Avant toute chose, disons-le, depuis 2 jours, et pour la première fois depuis 4 mois, je perdrais de l’argent si j’avais joué en bourse. En effet, depuis 4 mois, ceux qui ont joué de façon « intelligente » n’ont pu que gagner : les résistances à 3150 à la hausse et un peu au dessus de 2850 à la baisse faisaient leur boulot sur le CAC40. Quelques trackers bien placés, et les gains en jouant à la hausse quand on est à 2880 et à la baisse à l’approche des 3120 étaient au rdv. Et là, on est à 3170… Je dois reconnaître que je me serais vautré !
Mais ce qui me surprend, c’est que hormis que les banques centrales vont prêter plus, aucune solution n’a été trouvée, et nous sommes toujours dans une fuite en avant, du type de Pangloss dans le Candide de Voltaire… Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, semble nous dire les marchés à la moindre petite annonce positive pour le court terme.
Alors certes, je pense que nous avons déjà changé de monde, et que l’on essaie de se voiler la face encore un moment, ou plutôt de voiler la face à la masse des populations, en cherchant des solutions que l’on ne trouve pas encore. Le monde tel qu’il était n’existe déjà plus, mais on n’a aucune idée de ce que pourrait être ce nouveau monde.
A quand l’explosion de ce système ? Je fais partie de ceux qui pense que l’euro va provisoirement être sauvé. Soit par une dérogation aux traités européens existants, avec l’autorisation à la BCE d’être prêteur en dernier recours et de faire fonctionner la planche à billets, soit avec un accord impliquant la BCE et le FMI. Je pense que ce sont aujourd’hui des discussions techniques qui doivent avoir lieu dans les palais des différents gouvernements, et que l’on est en train d’organiser la déroute ordonnée de l’Italie, et de se préparer à la suite.
Mais ce sauvetage, qui sera probablement annoncé aux environs du 8 ou 9 décembre (probablement le 9 au soir en fin de sommet européen), ne sera de nouveau que temporaire. Car il ne préservera pas de l’absence de croissance, et donc de toutes les difficultés économiques que l’on peut présager : pas de croissance et de la dette, que faire ? On en revient toujours à l’hyperinflation, l’augmentation des prélèvements, etc… Ce qui va alimenter un climat délétère… Dans une société où les liens sociaux se délitent… Bref, un sacré merdier !
Alors oui, un autre monde est possible. Mais il faut commencer à le penser rapidement, et il va falloir innover : on ne fera pas du neuf avec du vieux, avec quelques réformes cosmétiques du modèle actuel !