.
Le leader politique doit être honnête. Je parle ici de deux sortes d’honnêtetés. La première, l’honnêteté face à la loi, devrait aller sans dire mais je crois qu’il n’est jamais inutile de répéter… La deuxième est ce que je qualifie d’honnêteté intellectuelle. Ceci consiste essentiellement en une fidélité à ses idées. Il doit être impossible pour un leader politique de pervertir sa façon de penser afin de préserver une fonction ou un mandat… Les idéaux, comme le mot l’indique, sont des idéaux et ne doivent pas être sacrifier pour un maroquin ou pour la gloire d’un titre. C’est important de le rappeler à l’heure où approchent les échéances municipales et cantonales, et après les départs de nombreux cadres de l’UDF vers les Nouveau Centre… Mais on peut aussi trouver des exemples positifs avec il y a quelques années le refus d’Anne-Marie Comparini de s’allier avec le FN.
Enfin, le leader politique doit être transparent. Il est nécessaire que chaque décision prise par un leader politique puisse être justifiée. Je pense pouvoir justifier toutes les décisions que j’ai prises durant mon mandat chez les Jeunes. Même les décisions qui se sont par la suite révélées mauvaises avaient sur l’instant une justification précise.

Voila, c’est un témoignage et les enseignements tirés d’un an passé à m’impliquer dans l’animation d’un groupement politique… Il manque certainement des choses, et d’autres ne sont certainement pas assez détaillées… Sentez vous libres d’amender !

tabou…

Lundi 8 octobre 2007

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Il semble exister certains mots de la langue française qui doivent être exclus de la vie politique… Ainsi, le mot « détail » ne peut plus être employé en France depuis qu’il l’a été par un monsieur exécrable dont Desproges disait « Il y a plus d’humanité dans l’oeil d’un chien quand il remue la queue que dans la queue de Le Pen quand il remue son oeil »…

Pour ma part, je pense qu’un homme politique occupant le devant de la scène, tel que le Premier Ministre de la République française, se doit de peser chaque mot qu’il emploie, d’autant plus que chacune de ses interventions est soigneusement rédigée à l’avance.

Utiliser le terme de détail, qui reste attaché dans la mémoire politique collective à la phrase abjecte du monarque absolu du FN, est une erreur, surtout pour parler d’une loi sur les tests ADN dont beaucoup soulignent qu’elle fait penser à des heures sombres de l’histoire…
Si cette utilisation est involontaire, c’est une grave erreur du Premier Ministre et de son équipe. Est-elle pardonnable pour un homme qui est aux manettes du gouvernement ? Je ne le sais pas, et je ne trancherai pas là-dessus.
Si elle est volontaire, elle est un appel du pied à l’extrême droite en vue desélections à venir, et elle en devient encore plus insupportable.

Je concluerai donc en espérant être dirigé par un incompétent plutôt que par un irresponsable…

Mauvaises langues…

Lundi 8 octobre 2007

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Je n’apprendrai rien aux lecteurs de la Rep’, qui auront constaté avec plaisir que Serge Grouard, le député maire d’Orléans, a rencontré JL Borloo en marge du Grenelle de l’Environnement… Et qu’il est intervenu sur le sujet la semaine dernière à l’Assemblée Nationale !!

Alors il faut bien le reconnaître : Fansolo, CDG, et les autres ont été médisants en se plaignant du manque d’activité de Serge Grouard au Parlement !!! Nos députés du Loiret auraient-ils décidés de prendre leur mandat à coeur, ou ceci est-il essentiellement lié à une proximité d’échéances électorales ??

Matrix… Episode 2…

Vendredi 28 septembre 2007

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Je reprends ici la parole concernant les tests ADN dans la loi sur l’immigration (amendement Mariani).

Nous avons eu un bel exemple de désinformation, puisque nous avons pu lire dans la presse que « le Sénat a supprimé cet amendement ».

Ceci n’est (j’espère pouvoir dire « pour le moment ») absolument pas le cas : c’est la Commission des Lois du Sénat qui a proposé à 24 voix contre 13 de ne pas conserver l’amendement Mariani dans le texte final. Le texte sera examiné par les sénateurs en séance publique les 2, 3 et 4 octobre. Et il est déjà arrivé -assez fréquemment- que l’assemblée ne suive pas la recommandation de la commission…

J’espère donc qu’en effet, ça ne passera pas au Sénat, mais ce n’est pour l’instant définitivement pas certain !

Do you speak English ?

Jeudi 27 septembre 2007

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L’Assemblée Nationale a voté pour la ratification du Protocole de londres, qui entérine une proposition selon laquelle les brevets peuvent être déposés à l’Office Européen des Brevets dans une des trois langues officielles (Anglais, Allemand et Français) sans avoir à être taduits dans l’ensemble des langues européennes, comme c’est actuellement le cas.

Les avantages et inconvénients de cette mesure sont très bien expliqués dans cet article du Monde.

De mon côté, je travaille dans le domaine scientifique, et je peux vous assurer que nous nous foutons complètement de la langue dans laquelle nous devons travailler : l’anglais est notre langue de travail au quotidien, et ce sera de plus en plus le cas avec l’internationalisation des échanges…

Il va donc bien falloir qu’un jour, la France accepte de se pencher sur le problème de la formation de sa jeunesse aux langues étrangères… Je suis encore chaque jour surpris de constater la facilité avec laquelle n’importe quel allemand ou suédois parle anglais, et les difficultés que cela pose aux français…

What about you ?

Matrix…

Lundi 24 septembre 2007

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Malheureusement, je ne vais pas parler de cette épopée de science-fiction qui a tant plu à une génération de lycéens boutonneux (presque autant que le star wars de fansolo, célèbre lamentable blogueur orléanais). Je vais parler de la matrice d’ADN qui s’invite désormais dans des amendements aux relents nauséabonds d’un certain député Mariani…

Pour le fond de l’histoire, ainsi que pour le débat, je vous laisse consulter le site de Quitterie Delmas, sur lequel un grand nombre de personnes se sont exprimées…

Pour ma part, ceci me rappelle des périodes troubles de l’histoire de France, et l’eugénisme n’est jamais très loin quand on commence à introduire, même en catimini, de nuit, dans une assemblée nationale presque vide, des prélèvements ADN dans des textes de loi qui n’en ont pas un besoin flagrant… Je suis donc totalement opposé à cette mesure. Ce n’est pas tant l’utilisation dans ce cadre, de façon volontaire, qui me dérange, que toute les dérives qui peuvent découler d’une telle ouverture qui, je me répète, n’est pas nécessaire dans un texte sur l’immigration (que je trouve assez mauvais par ailleurs).
Enfin, le test est aux frais des candidats, ce qui veut dire qu’en plus de la discrimination du sang, on peut encore ajouter la discrimination financière : en résumé, si tu es riche et que ton père est bien ton géniteur, tu as peut-être éventuellement une chance de pouvoir venir vivre en France avant d’avoir 80 ans…

Le week-end a été l’occasion de réactions contre ce contrôle génétique de l’immigration :

Dominique de Villepin : « Je pense que ce n’est pas constitutionnel et je pense surtout que cela ne correspond pas à l’histoire et à l’esprit de notre pays. Regardons les autres pays qui (pratiquent ces tests ADN). La Grande-Bretagne n’a pas du tout la même histoire que nous, elle n’a pas connu les rafles »

Bernard Henri Lévy dans Le Point (il est rare que je sois d’accord avec lui, mais là…) :  » Le fond de l’affaire, c’est que la pratique des tests génétiques à des fins autres que scientifiques et médicales (ou judiciaires, mais à titre exceptionnel et sous le strict contrôle d’un magistrat) est formellement interdite, en France, par l’article 16 du Code civil. Et le fond du fond de l’affaire, c’est qu’une telle pratique, si elle entrait dans nos moeurs, ne serait-ce que par la petite (?) porte de ces affaires d’immigration, irait contre l’esprit d’un droit qui a toujours voulu disjoindre filiation et biologie. Quid, si l’on y renonçait, des enfants adoptés ? Quid de mon ami Innocent X, journaliste congolais que j’hésite désormais à nommer et qui a adopté deux orphelins rwandais ayant survécu au génocide ? Quid, enfin, de ce secret des secrets qu’est, pour chacun d’entre nous, son patrimoine génétique ? Ignoble, naturellement. Inquiétant, et ignoble. Touche pas à mon ADN. On ne touche jamais , quand on est démocrate, à ces histoires de sang, de preuve par le sang et, donc, par l’ADN. »

Christine Boutin : « Naturellement, a priori, ça me choque beaucoup », a déclaré Mme Boutin, interrogée sur l’amendement adopté jeudi à titre expérimental par les députés avec le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration. « Dans la mesure où c’est volontaire, je pense que c’est moins grave », a-t-elle nuancé, se disant « très, très partagée sur cette affaire ».

Axel Kahn (généticien) : « On demande aux familles étrangères, à peau noire ou basanée, d’être une « vraie famille par le sang », or la vraie famille ne l’est pas tout le temps par le sang, il y a de nombreuses exceptions! »

Et si Sarko Trichet ?

Lundi 24 septembre 2007

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Je crois que sur l’aspect de l’économie, Nicolas Sarkozy est soit incompétent, soit menteur…

Nicolas Sarkozy a dit « quand on ne baisse pas les taux, on s’enfonce » dans son intervention télévisée, visant Jean-Claude Trichet (photo, patron de la Banque Centrale Européenne) qui ne baisse pas les taux. Mais comme les ménages européens ne sont pas endettés à taux variables comme aux US, une baisse des taux n’aurait eu aucun impact pour les ménages, sauf peut-être celui -néfaste- de relancer la spéculation… et donc de mettreun peu plus à mal une économie française déjà morose…

Alors même si c’est plus simple de critiquer la BCE que d’assumer les difficultés économiques actuelles de la France, Monsieur le Président, regardez les choses en face au lieu de chercher d’ores et déjà des excuses à un petit 2% de croissance qui serait déjà un exploit !!!

Appelez-moi Démocrate…

Samedi 22 septembre 2007

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 Comme je suis définitivement opposé aux clivages entre les différents partis, et que je considère comme réducteurs les raccourcis simplistes consistant à se positionner à droite ou à gauche, et à ne pouvoir que dénigrer l’autre camp, je souhaite qu’on arrête de me qualifier de centriste. Le centre est forcément entre la gauche et la droite, et ceci me gène.

Je ne renie absolument pas mon « histoire politique » (même si ce serait facile puisqu’elle est courte), et j’assume tout à fait d’être d’après les clivages habituels « socialement de gauche » et « économiquement de droite ». Mais la droite ET la gauche, ce n’est pas Ni la droite, NI la gauche. C’est le meilleur de chaque côté, et les points faibles deviennent du coup mécaniquement moins importants…

Je suis convaincu que, pour un sportif de haut niveau, il vaut mieux « renforcer les forces » pour faire la différence qu’essayer à tout prix d’éliminer les faiblesses : je souhaiterais que l’on fasse de même en politique. Prenons les meilleurs propositions, d’où qu’elles viennent, et construisons ce monde de demain.

Et rassemblons toutes ces « bonnes volontés » dans un grand mouvement démocrate : j’en ferai parti, alors appelez-moi démocrate !

Voila, c’est fini…

Jeudi 20 septembre 2007

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C’est avec un brin de tristesse et une profonde mélancolie que j’ai appris il y a quelques jours le retrait de la vie politique d’une grande dame.

Anne-Marie Comparini a en effet pris cette importante décision.  Je lui dédie donc ce titre d’article, inspiré de la chanson de Jean-Louis Aubert…

C’est une grande dame, charismatique, courageuse, engagée, fidèle et honnète qui a décidé de mette fin à sa vie publique.

Plusieurs moments forts resteront gravés dans ma mémoire.
Le premier, c’est sa lutte contre Charles Millon au Conseil Régional de Rhône Alpes, lorsqu’elle avait refusé toute alliance avec l’extrême-droite et qu’elle s’était alliée, et l’UDF derrière elle, avec la gauche pour permettre à cette institution de garder sa dignité… Le MoDem avant l’heure, car elle avait raisonné en chef de projet plus qu’en partisane…
Me vient ensuite le souvenir de ce mois de mai 2007, où elle a accepté de perde son siège de députée plutôt que de renoncer, comme tant d’autres, aux idées pour lesquelles elle s’est battue depuis tant d’année. Elle est resté droite et honnète dans la tempête, aux côtés de François Bayrou.
Enfin, ce kébab que je mangeais avec Sophie lorsqu’elle est elle-même venue chercher un sandwich, ce dernier samedi à Seignosse lors du Forum des Démocrates… Même un sandwich à la main dans un bouiboui sur la plage, ça restait une grande dame qui séduit par son aura et sa classe…

J’espère à bientôt, Madame, car vous êtes pour moi un exemple d’engagement citoyen au sens noble du terme !

Fansolo lamentable… même à la radio !!!

Mercredi 19 septembre 2007

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Fansolo

J’ai participé hier à l’émission « le grand bûcher » sur France Bleu Orléans avec notamment le lamentable fansolo, blogueur émérite qui a décidé de créer la semaine du « no-blogging »…

Une émission ma foi très intéressante, qui aborde des sujets variés, avec des invités venant de tendances très différentes…

J’ai pour ma part été assez d’accord avec Bernard Dubois, Président de l’UDEL (Medef local), sur le sujet de la réforme des régimes spéciaux de retraite. Nous avons un gros problème qui est le financement du système de retraites, et il faut en effet agir vite… Je pondère bien évidemment en réaffirmant qu’il faut le temps de la concertation, et que deux semaines, c’est court, même quand on s’appelle speedy sarkozy…

Concernant le sujet « mobilité et handicap », si j’ai entendu les critiques appuyées de Fansolo et Monique concernant le manque de moyens mis à la disposition des handicapés, et si je suis le premier à dire que mettre une deadline à 10 ans pour l’équipement des transports en commun, c’est vraiment refuser de traiter le problème rapidement, je comprends aussi que les pouvoirs publics ont toujours des arbitrages à faire… Et, bien sur, les personnes qui aujourd’hui critiquent l’immobilisme des élus sur ce sujet, critiqueraient l’absence de rénovation du centre ville (par exemple) si les crédits étaient répartis de façon différentes… Un problème difficile à résoudre !

Enfin, sur le dernier thème « réglement de compte au PS », je pense que Jospin est allé trop loin pour un pêcheur de l’île de Ré « retiré de la vie politique »… Mais je suis effaré par la réponse de Sainte Marie Ségolène qui donne l’absolution… Elle a du recevoir une grave décharge de courant, entrainant la fonte d’un fusible !!!

Le dernier tour de table nous a encore valu une – lamentable ;-) - blague de Fansolo : « connaissez vous le numéro de siège de Serge Grouard à l’Assemblée ? Non ? Lui non plus… »

Sauvons la recherche…

Mardi 18 septembre 2007

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Je reviens donc aujourd’hui sur le débat « Université et Recherche » auquel j’ai pu assister lors du Forum des Démocrates à Seignosse ce week-end…

Il y a eu beaucoup de choses de dites, mais je ne vous en présenterai que deux, qui m’ont particulièrement intéressé ou agacé…

Je donne un bon point à mon ami Michel Mudry, conseiller régional du Centre et délégué général de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs, pour son intervention concernant la valorisation du diplôme de docteur (PhD) en France.
Il a bien résumé l’inégalité entre ingénieurs et PhD devant l’embauche dans le privé… Et sa suggestion selon laquelle il faut encourager les jeunes ingénieurs à poursuivre sur un doctorat et à le valoriser me semble intéressante. C’est en effet un moyen de faire progresser la reconnaissance du PhD, en s’appuyant sur le diplôme d’ingénieur qui est quant à lui déjà plus que reconnu en France.
Je ne mets qu’un bémol à ce process : actuellement, plusieurs ingénieurs que je connais sont obligés de « cacher » leur PhD sous peine de s’entendre répondre « vous êtes trop spécialisé / qualifié »… Il faudra donc que la valorisation du PhD se fasse plus dans le courant de la carrière que lors des premiers entretiens d’embauche…

Je suis par contre beaucoup plus critique envers Bertrand Monthubert, président du collectif Sauvons la Recherche. Son intervention était basée sur les postulats suivants : « les Docteurs sont extrêmement bien formés. Les entreprises ne les embauchent pas. Donc les entreprises sont des idiotes. »
Du point de vue de la logique mathématique, ça tient la route… Mais peut-être que l’hypothèse de base est fausse… Si les PhD sont en effet très bien formés pour la Recherche, je ne suis pas sur qu’ils le soient pour l’innovation… Or, c’est l’innovation, que je définirais de façon assez schématique et réductrice comme « la capacité à valoriser les produits de la recherche fondamentale », qui intéresse les entreprises…
C’est pour cette raison que je ne comprends pas son opposition au partage des ressources allouées à la Recherche entre un budget pour les Universités, et un budget pour le financement de projets thématiques… Ces projets incitent fortement aux collaborations entre la recherche publique et l’innovation industrielle : c’est à mon gout un moyen de faire se rencontrer deux mondes, et de tirer le meilleur de chacun…

Autoroute Orange…

Lundi 17 septembre 2007

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L’autoroute A10 aurait pu, hier, être renommée ainsi… En effet, jamais la couleur du fameux badge de télépéage liber-T n’a été aussi bien choisie.

En raison des folles nuits que nous avons passées lors du Forum Démocrate (Sophie et Seb, mes collocs, confirmeront), et donc du manque de sommeil, les pauses ont été assez nombreuses…

A chaque halte sur une aire d’autoroute, nous avons pu continuer à échanger sur la création du MoDem avec d’autres participants, allant jusqu’à être abordés par des occupants de 3 voitures différentes sur une aire plus habituée au rose, puisque située en Poitou Charentes…

Il faut dire que nous étions facilement identifiables : Seb et moi arborrions fièrement, ou peut-être aussi un peu parce que nous n’avions plus rien d’autre à mettre, nos T-shirts oranges…

Seignosse Surf Festival…

Lundi 17 septembre 2007

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ça y est ! Je suis de retour après un week-end agité du coté de Seignosse… La côte landaise, sa gastronomie, ses plages, le surf… et aussi et surtout le Forum des Démocrates du Mouvement Démocrate !!

Alors qu’en dire, de ce forum… Que c’était extrèmement sympathique, que nous y avons passé des soirées mémorables notamment avec les deux acolytes avec qui nous avions fait le voyage depuis Orléans, que l’on y dort peu voire très peu, et que la réflexion sur l’avenir du MoDem a bien été engagée…

Les débats sur l’université et la recherche ainsi que celui sur l’économie m’ont beaucoup intéressé, même si j’ai parfois été en désaccord avec certains intervenants, notamment avec un des dirigeants du collectif « Sauvons la recherche »…

Bref, un excellent week-end, mais il va maintenant falloir récupérer… Et la semaine professionnelle s’annonce chargée !!!

grandeur et décadence…

Mercredi 12 septembre 2007

 

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Ou encore croissance et coup de frein…

Déjà le 26 mars dernier, j’avais sur le blog des jeunes UDF du Loiret exprimé mon scepticisme quant à l’éventualité d’une croissance aux environs de 2.5%, hypothèse défendue par les deux candidats principaux à la Présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Rappelons que les dépenses prévues dans leurs programmes respectifs n’étaient équilibrés qu’à ce « prix »…

Seul, à l’époque, François Bayrou proposait un programme économiquement juste, où chaque dépense était, de l’avis même des économistes, équilibré par une recette ou l’arrêt d’une autre dépense…

Alors ce n’est qu’une demi-surprise quand j’entends depuis quelques jours que l’OCDE table sur une croissance de 1.8% en France, et que l’équilibre budgétaire de notre pays est assez bancal…

Mais j’ai cependant encore envie de faire confiance à Christine Lagarde, que j’apprécie beaucoup pour son parcours atypique dans le monde de la politique, et qui est une femme qui connait réellement le monde de l’entreprise…