Hier, à l’invitation de l’Agglomération d’Orléans et de son Président Charles-Eric Lemaignen que je remercie, j’ai eu le plaisir de me rendre à l’Open de tennis d’Orléans. Pour ceux qui ont suivi les précédents posts, vous savez que le tennis fait partie des sports que je suis, étant donné que mon frère, Wilfried Lauthier, est entraîneur de joueuses de tennis professionnelles (Florence Haring, Violette Huck et Constance Sibille).
Un premier match dans lequel Edouard Roger Vasselin s’est malheureusement incliné 7/6 au 3è et dernier set. J’avais pu suivre la fin du premier set et les 3/4 du deuxième, et je dois avouer que je trouve qu’Edouard était meilleur « tennistiquement », mais qu’il a manqué de réalisme… En effet, il n’était quasi jamais inquiété sur son engagement alors qu’il se procurait beaucoup d’occasion sur le service de son adversaire, qui cependant ne passait pas énormément de premières balles durant ce deuxième set, alors même que son gros service semblait à la base de son jeu rapide, focalisé sur des échanges courts et des frappes puissantes lui permettant de monter au filet.
Peut-être a-t-il retrouvé son service dans le troisième set, ce qui expliquerait qu’ils soient allés au tie break, et qu’il ait pris l’ascendant dans celui-ci ? Je ne sais pas car nous étions partis déjeuner, afin de pouvoir suivre le match suivant : Hrbaty, ancien n°12 mondial et 1/2 finaliste contre Agassi à Roland Garros en 99, opposé à Malisse qui fut quant à lui n°19 et vainqueur de Roland Garros en double.
Un match de toute beauté, durant lequel, malgré la fatigue qui s’accumulait, j’ai vraiment trouvé que les deux joueurs montaient en puissance au fil des jeux. Un exemple de professionnalisme, car ils ne lachaient vraiment rien, même quand ils étaient menés largement par moment, parvenant toujours à maintenir leur adversaire sous pression.
Un match dans lequel je trouve également que nous assistions à une opposition entre la puissance et la rigueur du côté du slovaque, et le talent à l’état brut et un soupçon de folie du côté du belge.
La preuve de cette folie : un très gros retour sur balle de match, sur une première balle d’Hrbaty, alors qu’il venait déjà d’en sauver 2 sur son propre service dans le tie break du troisième set… Il faut le dire, c’est probablement là qu’il a réellement fait mal à son adversaire, en prenant l’avantage dans l’échange et en enchaînant avec plusieurs coups droits « à plat » pour finir son point à l’intérieur du court en mettant le slovaque à plusieurs mètres de la balle.
Un véritable régal que le tennis de haut niveau !

