Honecker 21, de Jean-Yves Cendrey

J’avais commencé à lire ce bouquin voici un certain temps puisqu’il m’avait été offert à Noël par ma mère… Et je n’avais pas accroché…
J’avais trouvé l’écriture trop précieuse, voire prétentieuse… Et je trouvais que cela collait mal avec ce personnage à la dérive dans les sables mouvants de notre société de consommation du 21è siècle…

Mais, en le reprenant ce week-end, j’ai lu la deuxième moitié en un rien de temps… Je vous livre quelques extraits…

« C’est sans doute beau l’amour dans la misère, mais il ne se sentait pas prêt à en donner le spectacle. Il préférait prolonger le mimodrame de l’amour consommé par une aisance sotte, plaquer le baume de l’argent sur son affliction et ne guère en souffrir, plutôt qu’endurer le cancer du manque et l’ennuyeuse longanimité d’une femme éprise. »

« Il avait la clope basse comme un vrai marlou, tirant dessus avec un rythme précipité qui la faisait clignoter, la têtant jusqu’à la réduire au mamelon saignant arraché de manière coupable à la déesse Nicotine, ne l’ôtant de ses lèvres que pour l’expédier d’une pichenette dans un pot de bambous nains avant de déboutonner sa veste et d’en faire battre les pans pour les aérer, chasser l’odeur de tabac. Quel type ! Il pensait à tout ! Il en avait dans le melon ! »

Un commentaire sur “Honecker 21, de Jean-Yves Cendrey”

  1. sonia LB dit :

    et oui … comme quoi un écrivain peut nous surprendre au détour d’un mot, d’une phrase, d’un chapitre … il peut s’égarer quelques temps dans le méandre de ses mots, de notre société, de nos vies … avant d’en sortir l’essence même de son idée du départ, d’y trouver un sens et de nous le faire partager … qui plus est de manière artistique avec les mots

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