Je n’ai pas publié depuis dimanche sur ce blog pour plusieurs raisons. D’abord un emploi du temps bien rempli. Ensuite, j’alimente le blog du Club Business, et j’en profite pour rappeler à mes lecteurs que la prochaine soirée du club aura lieu le 2 octobre, et qu’il faut vous dépêcher de vous inscrire (cf le blog du CB45 pour cela).
Enfin, je suis dans une phase de profonde réflexion sur la crise financière mondiale en cours…. Non pas que je pense trouver des solutions, tout seul comme un grand dans mon coin (quoique notre ami le Pdt de la République va peut-être nous en sortir de son chapeau ce soir), mais que j’ai envie pour me moins de comprendre cette crise pour essayer de la subir le moins possible.
Cette crise n’est à mon sens pas une simple crise financière. C’est une crise économique. Certes, il y a eu une « correction » des marchés, liée à l’éclatement d’une bulle dans un des domaines de la finance (les subprimes aux US). Mais c’est tout le système qui subit les conséquences de cette crise. Quand on voit, comme on en parle sur le blog de Miguel (un socialiste qui nous explique qu’il a perdu de l’argent en bourse… étonnant, non ?
), que le cours de Natixis a perdu plus de 85% de sa valeur alors même qu’elle annonce des indicateurs tout à fait honorables, voire excellents sur certains segments, on se dit que la crise est plus profonde.
Et si elle est plus profonde, c’est que le moteur même du système boursier est HS : ce moteur, c’est la confiance. La confiance en un avenir radieux pour l’économie mondiale. Et si cette confiance est partie, c’est qu’au lieu de valoriser du concret, les marchés avait appris à valoriser du vent. La création de valeur, dans la « real economy », n’était pas forcément récompensée par un retour au niveau financier, alors même que le cours des actions de certaines sociétés montaient de façon indécente en bourse sans qu’il y ait eu de preuve d’une réelle création de valeur.
C’est à mon avis tout le système qui est à repenser… Quand j’entends Sarkozy qui demande qu’on trouve les coupables et qu’on les sanctionne, je me dis que si l’on va au bout de son raisonnement, il va se retrouver sanctionné lui-même, car c’est le modèle de capitalisme spéculatif qu’il voulait importer des US en France qui vient de se casser la figure.
Il va falloir que les banques en reviennent à une gestion de bon père de famille, que l’état prévoit des mesures pour aider l’innovation, l’investissement dans des petites sociétés, et mette des freins au capitalisme boursier à outrance…
Il va falloir mettre en place une réelle Europe économique… Ce ne sera pas simple, mais quand on voit les désillusions dont peuvent souffrir d’un seul coup les US, il faut comprendre que nous serons toujours plus forts pour résister si nous sommes 27 que si nous sommes seuls.
Il va falloir accepter de réguler un peu ce capitalisme, et de faire en sorte qu’il ne puisse pas y avoir de phénomène de surentrainement, c’est-à-dire d’emballement, que ce soit à la hausse ou à la baisse, quand une bonne ou une mauvaise nouvelle arrive.
Je sais, il n’y a que très peu de pistes dans cet article pour solutionner cette crise, mais si je dois n’en retenir qu’une, c’est la remise à plat de tout le système, au niveau mondial et notamment en concertation avec le FMI (un français en est le patron), et un renforcement de la collaboration européenne sur ce sujet.
Tu as raison de dire que la clé de tout, c’est la confiance. Et je suis aussi d’accord quand tu dis que sarko est responsable. Mais si sarko dit que la situation économique est si mal , c’est justement pour se dédouaner quant à la crise française… Et ce n’est pas la même crise, même si elles l’une aggrave l’autre par effet de ricochet. En France, je suis convaincue qu’il y a une crise politique qui s’enfonce de jour en jour. Et en disant que le pb est mondial, il dit en fait « vous voyez, j’y suis pour rien, c’est pas ma faute et je peux rien faire! Trouvons les responsables! »
Je conseille la lecture du monde diplomatique hors série (enfin je crois) du mois d’août, où le capitalisme américain est comparé au communisme soviétique. Et ça remet en cause beaucoup de choses… Il n’y a aucun système meilleur que l’autre, surtout quand il est poussé à l’extrême.
On en revient toujours au même, Lucie, la vision droite gauche des événement est tout à fait obsolète et ne perdure que pour permettre à certains requins de la politique d’arriver et de rester au pouvoir.
et peut étre arréter de vivre à crédit commme les US depuis 30 ans.
et d’accepter que les autres aient un meuilleur niveau de vie et nous moins opulent
Johann,
N’hésite pas à m’expliquer, à l’occasion, comment faire pour ne pas criser
Amitiés,
Marc
bravo
Je suis d’accord. J’espère seulement de tout coeur que les présidents (Y compris Obama sur qui je compte beaucoup puisque la crise financière est mondiale) y trouveront une solution et ce au plus vite!^^ Merci.