Politique européenne de défense…

Hier midi, déjeuner au Vihaipi avec mon experte en politique européenne de défense, Clothilde… Bon, certes, nous n’avons pas parlé que de ça, dans ce resto au nom décidément très plaisant (j’ai appris que c’était un des restos préférés de la miss avec qui je déjeunais… Serait-ce un signe ? ;-) ), mais c’est un des thèmes que j’aborde dans une autre de mes occupations liées à la promotion de l’Union Européenne, et je voulais l’avis d’une personne « du métier ».

Nous avons donc abordé le contexte général de cette politique, mais nous sommes rapidement tombés d’accord sur le fait qu’il faut simplifier au maximum le message afin d’avoir un certain impact sur le grand public, qui est plutôt déconnecté de ces problématiques. Il faut donc aller très vite vers l’exemple concret.

On peut parler, au choix, de la brigade franco-allemande, thème d’actualité s’il en est, puisqu’un régiment accueillant des allemands va être implanté dans l’est de la France… Des soldats allemands en France, c’est la première fois depuis 1945…
On peut aborder l’opération de protection des navires traversant le golf d’Aden, sous protection de forces européennes… Un grand pas dans la lutte contre la piraterie, qui a incité la Chine à sortir des navires de ses eaux territoriales pour la première fois depuis 50 ans…
On peut aborder la construction d’un porte-avions européen pour 2015…
On peut aussi parler de la réforme actuelle de l’armée engagée en France, qui s’inscrit dans une homogénéisation de la défense européenne…

Voilà, dans les grandes lignes, la discussion sur ce sujet, que nous avons eue hier en déjeunant… Nous avons aussi abordé des sujets économiques, d’autres plus littéraires, d’autres encore sportifs, mais ceux-là, je les traiterai plus tard, ou peut-être pas du tout !!!

En tout cas, vos commentaires sur la politique européenne de défense m’intéressent….

4 commentaires sur “Politique européenne de défense…”

  1. Clothilde Dazelle dit :

    Article reflétant la réalité et merci aussi de donner une image positive de l’armée et surtout d’illustrer de certains exemples dont on ne parle très peu !!!

  2. @clo : je ne suis pas particulièrement militariste, mais pas non plus antimilitariste…
    D’un côté, je suis convaincu qu’une force armée puissante, réactive, compétente, etc… est nécessaire dans le monde actuel. Je suis encore plus convaincu que la politique de défense doit être envisagée de façon européenne, et non nationale.
    Par contre, pour plutôt bien connaître certaines personnes qui ont été dans l’armée et l’ont mal vécu, je ne suis pas sûr que tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes….

    Donc il faut avancer, en étant à la fois ouvert et lucide, pour pouvoir être dans une démarche de progrès continu dans cette institution comme ailleurs !!!

  3. polikarpov dit :

    Johann, je participe volontier à ton débat. J’y ai quelques expertises.
    Tout d’abord :
    « Des soldats allemands en France, c’est la première fois depuis 1945… ».
    C’est la façon dont cela est annoncé qui peut être discutée. En effet, des allemands en France, après la guerre, il y en eu et il y en a encore.
    A Clermont ferrant notamment.
    Il y a de nombreux échanges avec eux sous forme d’opérations et d’exercices.
    Nous ne nous sommes pas réveillé « franco-Allemands » du jour au lendemain. Comme quoi l’utilisation des armées par le politique est toujours à prendre avec des pincettes.
    C’est un peu comme pour parler de l’OTAN. Nous y sommes depuis toujours. Exercices, moyens partagés, tout y est depuis des années.

    Tout est en train de se construire. Faire parler ensemble des gens aussi différents n’est pas simple. Beaucoup parlent le français ou l’anglais mais, par exemple à l’OTAN, tout les « Mémorandum Of Understanding » sont en anglais et il faut demander pour les avoir traduits.

    Pour la politique de défense. C’est un problème de sous simplement.
    Il faut faire des choix car toutes les réalisations sont très onéreuses.
    Par exemple axer tout sur le renseignement est une bonne chose pour savoir ce qui se passe dans la profondeur mais dans ce domaine les choix sont difficiles. La guerre de l’espace et du renseignement d’origine spatiale coûte un pognon fou, sauf peut être pour ceux qui ont fait des livres dessus.
    Nous ne sommes pas encore sortis des choix passés qui étaient tous élaborés face aux menaces du bloc de l’Est. Hélicoptères de combat, Char Leclerc, Porte avion nucléaire, Rafale, tous ces moyens étaient et sont encore des gouffres à fric. Lorsque la donne géopolitique a changé les gouvernement successifs ont rogné, allongé les programmes pour que cela coûte moins cher mais les marges de manoeuvre étaient minces. Il aurait fallu tout abandonner mais cela aurait non seulement stoppé net toutes les recherches scientiques autour de ces programmes mais aussi cela aurait pénalisé nombres d’industriel et de sous-trâitants.
    Ces programmes co^tent cher parce qu’il ne faut pas penser le Rafale, par exemple, comme exemplaire unique et seul dans son élément. Tous ces moyens font parti d’un ensemble. Ils sont tous reliés informatiquement, soit pour les diriger soit pour leur affecter une « menace ». Dans ce domaine de la gestion des informations et de commandement les systèmes d’information coûtent aussi excessivement cher.
    Tu le vois, même si on peut se satisfaire du fait que la recherche scientifique, à l’image de ce qui est fait dans le médical, fait toujours un bon en avant grâce aux programmes militaires, les choix géopolitiques imposés et les courses aux armement sont une catastrophe. Le jeu consiste maintenant à développer des savoir faire et à trouver des marchés à l’exportation pour les réaliser. En même temps, tu l’auras compris, il faut « solder le mur » et les choix faits par le passé. C’est long.

    Par ailleurs, l’Etat ne peut faire accepter au citoyen une dépense militaire que par une démonstration. L’histoire du piratage au large de la Somalie en est un exemple. L’histoire aussi du terrorisme en est une autre. Mais celle-là liée à une politique atlantiste est moins évidente surtout face à un peuple qui n’a jamais perdu une guerre. Je parle des Talibans.

    Une dernière remarque, il n’est besoin d’être militariste (ce qui est une erreur humaine) pour être militaire (ce qui est une nécessité parfois).

  4. polikarpov dit :

    Le débat est fermé ?

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