Voila ma réflexion de cet après-midi… Je me suis demandé ce qu’est la compétence…
Je ne pense pas que ce soit une connaissance, un savoir ou un savoir-faire. Je pense que la compétence ne peut se déceler que dans la mise en application, et ne saurait en aucun cas constituer un état durable sans une application régulière.
La compétence n’est pas une ressource comme des connaissances ou des capacités, mais plutôt la mise en oeuvre, en application de ces ressources.
Je suis convaincu que l’on ne peut parler de compétence que dans le processus dynamique de mobilisation des ressources citées ci-dessus.
C’est la raison pour laquelle j’apprécie bien plus les personnes qui sont dans l’action, même si elles font parfois des erreurs, que les beaux faiseurs de phrases inertes…
Sujet vaste.
Il faudrait le développer mais tu n’as sûrement pas le temps.
Je considère que les connaissances ne peuvent pas être dissociées du développement de la compétence. C’est au contraire un des éléments indispensables pour l’épanouissement des compétences dans l’action, l’élaboration et la création.
La compétence ne peut pas, par ailleurs se satisfaire d’erreurs. Il y en ,a bien évidemment, et la compétence se sert de ces erreurs pour parfaire les compétences.
Les compétences ne s’acquièrent qu’après un travail acharné non seulement dans son secteur d’activité mais aussi sur soi.
Mais tout est sujet à débat et celui-ci en est un.
@bct : je n’ai pas dit qu’il faut n’avoir aucune connaissance pour être compétent… J’ai dit que la connaissance ne devient compétence que dans l’action, la mise en oeuvre… Sans connaissances, il n’y a probablement pas de compétence, mais avec des connaissances, la compétence n’est pas automatique !
Oui, oui, j’avais compris. Je ne fais que confirmer ou de compléter.
Un piège, je dirais. Tant nous subissons le principe de Peter. Ce n’est plus la compétence qui (en allant vite, mais il est tard) est récompensée. Mais la roublardise.
Tu as raison. La compétence c’est tout à la fois un savoir et un savoir-faire mais aussi la concrétisation de ces connaissances alliée à un minimum d’imagination pour les mettre en oeuvre.
Un type bourré de connaissances (et de diplômes attestant qu’ils les a) mais qui en pratique reste comme un imbécile devant un problème donné n’est pas quelqu’un de compétent.
Le gros problème en France (et ailleurs aussi, selon le principe de Peter dont parlait Philippe) c’est que lorsque quelqu’un est compétent à une place, on le met vite à la place au-dessus où il ne l’est plus…
Juste pour le plaisir de la recherche de la définition.
C’est peut-être une qualité que les autres vous reconnaissent, alors que vous savez ne pas disposer des savoirs y afférents.
Mais bien évidement il faut avoir « l’art et la manière ».