Salon professionnel des Services aux entreprises : pourquoi cet échec ?

Je viens de voir une analyse assez dure de mon ami Patrice Gabin sur ce salon… Je la partage dans le constat d’échec, mais pas dans les raisons…

Je comprends que ce soit difficile à avaler pour les exposants… Il n’est jamais simple d’accepter un échec…

Mais je pense aussi que la communication, certes légère, n’est pas seule fautive :
- Arbat, c’est le bordel aussi, et pourtant, c’est un salon bien implanté et sur lequel la com’ a été forte.
- la crise n’aide pas : j’ai tendance à réduire mes sous-traitance et mes appels à des sociétés de services, en ce moment… Et ça, au moment de décider de l’organisation d’un tel événement, l’organisateur ne pouvait pas le prévoir…
- c’est la première édition, et c’est toujours difficile pour les premières éditions… C’est d’ailleurs pour ça que je ne m’inscris qu’à des salons déjà bien solides… ;-)

Le seul vrai reproche que je ferais, c’est que l’organisateur comptait sur un public de la région Centre, ce qui me semble présomptueux… Pour voir une 40aine d’exposants, je ne fais pas 2h de voiture aller – retour, avec les frais que cela impose… Donc j’aurais tendance à éliminer du périmètre des « visiteurs potentiels » Tours, Bourges, Chateauroux, et même Chartres… D’autant plus que Chartres est plus proche de Paris que d’Orléans, et Tours idem par le TGV…
Du coup, c’est le potentiel même d’un tel salon qui me semble difficile à concevoir : disons que cela peut concerner essentiellement les PME / PMI du Loiret, sans vraiment compter l’artisanat (les artisans, aux horaires de salon, ils bossent et n’ont fréquemment pas les moyens de se faire remplacer), et dans ces entreprises, surtout les personnes qui ont le porte-feuille, donc les patrons…

Finalement, cela doit représenter une population globale de 5000 personnes environ au maximum, et 5% qui se déplacent, sur une population de chefs d’entreprises, c’est énorme… Ce qui fait 250 personnes « intéressantes » maximum à mon avis sur un salon à régime…

Donc, pas assez de monde, d’où le vrai échec pour, de plus, une première édition…

Voila mon avis…

8 commentaires sur “Salon professionnel des Services aux entreprises : pourquoi cet échec ?”

  1. Moi personnellement, je ne chercherai pas d’excuses aux organisateurs ! Ils manquent simplement de compétences au niveau Buzz & Com. ! Et très sincèrement, je ne vois pas se qui changera l’année prochaine. Ah si peut être, les gens de la com. / C’est vraiment abuser d’oser faire payer pour exposer. Comme le dit Benjamin dans son article (http://digg.com/u13MKB), y en a un certains nombre qui vont demander à se faire rembourser et ils ont bien raison.

  2. patricegabin dit :

    Salut mon pote… bah tu sais quoi, je suis à 200% d’accord avec ton analyse. Il y a sans nul doute plusieurs raisons à cet échec et les organisateurs ont probablement été quelques peu présomptueux de miser sur la valeur « régionale ». Personnellement je ne cherche pas à analyser les raisons, et tu me connais assez bien maintenant pour savoir que je ne cherche pas non plus à descendre qui que ce soit. Je pointe simplement du doigt un manque évident au niveau de la communication. Quand on organise un événement de la sorte, qui plus est au niveau « régional » on se donne les moyens de communiquer sur le sujet, je buzzer (puisque c’est le terme à la mode ces derniers temps) ou tout du moins de couvrir une zone suffisante. Hors à mon sens, ça n’a pas été le cas. That’s all. Après il y a d’autres raisons plus ou moins évidentes et si mon post va en total soutien aux exposants je n’en oublie pas non plus la déception des organisateurs. J’imagine que cela doit être dur de subir un tel échec et j’espère sincèrement qu’il y aura une deuxième édition, revue et corrigée, que les organisateurs en sortiront plus grands, plus fort de cette première expérience malheureuse, car je demeure persuader que la thématique était bonne et qu’il y a un potentiel pour ce genre de salon. Mais de grâce, la prochaine fois… COMMUNIQUEZ !!!!!!

  3. Johann dit :

    @Laurent : il va falloir m’expliquer, alors… Si les exposants ne paient pas, et que les participants ne paient pas, comment un salon peut-il avoir lieu ??? Le parc des expos n’est pas gratuit, la location des stands non plus, le fait de mettre des moquettes non plus, d’avoir des hôtesses à l’accueil non plus, etc…
    Tous les salons sont payants, de nos jours…
    Les exposants, et dieu sait combien j’en apprécie un grand nombre, ne peuvent pas demander à se faire rembourser : je ne pense pas qu’il y ait une clause dans le contrat qui stipule qu’il y aura 10000 visiteurs…
    Qui plus est, faire du « buzz », puisque le mot est à la mode et que c’est ton grand cheval de bataille , ça fait venir des gens, certes… Mais on n’est pas en train de parler d’une webschool, là ! Avoir du monde, on s’en fout… Ce que veulent les exposants, c’est signer des contrats…
    Alors oui, on peut remplir un parc des expos, mais si c’est pour que les exposants disent « wahou ! on a eu 10 000 personnes et aucune intéressée ni intéressante », je ne vois pas l’intérêt…

    Donc, j’en reviens au vrai fond du problème : un salon tel que celui-ci ne peut pas avoir une audience qualifiée suffisante… Et je pense que quelqu’un qui est un as du marketing doit pouvoir s’en rendre compte…
    Alors oui, de ce point de vue, il y a une erreur de la part de l’organisateur à mon avis, mais aussi des exposants, même si je les aime bien : ils pouvaient je pense faire le même petit calcul que moi…

    @Patrice : je te connais en effet assez pour savoir que tu ne cherches à enfoncer personne… Je dis simplement que même avec la meilleure communication possible, même en faisant appel aux plus grands « buzzeurs » orléanais, il aurait été impossible de réunir la population QUALIFIEE nécessaire à la réussite de cet événement….

  4. patricegabin dit :

    @Johann : effectivement, je suis là encore d’accord avec toi… Il va de soit qu’un organisateur de salon n’a aucune obligation de résultat, mais bel et bien une obligation de moyens, et là, je pense qu’il y a eu défaut. Espérant toujours qu’il y aura une prochaine édition, plus ciblée, peut-être moins présomptueuse et qui sera cette fois-ci, une réussite ;)

  5. Johann dit :

    @Patrice : il n’y a défaut de moyens que si ceux-ci ont été explicitement listés dans le contrat… Je ne sais pas si cela a été le cas…

  6. Eprofeel dit :

    Il n’est jamais facile de lancer ce genre de business, surtout en ces moments de flottements économiques.

    La communication est en effet le nerf de la guerre pour la bonne réussite d’un tel projet.

    Pour ceux qui le souhaitent, je vous invite à « rebondir » en découvrant le salon en ligne Eprofeel.

  7. Johann dit :

    @eprofeel : bravo ! belle tactique de com’ que de venir faire du buzz chez moi ;-)
    Mais désolé, ce n’est pas grâce à mes 100 et quelques visiteurs uniques par jour que vous allez faire exploser vos stats ! En tout cas, bravo quand même pour l’initiative…

  8. Johann,

    Vos deux articles sont assez complémentaires avec Patrice.

    Je pense que de mon coté :

    1. L’organisateur a fait son job pour remplir d’exposants sérieux son salon.
    2. Son boulot sur l’accueil et la tenue de son salon est plus que correct au point de vue des visiteurs.
    3. Effectivement, coté Comm’ c’étais un peu léger ! Le nb de mails reçus pendant le salon en atteste.
    4. Si le salon existe l’année prochaine, certaines personnes sauront négocier (à) sec le prix des emplacements.

    Pour les exposants, grâce à cette mésaventure, ils pourrons mieux négocier leurs prochains salons !

    Quand à eprofeel, effectivement bien vu, si vous passez par la bas, allez faire un tour sur le site de l’épicerie Normande ;-)

    Yan

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