Développement économique d’Orléans et de ses environs… Episode 1 : diagnostic.

Après avoir lu l’article de Miguel qui nous parle de sa difficulté à faire ses aller – retour entre Orléans et Paris, j’ai envie de rédiger une petite note sur ma vision de l’avenir économique de notre bassin de vie…

C’est un sujet complexe, qui mériterait largement un mémoire entier, mais je vais essayer d’être synthétique car je manque quand même de temps pour écrire ce genre de thèse (sans être rémunéré pour cela ;-) ). Il faudra donc se contenter d’une petite série d’article.

Je dirais donc pour faire simple et résumer que :

- le territoire orléanais dispose d’atouts géographiques et d’infrastructures (proximité avec Paris, au centre de la France, bien desservi par les infrastructures autoroutières, grands espaces encore exploitables),

- ces atouts ont poussé au développement d’une certaine économie (industrielle, avec de grands sites de production, et aussi logistique avec de grands transporteurs),

- mais l’économie actuelle va devoir muter : l’avenir est pour moi au développement des sociétés de services et du tertiaire, avec une utilisation toujours plus grande du travail en réseau, et une place qui doit devenir fondamentale pour l’innovation, à la fois dans les sciences dures mais aussi et surtout dans les sciences molles.

Voici ce que j’appellerais mon diagnostic…  Je suis curieux de lire vos réactions… Avant d’aborder la phase des perspectives et des actions à mettre en place !

4 commentaires sur “Développement économique d’Orléans et de ses environs… Episode 1 : diagnostic.”

  1. Véro dit :

    Pourrais tu pousser un peu plus loin sur les aspects pécuniaires de l’implantation à Orléans plutôt qu’à Paris ou RP + sur les écoles existantes dans la région qui permettent de trouver la main d’oeuvre ou de proposer des formations type CIF ou DIF pour les reclassifications nécessaires que tu sous entends.

    A mon sens, certes le tertiaire et l’innovation sont nécessairement des domaines qui vont se développer, mais
    1) les compétences humaines ne sont que trop peu présentes
    2) il n’y a pas que les PME-PMI ou grande entreprise qui créent de l’emploi, le commerce/l’artisanat est un des premiers employeurs de France, que ce soit à Orléans ou ailleurs.
    3) les atouts que tu sites deviennent très vite des handicaps si tu considères qu’une entreprise n’a pas forcément envie de s’implanter dans une ville aussi proche de Paris, sans l’être suffisamment… (La Source est à 45 min de la gare des Aubrais et La Source à 2h20 de la Défense quand le train est à l’heure !). Perte de temps en transport pour un client qui viendrait du sud de la France par exemple
    4) les pôles d’excellence de la région centre identifiés il y a 15 ans (plasturgie, logistique, parfumerie, banque, pharmacologie et je ne sais plus lequel :( ) sont ils encore vraiment présent ? Elles sont ils me semble encore bien implantée. La mutation dont tu parles vers les services et le tertiaires ne peut elle se faire en parallèle, ou devra elle se faire obligatoirement au détriment de ce qui existe déjà ? Ne devrait on pas espérer que ce soit un plus et non un remplacement…

    Mais comme tu le dis en préambule, difficile de parler de ce sujet en le synthétisant autant. Mais c’est bien d’y réfléchir, car on en a soupé du court terme !!!

  2. Merci Véro pour ton commentaire : je tâcherai d’y répondre, avec ce que je pense qu’il faut faire mais aussi avec des initiatives qui sont en cours et que je pense qu’il faut défendre… Ce sera l’objet du ou des prochains articles…

    J’essaie de m’y mettre demain si j’ai suffisamment de temps !

  3. Yves Clément dit :

    Quelques phrases, moi aussi, en vrac, pour le moment :

    - le développement de la logistique en Orléanais et dans le département a été une bonne chose mais a pris aujourd’hui trop d’importance et représente un risque significatif si les modèles économiques évoluent …ce qui est probable.

    - je crois fermement qu’il faut maintenir et développer un tissu industriel de proximité, seul capable d’employer une certaine main d’oeuvre en quantité significative.

    - l’agriculture péri-urbaine a sa place dans le développement économique de l’Orléanais, mais elle doit muter, se regrouper, se professionnaliser, autrement, elle disparaitra.

  4. Johann dit :

    @Yves :
    OK avec toi sur l’aspect logistique.
    OK sur le tissu industriel de proximité, mais je pense cependant que ce seul modèle n’est plus suffisant… Il est nécessaire, et nous avons une excellente productivité (j’ai envie de dire malgré tout) en France, ce qui rend notre tissu industriel toujours attractif. Mais il ne faut pas nier non plus les évolutions et la prise d’importance du secteur des services, même si certains parlent (petit clin d’oeil à Gaëlle avec qui j’en parlais hier) d’une industrialisation des services….
    Pour l’agriculture, c’est un sujet sur lequel tu as beaucoup travaillé, alors que jen ‘y connais strictement rien ! je te fais donc confiance totalement !

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