Dimanche, avant d’aller assister avec SoniaLB à la projection de Ghost Writer, j’ai eu le plaisir de passer visiter une très jolie exposition de photos à la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier à Orléans.
Le thème en était le Laos. La trame se basait sur le retour d’une petite vingtaine de jeunes ayant des origines au Laos sur le sol qui avait vu grandir, pour la plupart, leurs parents avant leur voyage sans retour vers la France… Ces jeunes étaient accompagnés d’une photographe, qui a fixé sur papier glacé une réalité qui était, quant à elle, tout sauf glacée !
En effet, l’émotion de ce voyage initiatique chez ces adolescents ou jeunes adultes était palpable. On sentait qu’il était pour eux une façon de comprendre de nombreux rites et coutumes que leurs parents leur avaient transmis, mais aussi de se plonger dans la culture de leurs ancêtres, si différente de la culture française, mais qu’ils ont tout de même de chevillée au corps tant leurs parents les en ont imprégnés.
Un voyage merveilleux, qui leur a également permis, pour un grand nombre, des retrouvailles avec des oncles, tantes, cousins, cousines, grand-parents, pour certains inconnus avant ce périple… Et qui nous transporte, nous européens, loin de chez nous, dans un monde basé sur des valeurs bien différentes de celles de notre société de consommation…
Je retiendrai notamment ce témoignage d’un jeune homme de 17 ans qui nous explique qu’il est difficile de vivre à cheval sur deux cultures, et qu’il s’agit pour lui de retenir ce qu’il y a de meilleur dans chacune d’elle : il est français, né en France, vivant en France, avec les règles françaises, mais souhaite également ne pas oublier les valeurs d’entraide et de solidarité de sa culture ancestrale…
Et ça, pour moi, ce serait une superbe contribution à ce débat sur l’identité nationale, bien au delà des stigmatisations habituelles…